Le libéralisme économique au milieu des tempêtes : les nombreux reproches de ses détracteurs. Les le
Estival Jean-Pierre
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782343204512
La tragique pandémie du coronavirus a mis un terme au cycle du mondialisme heureux né lors de la chute du mur de Berlin. Mais, depuis deux siècles environ, le libéralisme économique avait connu beaucoup de contempteurs. Déjà, Marx avait décelé au sein du capitalisme des contradictions majeures qui, selon lui, ne pouvaient que le conduire à un effondrement donnant le jour à un monde sans classe. Keynes, réfutant l'idée de la "main invisible" et d'un marché autorégulateur, avait aussi décelé une faille majeure du système, mais pour éviter son effondrement, il préconisait une intervention majeure de l'Etat pour rétablir les grands équilibres. Le communisme est mort, mais pas la pensée marxiste qui compte un peu partout de nombreux adeptes. La pensée de Keynes a failli mourir après des années de gloire, mais elle est redevenue de haute actualité lors des crises systémiques de 2008 et de 2020. Mais d'autres opposants au libéralisme ont vu le jour avec les nouveaux théoriciens de l'écologie pour qui le capitalisme est à l'origine des maux de notre planète. Puis, la pandémie actuelle a généré de nouveaux contestataires accusant le libéralisme d'avoir bradé aux pays émergents l'essentiel de nos activités stratégiques, y compris sanitaires. Le libéralisme assailli de toutes parts est désormais contraint de se redéfinir pour se mettre au service des besoins sociétaux. Du succès ou non de cette révolution idéologique dépendra l'avenir de notre monde.
Nombre de pages
248
Date de parution
04/06/2020
Poids
248g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343204512
Titre
Le libéralisme économique au milieu des tempêtes : les nombreux reproches de ses détracteurs. Les le
Auteur
Estival Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
248
Date de parution
20200604
Nombre de pages
248,00 €
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Les relations économiques franco-allemandes n'ont rien d'un long fleuve tranquille. Relativement équilibrées jusqu'à la chute du Mur, elles n'ont pas résisté à la forte ascension multisectorielle de l'économie allemande, une fois parachevée la réhabilitation de l'ex-RDA. Les relations sont demeurées pourtant cordiales au niveau des deux Etats, car ils doivent gérer en commun un bien inestimable, l'euro, dont ils ont su profiter tous deux, pour des raisons strictement différentes.
Le 60e anniversaire du traité de l'Élysée, commémoré le 20 janvier 2023, n'est plus que le pâle reflet de celui que Charles de Gaulle et Konrad Adenauer avaient signé au nom d'une amitié inébranlable entre les deux peuples. Cette amitié n'a pas résisté à l'épreuve du temps et a laissé place à une rivalité, une incompréhension, voire à des ranc?urs. L'Allemagne malgré les difficultés actuelles de la guerre en Ukraine, s'est affirmée comme puissance économique mondiale exerçant un leadership européen. La France en a pris ombrage, mais son affaissement économique et financier réduit son champ de man?uvre. Elle est isolée et affaiblie comme on le constate dans les domaines de l'énergie, de l'industrie et de la défense. L'amitié entre les deux peuples a laissé place à l'indifférence.
L'espoir en un avenir démocratique que les révolutions arabes ont fait naître dès 2011 a été vite déçu. Les mouvements islamistes, auréolés de leur passé et financés par les pétromonarchies, n'ont eu aucune difficulté à accéder au pouvoir par les urnes. Si le Roi du Maroc a su canaliser cette vague verte, en revanche une chape de plomb est tombée sur la Tunisie et l'Egypte au nom du principe que "l'islam est la solution". Ces dérives sectaires ne peuvent conduire qu'à de nouvelles révolutions.
Le chaos créé dans les pays arabo-musulmans après les révolutions a favorisé les deux grandes nébuleuses djihadistes Al Nosra et Da'ech. Tant que ces groupes étaient circonscrits au champ de bataille syrien, l'Occident a fermé les yeux. L'invasion du quart de l'Irak a poussé l'Amérique à organiser dans la précipitation une contre-offensive avec des alliés qui pour certains ont aidé ces organisations djihadistes à prospérer. Les pyromanes jouent le rôle de pompier...L'auteur craint que cette situation n'aboutisse à une "somalisation" d'une des plus riches régions du globe.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...