La querelle des pantomimes. Danse, culture et société dans l'Europe des Lumières
Fabbricatore Arianna Beatrice
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753552067
L'ouvrage porte sur un genre spectaculaire relativement nouveau, le ballet d'action, qui inclut une composante de pantomime. Or ce genre novateur, qui s'imposa à la place du ballet de cour mais dut également se démarquer de la tragédie, du drame lyrique et des spectacles de foire, fut l'objet d'ardents débats théoriques et de controverses en Europe dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. L'étude approfondit cette question générale à partir de l'exemple paradigmatique de la polémique qui opposa deux rivaux, l'Italien Gasparo Angiolini et le Français Jean-Georges Noverre, qui furent à tour de rôle maîtres de ballet et chorégraphes à la cour impériale de Vienne, puis au Teatro Ducale de Milan dans les années 1770. Au-delà de la 'paternité' du nouveau genre revendiquée avec fierté, les deux protagonistes de la querelle défendent des postulats dramaturgiques, poétiques et esthétiques clairement opposés. Ils trouvèrent des relais chez des artistes et hommes de lettres à Milan, mais aussi à Paris et à Vienne en Autriche, ainsi que dans d'autres capitales culturelles, qui contribuèrent à nourrir le débat, tout en constituant des 'camps' respectifs dans l'espace professionnel, social et politique. La relecture approfondie des différents documents relatifs à la querelle, dont certaines pièces ont été mises au jour par Mme Fabbricatore, permet d'éclairer d'un jour nouveau les enjeux multiples des controverses poétiques et esthétiques.
Nombre de pages
471
Date de parution
23/03/2017
Poids
772g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782753552067
Titre
La querelle des pantomimes. Danse, culture et société dans l'Europe des Lumières
Auteur
Fabbricatore Arianna Beatrice
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
772
Date de parution
20170323
Nombre de pages
471,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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