Philosophie de l’expérience spectatrice. Puissances de l’art, entre savoir, politique et création de
Fabbricatore Arianna Beatrice
MIMESIS
15,00 €
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EAN :9788869764677
Qu'est-ce qu'un spectateur ? En renversant les idées reçues, ce livre propose de penser l'expérience spectatrice comme une relation créative entre celui qui observe et ce qui est observé. Paradoxalement, être spectateur signifie fonder des vérités, former des connaissances et produire un savoir en acte. Dans l'espace grisant entre connaître et ignorer, le spectateur, à la manière d'un artiste, affine ses expertises et crée ainsi sa propre nature. S'adressant à ceux qui veulent dépasser les frontières entre art et savoir, ce texte ouvre de nouvelles voies pour repenser l'idée de création et appelle à une prise de conscience du potentiel subversif et libérateur de l'expérience spectatrice.
Nombre de pages
216
Date de parution
13/05/2025
Poids
1 000g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9788869764677
Titre
L'effectivité de l'art. Philosophie de l'expérience spectatrice
Auteur
Fabbricatore Arianna Beatrice
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
1000
Date de parution
20250513
Nombre de pages
216,00 €
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L'ouvrage porte sur un genre spectaculaire relativement nouveau, le ballet d'action, qui inclut une composante de pantomime. Or ce genre novateur, qui s'imposa à la place du ballet de cour mais dut également se démarquer de la tragédie, du drame lyrique et des spectacles de foire, fut l'objet d'ardents débats théoriques et de controverses en Europe dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. L'étude approfondit cette question générale à partir de l'exemple paradigmatique de la polémique qui opposa deux rivaux, l'Italien Gasparo Angiolini et le Français Jean-Georges Noverre, qui furent à tour de rôle maîtres de ballet et chorégraphes à la cour impériale de Vienne, puis au Teatro Ducale de Milan dans les années 1770. Au-delà de la 'paternité' du nouveau genre revendiquée avec fierté, les deux protagonistes de la querelle défendent des postulats dramaturgiques, poétiques et esthétiques clairement opposés. Ils trouvèrent des relais chez des artistes et hommes de lettres à Milan, mais aussi à Paris et à Vienne en Autriche, ainsi que dans d'autres capitales culturelles, qui contribuèrent à nourrir le débat, tout en constituant des 'camps' respectifs dans l'espace professionnel, social et politique. La relecture approfondie des différents documents relatifs à la querelle, dont certaines pièces ont été mises au jour par Mme Fabbricatore, permet d'éclairer d'un jour nouveau les enjeux multiples des controverses poétiques et esthétiques.
Peut-on penser une histoire européenne de la danse ? Quel rôle la danse a-t-elle joué dans la construction des identités nationales en Europe ? Comment a-t-on représenté la figure de l’étranger ? Par quels indices peut-on identifier les figures de l’altérité ? Quelle a été l’influence des discours sur les corps des danseurs européens ? En dépassant les frontières réelles et symboliques, disciplinaires et géographiques, cet ouvrage met en lumière, de façon inédite, l’identité fragmentaire de l’Europe en interrogeant la richesse de ses pratiques chorégraphiques entre 1687 et 1914. Page après page, il met à jour le processus de construction des stéréotypes en soulignant les déformations du réel provenant des discours nationalistes du spectateur, du critique, voire de l’historien. Il montre ainsi un nouveau visage de l’Europe, vue à travers le prisme singulier de la danse et de sa culture.
La question « qui suis-je ? » occulte souvent celle de savoir quelle place occupe l'autre dans le processus d'édification de l'identité personnelle. L'autre n'est sans doute pas absent des discours portant sur l'identité et le sujet, mais il est le plus souvent envisagé comme un élément extérieur gravitant autour d'un Moi considéré comme un centre de référence. Or l'autre n'est pas toujours celui qui me fait face, il est bien plus souvent celui qui me fait être. C'est notamment le cas quand l'autre est un modèle, que je le choisisse (figure d'exemple), ou qu'il soit socialement construit et imposé (figure d'exemplarité). L'autre, par qui je deviens celui que je suis, se manifeste donc comme une source féconde de construction de soi.
Dans Le film qui m'est resté en mémoire, Victor Burgin s'intéresse aux souvenirs fragmentaires de films qui traversent fugacement nos pensées, se mélangeant par la suite aux souvenirs d'autres films ou d'événements réels. Constituées, pour l'essentiel, de perceptions et de souvenirs, de telles « images-séquences » n'ont pas été étudiées par la théorie du cinéma ou de la photographie. Nous conduisant des écrits de Roland Barthes à La Jetée de Chris Marker, et en s'appuyant sur les apports de la psychanalyse, l'auteur nous invite à réfléchir sur les enjeux et les usages de nos souvenirs fragmentaires de films.
Louis Althusser est l'initiateur d'une ambitieuse tentative de relecture de l'oeuvre de Marx et de redéfinition du matérialisme historique, afin de déterminer une stratégie révolutionnaire et d'orienter les organisations de lutte de classe. Loin de se limiter à étudier Althusser comme le témoin critique d'une histoire révolue - celle de la crise du mouvement communiste international - cet ouvrage présente des publications posthumes, des textes inédits et des écrits de collaborateurs - Etienne Balibar, Nicos Poulantzas, Jacques Rancière, Alain Badiou, Christian Baudelot et Roger Establet - qui reflètent l'effervescence intellectuelle d'une époque de grande créativité théorique de la pensée française. Car l'intérêt du travail althussérien réside avant tout dans sa tentative de formuler un véritable programme de recherches collectives. Un ouvrage pour redécouvrir un penseur qui pourrait influencer la pratique politique aujourd'hui encore.