Histoire de littératures en France et en Allemagne autour de 1800
Espagne Geneviève
KIME
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EAN :9782841744923
Après une longue domination de l'analyse formelle des textes, l'histoire littéraire et même l'historiographie littéraire connaissent aujourd'hui un regain d'intérêt. Les contributions du volume, dues à des spécialistes allemands, italiens et français, sont consacrées aux origines de l'historiographie littéraire moderne autour de 1800, à cette période de transition entre la grande tradition érudite européenne, l'historia litteraria, et l'ère des histoires littéraires nationales, à une époque où les modèles sont donc à inventer, où les concepts sont hybrides, héritage et innovation. " Histoire ", " nation ", " littérature ", " critique " structurent diversement la réflexion et la pratique des protagonistes d'un débat européen (Herder, La Harpe, les frères Schlegel, Mme de Staël, les frères Grimm) comme de contemporains moins illustres. L'étude des représentations et des productions de l'histoire littéraire dans deux espaces nationaux, le français et l'allemand, nécessitait de privilégier le décloisonnement, la mise en regard, la comparaison. Elle a aussi permis d'observer la contamination réciproque des perspectives dans l'écriture même de l'histoire littéraire.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
350
Date de parution
06/10/2009
Poids
442g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841744923
Titre
Histoire de littératures en France et en Allemagne autour de 1800
Auteur
Espagne Geneviève
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
442
Date de parution
20091006
Nombre de pages
350,00 €
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On a une représentation floue du " romantique " Jean Paul Richter (1763-1825). Connaît-on mieux le biographe, au sens le plus littéral ? Celui qui une fois, dans l'isolement d'une province allemande, instaure une équation absolue entre " vivre " et " écrire " , puis, s'étant installé dans la production méthodique de fiction, va, par une inversion saisissante, jusqu'à écrire sa vie conjecturale avant d'en vivre le double désenchanté ? Connaît-on le voyageur, ses expériences dans le monde de la librairie leipzigoise, dans les salons de Bayreuth et de Berlin, dans les cercles lettrés de Weimar, ses démêlés avec les lecteurs, et surtout les lectrices, sa position dans les querelles philosophico-littéraires du temps ? Là, son idiosyncrasie rencontre les tendances du siècle et se définit à leur contact. Le grand roman en gestation tout au long de la décennie, Titan, apparaît bien comme l'expression d'une époque, à la fois critique de l'idéalisme et de la perte de substance dont il menacerait le réel, et confession d'un enfant et d'une victime du siècle. Jean Paul a assimilé à sa façon - qui est distanciée et sensible, voire sensuelle - l'aspiration au système, le subjectivisme et l'inquiétude métaphysique de l'ère critique. En apportant un éclairage à la fois littéraire et historique sur Jean Paul Richter, ce livre renouvelle l'image d'une grande fin de siècle en Allemagne.
On a pu parler pour le XVIIIe siècle d'une "Europe chinoise". La Chine était alors connue grâce aux écrits des missionnaires jésuites et des voyageurs ; des philosophes comme Leibniz ou Voltaire s'enthousiasmaient pour sa culture et son mode de gouvernement : l'empereur devint l'archétype rêvé du monarque éclairé, tandis que l'engouement pour l'Empire du Milieu se manifestait dans la peinture, l'artisanat et même l'architecture. Au XIXe siècle, après la dissolution de l'Ordre des jésuites, avec l'avènement d'une approche scientifique des savoirs, dans le contexte d'une concurrence exacerbée entre les nations, les idées sur la Chine évoluent. Les textes et les objets continuent de circuler, les savoirs s'affinent, l'imaginaire s'enrichit malgré la permanence des stéréotypes et la sombre actualité des conflits coloniaux. Le présent recueil retrace ces mouvements depuis la création de la première chaire européenne de chinois au Collège de France en 1814 jusqu'à la renaissance artistique du début du XXe siècle, favorisée par le contact de la Chine, l'entremise des traducteurs, des collectionneurs et des archéologues, qui lui apportent une contribution remarquable. Sans prétendre à l'exhaustivité, l'ouvrage dessine un espace d'accueil européen et, plus spécifiquement, franco-allemand : c'est ainsi que l'héritage de la Chine devient aussi fondamental que celui de la Grèce.
Mon père m'a toujours conseillé de ne pas écrire de mémoires. Les rois ne se confient pas. Encore moins publiquement. Leurs secrets restent enfouis dans la pénombre des palais. Pourquoi vais-je aujourd'hui lui désobéir ? Pourquoi ai-je finalement changé d'avis ? J'ai le sentiment qu'on me vole mon histoire". Si après presque quarante ans de règne, Juan Carlos Ier d'Espagne prend la plume, fait rarissime en soi, c'est que son exil à Abu Dhabi, les reportages à sensation dans la presse dite people, les erreurs d'un roi qui est aussi un homme avec ses faiblesses, ont obscurci ce qui a été une réussite démocratique exemplaire. Cette histoire est celle d'un pays, dirigé par un général austère, partisan d'une autocratie militarisée et catholique, Francisco Franco, qui choisit au mépris de la règle dynastique de succession, un jeune prince inexpérimenté pour lui succéder. C'est celle de ce monarque qui fera basculer une Espagne en noir et blanc en un état moderne, démocratique, prospère et coloré. De Giscard d'Estaing à sa cousine, la reine Elizabeth II du Royaume-Uni, de Nelson Mandela aux Bush père et fils, ces mémoires riches en images fortes et en anecdotes savoureuses voient revivre ce Roi Lear que ne visite plus son fils, le roi Felipe VI, et qui, le crépuscule venant, pense comme tout un chacun à sa terre aimée. Il ne cache rien de ses regrets, et parle comme quelqu'un qui sait qu'il n'a plus beaucoup de temps, à coeur ouvert.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.