Comment évoluent les enfants africains, à cheval entre les traditions de leurs parents et la mondialisation culturelle ? Quelles valeurs sont transmises à ces enfants ? Quels rôles tiennent le père, la mère, la famille élargie dans un contexte de transition culturelle ? Comment est vécue l'adolescence ? Quelles places pour le rapport au corps, à la parole, à la sexualité, à la maladie et à la mort ? Voilà quelques questions que ce livre aborde. Aujourd'hui l'Afrique s'urbanise et une partie de sa population émigre vers l'Occident. Qu'est-ce qui permet d'imputer telle attitude observée chez un enfant africain à ses origines culturelles, vu les nombreuses influences étrangères auxquelles il est soumis : religieuses, environnementales, politiques, économiques et historiques ; nous pensons ici au rôle de l'esclavage et de la colonisation ? Ce livre est un voyage dans le temps. La première partie est consacrée à l'univers psychologique et culturel de l'enfant en Afrique. La deuxième s'intéresse à l'enfant africain dans un contexte de migration, principalement en France.
Nombre de pages
381
Date de parution
01/02/2009
Poids
480g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811101725
Auteur
Ezémbé Ferdinand ; Manciaux Michel
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20090201
Nombre de pages
381,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les adolescents noirs de parents africains ou antillais, dont traite cet ouvrage, vivent en général dans des zones urbaines sensibles où ils fréquentent souvent les réseaux d'éducation prioritaires. De nombreux qualificatifs leur ont été attribués : tels deuxième génération, zoulous, enfants d'ici et d'ailleurs... Le fait d'être noir peut devenir chez eux un état revendiqué. Parler des adolescents noirs ne participe donc ici pas d'une volonté de stigmatiser une catégorie de la population, ou de communautariser celle-ci. Il s'agit d'une réponse à une évolution de la société où nommer les choses prend toute son importance. Ferdinand Ezémbé opère une déconstruction des stéréotypes et des lieux communs où est souvent enfermée une population hétérogène, traversée par les problématiques que sont la migration, le racisme et les conflits à dimension culturelle. Les recherches relatées ont été effectuées dans des municipalités, des collèges, des services sociaux, souvent dans les cités. Les psychologues intervenants y ont animé des groupes de parole et y ont réalisé un travail de médiation. Les sujets sont abordés sans tabous, qu'il s'agisse des rapports aux pays d'origine, des violences familiales ou scolaires, des rapports avec la police... Sorte de manifeste pour une psychologie engagée, ce livre montre des adolescents en quête d'identité au sein de leurs familles, de leur milieu scolaire et, plus largement, de la société française d'aujourd'hui.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.