Publié à l'occasion d'une exposition à la Maison de l'Amérique latine en septembre 2023 et en étroite collaboration avec l'artiste, cet ouvrage présente des images inédites issues des archives de la photographe, ainsi que des séries plus confidentielles, qui racontent une certaine histoire des marges de la société chilienne avec beaucoup de poésie et d'humanité. " Ce que je photographie est en relation avec les personnes qui ne sont pas au centre mais au-dehors, toujours soumises au pouvoir. " Le travail de Paz Errázuriz, depuis le début des années 1970, est un véritable témoignage social du Chili. Ses portraits en noir et blanc parlent des diktats sociaux, de la marginalisation de certains groupes, de la condition humaine, en dérangeant les conventions de représentations visuelles. Paz regarde les invisibles : lutteurs, travestis, prostituées, tueurs d'abattoirs, aveugles, alcooliques, mendiants ou encore malades mentaux sont souvent pris dans des espaces fermés ou confinés. Son travail au long cours lui permet de nouer des relations fortes avec ses modèles, femmes et hommes posent fièrement, parfois s'abandonnent, donnent accès à une part de leur intimité. Ainsi, dans l'une des plus célèbres séries de la photographe, on découvre Evelyn et Pilar, travestis au sein d'une maison close à Santiago, qu'Errázuriz suit, dans l'intimité de leurs vies quotidiennes et de leurs fêtes nocturnes. Elle s'intéresse également à la vie des lutteurs chiliens, choisissant, face à la violence des combats, la délicatesse et la fragilité de leur intimité auprès de leurs familles. Son intérêt pour ceux qui vivent hors des schémas traditionnels, la mène à documenter la vie d'une troupe de cirque chilienne, montrant, dans le même temps, des numéros surréalistes et des conditions de vie très précaires, mêlant l'étrange au réel.
Date de parution
07/09/2023
Poids
680g
Largeur
176mm
Plus d'informations
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EAN
9782365113762
Titre
UNFINISHED STORIES
Auteur
ERRAZURIZ/PERENNES
Editeur
ATELIER EXB
Largeur
176
Poids
680
Date de parution
20230907
Nombre de pages
0,00 €
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Publié à l'occasion d'une exposition à la Maison de l'Amérique latine en septembre 2023 et en étroite collaboration avec l'artiste, cet ouvrage présente des images inédites issues des archives de la photographe, ainsi que des séries plus confidentielles, qui racontent une certaine histoire des marges de la société chilienne avec beaucoup de poésie et d'humanité. " Ce que je photographie est en relation avec les personnes qui ne sont pas au centre mais au-dehors, toujours soumises au pouvoir. " Le travail de Paz Errázuriz, depuis le début des années 1970, est un véritable témoignage social du Chili. Ses portraits en noir et blanc parlent des diktats sociaux, de la marginalisation de certains groupes, de la condition humaine, en dérangeant les conventions de représentations visuelles. Paz regarde les invisibles : lutteurs, travestis, prostituées, tueurs d'abattoirs, aveugles, alcooliques, mendiants ou encore malades mentaux sont souvent pris dans des espaces fermés ou confinés. Son travail au long cours lui permet de nouer des relations fortes avec ses modèles, femmes et hommes posent fièrement, parfois s'abandonnent, donnent accès à une part de leur intimité. Ainsi, dans l'une des plus célèbres séries de la photographe, on découvre Evelyn et Pilar, travestis au sein d'une maison close à Santiago, qu'Errázuriz suit, dans l'intimité de leurs vies quotidiennes et de leurs fêtes nocturnes. Elle s'intéresse également à la vie des lutteurs chiliens, choisissant, face à la violence des combats, la délicatesse et la fragilité de leur intimité auprès de leurs familles. Son intérêt pour ceux qui vivent hors des schémas traditionnels, la mène à documenter la vie d'une troupe de cirque chilienne, montrant, dans le même temps, des numéros surréalistes et des conditions de vie très précaires, mêlant l'étrange au réel.
Costa Helouise ; Legrand Marer Marcella ; Chareyre
Dans les années 1940, le Brésil est en pleine transformation : il se modernise, multiplie les échanges à l'international, attire de nombreux émigrants européens et fait rêver. Témoins de cette révolution, les artistes du courant moderniste et, parmi eux, les photographes dont les images racontent l'entrée du pays sur la scène artistique cosmopolite. Dans le sillon qui voit naître l'architecture d'Oscar Niemeyer, et sa vision de la cité moderne, le cinéma Novo ou encore la Bossa Nova, cinq figures favorisent l'éclosion d'une nouvelle photographie : Geraldo de Barros, German Lorca, Gertrudes Altschul, José Oiticica Filho et Thomaz Farkas. Se saisissant des potentiels politiques, sociaux et esthétiques de la photographie, ils vont donner à voir de nouveaux sujets : l'architecture moderniste et ses lignes souples, des motifs botaniques où contrastent ombres et lumières, des expérimentations inventives et des jeux de perspectives teintés d'un goût pour l'abstraction. Autre phénomène qui participe à l'émergence et au rayonnement d'une nouvelle photographie, les clubs amateurs de Foto Clubes Carioca de Rio de Janeiro et le Foto Clube Bandeirante de São Paulo, qui démocratisent l'usage du médium et nouent des contacts avec leurs homologues européens et américains. D'une incroyable diversité et originalité, tant formelle qu'esthétique, la photographie moderniste de ces pionniers stimule toute une génération et inscrit définitivement le Brésil sur la scène des avant-gardes. Largement méconnue, la photographie moderniste brésilienne est ici présentée à travers plus d'une vingtaine de personnalités, dont certaines ?uvres sont conservées dans de prestigieuses institutions internationales, comme le MoMA à New York, la Tate Modern à Londres ou encore le Photo Elysée à Lausanne. Des textes d'historiens du médium replaceront cette production dans le contexte social et visuel de l'époque, et évoqueront les nombreux échanges entre institutions et photoclubs à travers le monde.