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Le corps des esclaves de l?île Bourbon. Histoire d?une reconquête
Eve Prosper
SUP
24,00 €
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EAN :9782840508656
Dans l'édit de décembre 1723 concernant le statut des esclaves de Bourbon, du Roi de France, Louis XV, ceux-ci sont vécus uniquement comme des travailleurs. Ils sont avant tout deux bras, sans âme et sans état d'âme. Comme ce législateur ne prévoit pas pour eux l'apprentissage de la lecture et de l'écriture au moins, ils se retrouvent dans l'incapacité de laisser d'abondants témoignages écrits sur leur aventure personnelle. Dès lors, l'oeuvre de ces acteurs de l'histoire ne peut être cernée qu'à partir des documents écrits par les autres, par ceux qui ne sont pas de leur monde. Cette histoire peut être taxée de manière désobligeante d'officielle puisqu'écrite à partir de documents officiels. En définissant l'esclave comme un meuble, ce même législateur ne peut mieux nier leur corps. Il affiche ouvertement sa contradiction quand il exige que leur corps soit néanmoins nourri, soigné, surveillé, dressé, pourchassé et châtié. Ce présent travail est centré sur le corps, car l'esclave existe par son corps, il présente au monde son corps. Son corps est le vrai livre de son histoire présente. Accident, maladie, coups laissent leurs traces sur son corps. Son corps peut aussi livrer un pan de son passé, notamment de l'histoire culturelle et religieuse de son groupe ethno-culturel, et faire découvrir ainsi ses plages de liberté. L'auteur entend ici démontrer que le silence de l'histoire des esclaves de Bourbon peut être rompu en questionnant autrement la documentation écrite ou iconographique existante.
Nombre de pages
538
Date de parution
14/03/2013
Poids
992g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782840508656
Titre
Le corps des esclaves de l?île Bourbon. Histoire d?une reconquête
Auteur
Eve Prosper
Editeur
SUP
Largeur
162
Poids
992
Date de parution
20130314
Nombre de pages
538,00 €
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Au début du XXème siècle, à La Réunion, la république n'est plus combattue ouvertement. Le clan monarchiste et libéral n'a aucune assise populaire. L'épiscopat de Mgr Fuzet (1887-1892) a permis à l'Eglise de prendre ses distances vis-à-vis des cléricaux. La franc-maçonnerie se distingue par sa modération et reste attachée à son déisme initial. Elle revendique davantage la tolérance en matière philosophique et religieuse que la disparition du catholicisme. Alors qu'au lendemain de l'esclavage, les clans bourgeois qui s'affrontent aux élections ne reconnaissent pas les affranchis comme des citoyens à part entière, depuis le rétablissement de la députation coloniale en 1870, ils en sont arrivés à utiliser les moyens les plus éhontés pour pousser aux urnes la masse populaire illettrée (distribution de rhum et d'argent). Ce qui grise ceux qui détiennent le pouvoir économique dans la politique, c'est le surplus de puissance qu'elle offre. Par souci d'être bien vus des gouvernants parisiens, la fraude est érigée en institution par les gouverneurs, les maires, les magistrats, pour que les élus soient ceux qui épousent les idées des grands partis au pouvoir en métropole. Aucun parti typiquement réunionnais n'arrive à s'affirmer. Toute l'énergie déployée par un jeune politicien dans les années 1930 pour modifier les moeurs électorales ne sert finalement à rien. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, le peuple connaît toujours la misère et la colonie traine ses mêmes tares.
L' abolition de l'esclavage, le 20 décembre 1848 à La Réunion, a été vraiment souhaitée par les esclaves et non par les maîtres. La plupart de ces derniers défendaient le statu quo et concevaient l'émancipation des esclaves comme une catastrophe sociale aux conséquences économiques incommensurables. Dans ce contexte, la célébration de cet anniversaire voulu par le Gouvernement Provisoire de la République en 1848 ne pouvait être un événement consensuel. Les gagnants de ce jour, les affranchis, ne pouvaient l'oublier. Ils ont perpétué le souvenir dans leur cour. Le 20 décembre acquiert ainsi son label de " fête cafre ". A l'heure où certains soutiennent que les descendants d'Africains doivent être les organisateurs de cette fête, que les autres composantes socioethniques de la population réunionnaise doivent se distinguer par leur passivité et que. le 20 décembre ne peut être une fête de la liberté " incolore, inodore et sans saveur ", Prosper Eve tente d'enrichir le débat en campant ici le décor de cette fête. Après avoir montré que cet événement n' a pas été désiré par les colons, il suit le long cheminement de la commémoration de cette date, de 1849 à l'arrivée de la gauche au pouvoir en France en 1981.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.