L'incroyable activité du militant libertaire Errico Malatesta s'échelonne sur plus d'un demi-siècle et le voit mêlé aux évolutions du mouvement anarchiste, du congrès de Saint-Imier de 1872 jusqu'aux débats sur le plateformisme des années 1930. Il fut un écrivain et un orateur mais avant tout un révolutionnaire, à la fois praticien et théoricien. Il créa ou participa à de très nombreux journaux. Prenant part avec d'autres internationalistes à plusieurs tentatives insurrectionnelles dans les années 1870, il connaît la prison et l'exil à l'étranger. Il participe aussi à la "semaine rouge" en Italie en 1914 et au mouvement des occupations d'usine en 1920. A la même époque, il participe à la création de l'Union Anarchiste Italienne. Il est ensuite témoin de la montée du fascisme. Arrêté par les fascistes à presque 70 ans, il passe les dernières années de sa vie en résidence surveillée. Au sein du mouvement anarchiste, Malatesta constitue un exemple remarquable de cohérence révolutionnaire au service de l'idéal de justice et de liberté qu'il défendra avec une égale ferveur toute sa vie. Les problématiques soulevées par Malatesta, loin d'être dépassées, continuent de présenter une très grande actualité. A Malatesta revient le mérite d'avoir contribué à donner au mouvement libertaire son expression politique la plus achevée. Il aura mené un effort constant de clarification théorique visant à mettre en lumière les fondements sociaux et éthiques de l'anarchisme, fondé sur la cohérence des moyens et des fins; un anarchisme large, pluraliste, anti-dogmatique, qui s'appuie sur l'analyse des faits, mais qui ne fait aucune concession sur les principes: son anarchisme fut aussi et surtout un anarchisme social. Malatesta nous paraît être aujourd'hui le point de départ de toute réflexion ultérieure sur les fondements de la pensée anarchiste.
Nombre de pages
207
Date de parution
10/10/2006
Poids
320g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782915514018
Auteur
Malatesta Errico
Editeur
LIBERTAIRE
Largeur
155
Date de parution
20061010
Nombre de pages
207,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au-delà de ces deux textes ? les plus célèbres ? d'Errico Malatesta : "L'anarchie" et "Le programme anarchiste", L'Esprit du Temps se propose de faire (re)découvrir d'autres positions, articles et interventions ("L'organisation", "Les Anarchistes" et "Le sentiment moral", "La Terreur révolutionnaire" ou "Anarchie et organisation"), tout aussi fondamentaux, du plus célèbre des anarchistes italiens, d'un des penseurs libertaires les plus productifs du début du XXe siècle. Des injonctions d'une modernité époustouflante. A une époque où les pressions sociales n'ont jamais été aussi fortes, où les libertés individuelles n'ont jamais été autant malmenées, la vision forte de la résistance et des luttes politiques du "Programme anarchiste" peut éclairer notre perspective du "monde d'après". "L'anarchie" qui date de la fin du XIXe siècle est un manifeste visionnaire, là encore, qui peut permettre aux lecteurs de ce XXle siècle débutant de mieux comprendre cette époque et de s'interroger sur la captation du pouvoir démocratique par une nouvelle dictature des experts.
« Ayant vécu enchaîné depuis sa naissance et étant l?héritier d?une longue série d?esclaves, l?homme a cru, quand il a commencé à penser, que l?esclavage était la caractéristique même de la vie, et la liberté lui est apparue comme étant chose impossible. De la même façon, contraint depuis des siècles et donc habitué à attendre du patron le travail, c?est-à-dire le pain, et à voir sa propre vie perpétuellement à la merci de celui qui possède la terre et le capital, le travailleur a fini par croire que c?est le patron qui lui permet de manger et il se demande naïvement comment il pourrait vivre si les maîtres n?existaient pas. » ? E.M.4e de couverture : « Ayant vécu enchaîné depuis sa naissance et étant l?héritier d?une longue série d?esclaves, l?homme a cru, quand il a commencé à penser, que l?esclavage était la caractéristique même de la vie, et la liberté lui est apparue comme étant chose impossible. De la même façon, contraint depuis des siècles et donc habitué à attendre du patron le travail, c?est-à-dire le pain, et à voir sa propre vie perpétuellement à la merci de celui qui possède la terre et le capital, le travailleur a fini par croire que c?est le patron qui lui permet de manger et il se demande naïvement comment il pourrait vivre si les maîtres n?existaient pas. » ? E.M.
Figure emblématique et fondatrice de l'anarchisme, Errico Malatesta a contribué à de nombreux journaux, en créant lui-même plusieurs, au cours de sa longue vie à cheval sur les XIXe et XXe siècles. Cette anthologie, parue initialement en 1976 chez 10/18, est ici rééditée, revue et augmentée par son traducteur et préfacier, Frank Mintz. On y retrouve des textes théoriques sur les principes de l'anarchisme, des interventions sur la pratique révolutionnaire (syndicalisme, propagande, abstentionnisme, lutte contre le fascisme, etc.), sur divers soulèvements populaires (semaine rouge d'Ancône, révolutions russe et espagnole, etc.) et sur certaines figures anarchistes et socialistes (Sacco et Vanzetti, Kropotkine, etc.).Les réflexions de Malatesta, loin d'être dépassées, continuent de présenter une grande actualité pour qui se réclame de la vaste et riche tradition de l'anarchisme.
Mayotte ? Un petit archipel volcanique de 374 km2 formant la partie orien- tale de l'archipel des Comores. C'est du côté de Madagascar. C'est français depuis 1841. Avant la Savoie. Cédée par le sultan Andriantsoly. Mayotte devient donc à cette date colonie française. Au plus grand bonheur des Mahorais qui ne cessaient d'être razziés et pillés. En 1946, l'archipel complet des Comores obtient le statut de territoire d'outre-mer. Et c'est le début d'un long conflit entre Mayotte et la Grande Comore. En 1974 et 1976, à l'occasion de deux référendums sur l'indépendance des îles des Comores, Mayotte, seule, vote à 99 % pour son maintien dans le giron de la France. En 2011, suite à un nouveau vote, Mayotte deviendra un dépar- tement français d'outre-mer. Bref, Mayotte, ça ne dit pas grand-chose à grand monde. Tout juste en en- tend-on causer quand il y a des cyclones ou à l'occasion du déferlement d'immigrants clandestins venusâ?¦ des Comores. Bizarre pour d'anciens colonisés ayant voté pour
Cet ouvrage vous propose un tour d'horizon des évangiles en folie, évoquant l'amour de Dieu pour les prépuces, sa passion pour les hémorroïdes vengeresses, sa terreur des menstruations, l'invisibilisation de la première apôtresse parce qu'elle était femme et prostituée et tout le toutimâ?¦
Entre l'anarchisme et le marxisme, il n'y a pas de conciliation possible. Le marxisme maintient l'homme dans le cercle qui enserre les sociétés de classes, quel que soit le système dont elles se réclament, l'anarchisme sort l'homme de ce cercle. Malgré ses prétentions, le marxisme n'est qu'une adaptation des sociétés de classes avec des moyens appropriés. L'anarchisme est rupture. C'est la civilisation de l'Homme en lutte contre toutes les formes d'oppression. " Ainsi écrivait Maurice Joyeux. Les Éditions du Monde Libertaire se devaient de consacrer un livre à celui qui, par son action et sa pensée a marqué, et marque encore aujourd'hui, le mouvement libertaire français. Maurice Joyeux se montra, sa vie durant, ouvert à toutes les pistes dès lors que le principe fondateur s'appuyait sur cette notion chère qui s'appelle et, en brisant les conformismes, Maurice Joyeux construisit les adaptations de la pensée libertaire nécessaires au monde contemporain. Il reste, encore aujourd'hui, l'un des principaux artisans de sa reconstruction. Roland Bosdeveix, qui fut un de ses compagnons de combat pendant plus de vingt ans, raconte Maurice Joyeux dans ces pages. Il raconte le personnage d'abord, celui qui passa de la révolte (qui le conduisit plusieurs fois en prison) à l'action révolutionnaire et à la création de la Fédération Anarchiste. Dans une deuxième partie l'auteur analyse l'œuvre et la théorie de Maurice Joyeux.
Depuis toujours, et sans aucun doute à toujours, les "cocos" font dans l'anti-anarchisme primaire. A l'époque de Marx déjà, quand la grenouille de bibliothèques londoniennes cherchait à régner par oukases sur la Première Internationale, les Bakouniniens se voyaient interdits d'antenne pour cause de refus d'organiser le prolétariat sur un mode militaire, de refus de chercher à prendre le pouvoir et d'y installer une dictature sur le prolétariat censée mettre en place... les conditions du dépérissement de l'Etat. Lors des révolutions de ce siècle, les tenants d'un socialisme dictatorial, d'un capitalisme d'Etat et du règne sans partage de leur parti-Etat, n'eurent de cesse de dénoncer, d'emprisonner, de torturer, de déporter, de fusiller et d'assassiner ceux qui pensaient que le plus court chemin du capitalisme vers un socialisme à visage humain et, donc, antiautoritaire, passait par l'autogestion généralisée et le fédéralisme. Pendant un siècle, les fascistes rouges, drapés dans un pseudo "science" totalitaire, ont confisqué et dévoyé l'espérance en un monde plus humain. A l'heure où le fascisme rouge a explosé (implosé) en vol et où la barbarie capitaliste dévoile chaque jour un peu plus sa nature cannibale, on voudra bien nous pardonner de ne pas perdre la mémoire. Tirer sur les corbillards, ça peut aider à tuer la mort... mais de bonnes vieilles bombes (politiques, sociales et organisationnelles) antiautoritaires contre tous les intolérables du présent, et surtout, quelques roses de socialisme libertaire, en paroles et en actes, ça ne peut qu'aider l'anti à oser le pour. De l'anti-communisme-autoritaire au communisme libertaire ! Il est des paradoxes dont nous assumons la cohérence !