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Le 20 décembre 1848 et sa célébration à la Réunion : du déni à la réhabilitation (1848-1980)
Eve Prosper
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782747500913
L' abolition de l'esclavage, le 20 décembre 1848 à La Réunion, a été vraiment souhaitée par les esclaves et non par les maîtres. La plupart de ces derniers défendaient le statu quo et concevaient l'émancipation des esclaves comme une catastrophe sociale aux conséquences économiques incommensurables. Dans ce contexte, la célébration de cet anniversaire voulu par le Gouvernement Provisoire de la République en 1848 ne pouvait être un événement consensuel. Les gagnants de ce jour, les affranchis, ne pouvaient l'oublier. Ils ont perpétué le souvenir dans leur cour. Le 20 décembre acquiert ainsi son label de " fête cafre ". A l'heure où certains soutiennent que les descendants d'Africains doivent être les organisateurs de cette fête, que les autres composantes socioethniques de la population réunionnaise doivent se distinguer par leur passivité et que. le 20 décembre ne peut être une fête de la liberté " incolore, inodore et sans saveur ", Prosper Eve tente d'enrichir le débat en campant ici le décor de cette fête. Après avoir montré que cet événement n' a pas été désiré par les colons, il suit le long cheminement de la commémoration de cette date, de 1849 à l'arrivée de la gauche au pouvoir en France en 1981.
Nombre de pages
218
Date de parution
01/11/2003
Poids
274g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747500913
Titre
Le 20 décembre 1848 et sa célébration à la Réunion : du déni à la réhabilitation (1848-1980)
ISBN
2747500918
Auteur
Eve Prosper
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
274
Date de parution
20031101
Nombre de pages
218,00 €
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Au début du XXème siècle, à La Réunion, la république n'est plus combattue ouvertement. Le clan monarchiste et libéral n'a aucune assise populaire. L'épiscopat de Mgr Fuzet (1887-1892) a permis à l'Eglise de prendre ses distances vis-à-vis des cléricaux. La franc-maçonnerie se distingue par sa modération et reste attachée à son déisme initial. Elle revendique davantage la tolérance en matière philosophique et religieuse que la disparition du catholicisme. Alors qu'au lendemain de l'esclavage, les clans bourgeois qui s'affrontent aux élections ne reconnaissent pas les affranchis comme des citoyens à part entière, depuis le rétablissement de la députation coloniale en 1870, ils en sont arrivés à utiliser les moyens les plus éhontés pour pousser aux urnes la masse populaire illettrée (distribution de rhum et d'argent). Ce qui grise ceux qui détiennent le pouvoir économique dans la politique, c'est le surplus de puissance qu'elle offre. Par souci d'être bien vus des gouvernants parisiens, la fraude est érigée en institution par les gouverneurs, les maires, les magistrats, pour que les élus soient ceux qui épousent les idées des grands partis au pouvoir en métropole. Aucun parti typiquement réunionnais n'arrive à s'affirmer. Toute l'énergie déployée par un jeune politicien dans les années 1930 pour modifier les moeurs électorales ne sert finalement à rien. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, le peuple connaît toujours la misère et la colonie traine ses mêmes tares.
Dans l'édit de décembre 1723 concernant le statut des esclaves de Bourbon, du Roi de France, Louis XV, ceux-ci sont vécus uniquement comme des travailleurs. Ils sont avant tout deux bras, sans âme et sans état d'âme. Comme ce législateur ne prévoit pas pour eux l'apprentissage de la lecture et de l'écriture au moins, ils se retrouvent dans l'incapacité de laisser d'abondants témoignages écrits sur leur aventure personnelle. Dès lors, l'oeuvre de ces acteurs de l'histoire ne peut être cernée qu'à partir des documents écrits par les autres, par ceux qui ne sont pas de leur monde. Cette histoire peut être taxée de manière désobligeante d'officielle puisqu'écrite à partir de documents officiels. En définissant l'esclave comme un meuble, ce même législateur ne peut mieux nier leur corps. Il affiche ouvertement sa contradiction quand il exige que leur corps soit néanmoins nourri, soigné, surveillé, dressé, pourchassé et châtié. Ce présent travail est centré sur le corps, car l'esclave existe par son corps, il présente au monde son corps. Son corps est le vrai livre de son histoire présente. Accident, maladie, coups laissent leurs traces sur son corps. Son corps peut aussi livrer un pan de son passé, notamment de l'histoire culturelle et religieuse de son groupe ethno-culturel, et faire découvrir ainsi ses plages de liberté. L'auteur entend ici démontrer que le silence de l'histoire des esclaves de Bourbon peut être rompu en questionnant autrement la documentation écrite ou iconographique existante.
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La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.