
La souveraineté du people
Les premiers seront les derniers, prophétisaient les Evangiles. Concernant les people, ils ne se sont pas trompés. Beaucoup de derniers sont devenus les premiers ; ils s'appellent par exemple Kim Kardashian ou Justin Bieber. L'histoire contemporaine a transformé ces personnages insignifiants en idoles incontournables. Pour de nombreux jeunes, et de moins jeunes, le nom de Jean Baptiste Giacobini ou Nabila signifie quelque chose. D'autres considèrent, au contraire, que quelques basses oeuvres tiennent lieu d'oeuvres à ces deux-là. Leur triomphe peut nous faire rire ou pleurer, cela ne nous dispense pas de le comprendre. Pourquoi notre époque a-telle couronné l'insignifiance ? En l'espace d'un demi-siècle, tout se passe comme si la hiérarchie des valeurs s'était déplacée de Foucault (Michel) à Foucault (Jean-Pierre). La jeunesse d'hier défilait derrière Karl (Marx), celle d'aujourd'hui préfère Karl (Lagerfeld). La meilleure façon de comprendre une époque, est de se pencher sur ses obsessions. La nôtre est obsédée par la célébrité. Chaque jour, dans des milliers d'émissions de télé-réalité, des individus de par le monde s'humilient dans des postures que les militants des droits de l'homme ne manqueraient pas de dénoncer si ces " candidats " à la honte n'étaient pas tous volontaires. Manger des sauterelles, évoquer sa frigidité ou son micro-pénis, ou tout simplement rester en garde à vue dans un studio de télévision pendant 30 jours, tout est bon pour devenir un " people ". La société, autrement dit le peuple, a érigé le people en souverain. La célébrité a désormais son royaume partout dans notre monde. Le fait est suffisamment frappant pour mériter que l'on s'y arrête, quel que soit le mépris que l'on peut nourrir par ailleurs pour un sujet aussi futile. Tenter d'analyser ce phénomène pourrait même nous permettre de mieux vivre. Car, la meilleure façon de ne pas céder à la déploration au sein d'une époque fascinée par des people est de chercher à comprendre ce que l'on désapprouve. Comment expliquer la mutation de la célébrité en valeur suprême ? La question constitue un vrai défi pour le sociologue.
| EAN | 9782070178605 |
|---|---|
| Titre | La souveraineté du people |
| Auteur | Erner Guillaume |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 140 |
| Poids | 290 |
| Date de parution | 20160218 |
| Nombre de pages | 262,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Schmattès. (Fringues, en yiddish)
Erner GuillaumeVous ne savez probablement pas ce que signifie le mot schmattès. C'est en pensant à vous que j'ai écrit ce livre. S'il ne s'agissait que d'une question de traduction, je dirais que schmattès veut dire "fringues" en yiddish, et l'affaire serait pliée. Mais voilà, il n'y a pas qu'un mot derrière le schmattès : il y a un monde englouti. Et c'est pour cela que j'ai voulu écrire ce livre. Figurez-vous que je suis un véritable schmattologue. Depuis ma naissance, je vis entouré de gens qui ont fait du schmattès. J'y ai travaillé moi aussi, parmi les Juifs du Sentier, dans cet univers si singulier où l'on vend, où l'on coud, où l'on négocie, où l'on rêve parfois. J'y ai laissé quelques plumes, et même quelques dettes, avant de réussir, autrement dit de réussir à m'en sortir. J'ai voulu laisser une trace de ce métier, cette aiguille qui a nourri mes arrière-grands-parents, mes grands-parents, mes parents et moi-même pendant des décennies. On écrit beaucoup sur la haute couture - je comprends pourquoi - mais ce n'est pas une raison pour oublier la basse couture. D'autant que le chiffon pourrait bien nous aider à percer quelques mystères du capitalisme.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Sociologie des tendances. 3e édition
Erner GuillaumeRésumé : Comment expliquer ces focalisations du désir, par lesquelles des individus si différents les uns des autres, sans s'être concertés, formulent les mêmes envies ? A lire les médias qui accordent une attention grandissante à ces phénomènes, tout se passe comme si les choix du plus grand nombre ? du prénom de l'enfant jusqu'à la forme des gâteaux ? étaient désormais régis par une autorité aussi puissante que capricieuse : la mode. Sous leur apparence frivole, les tendances posent quelques-unes des questions les plus sérieuses de la sociologie. Car les comprendre, c'est percer les mécanismes de l'imitation, de la diffusion des goûts et du rôle de marqueur social qu'ils peuvent jouer. C'est surtout analyser l'articulation entre l'individu et le corps social.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

Sociologie des tendances
Erner GuillaumeComment expliquer ces focalisations du désir, par lesquelles des individus si différents les uns des autres, sans s'être concertés, formulent les mêmes envies? A lire les médias qui accordent une attention grandissante à ces phénomènes, tout se passe comme si les choix du plus grand nombre - du prénom de l'enfant jusqu'à la forme des gâteaux - étaient désormais régis par une autorité aussi puissante que capricieuse: la mode. Sous leur apparence frivole, les tendances posent quelques - unes des questions les plus sérieuses de la sociologie. Car comprendre les tendances, c'est percer les mécanismes de l'imitation, de la diffusion des goûts et du rôle de marqueur social qu'ils peuvent jouer. C'est surtout analyser l'articulation entre l'individu et le corps social. Biographie de l'auteur Guillaume Erner enseigne la sociologie, il est chercheur associé au GEMAS (Groupe d'étude des méthodes de l'analyse sociologique) - Paris IV Sorbonne. Il est notamment auteur de La société des victimes (La Découverte, 2006). Il a également publié, aux Presses Universitaires de France, Expliquer l'antisémitisme ( « Sociologies » 2005).ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,00 € -

La mode des tendances. Actes du Colloque "Tendances en parfumerie et dans la société contemporaine"
Erner GuillaumeRésumé : Les tendances sont tendance. Ce qui constitue la mode n'a jamais autant intéressé les hommes. Le royaume du changeant s'est en effet considérablement agrandi : jadis cantonné aux placards et aux dressings, il dépasse aujourd'hui largement le cadre de notre garde-robe. Les tendances - ces focalisations collectives autour d'un goût ou d'une couleur - régissent des pans entiers de notre vie. La mode commande désormais à la gastronomie, aux loisirs, à l'art comme à la télévision. Cet ouvrage se propose d'explorer le monde des tendances. Car si l'on s'efforce de les suivre, on prend généralement peu de temps pour les comprendre. Pourtant, à la multiplicité des tendances s'ajoute la diversité des interprétations et des utilisations dont elles font l'objet. De quelle manière les entreprises de luxe et leurs créateurs parviennent-ils alors à capter les tendances ? Suivent-ils ou créent-ils la tendance ? La création doit-elle, d'ailleurs, se cantonner à cette dualité de choix ? La mode des tendances se propose de répondre à ces questions, avec un seul parti pris : accueillir la plus grande diversité possible de discours relatifs aux tendances. L'ambition de cet ouvrage est de donner rendez-vous à l'esprit curieux en réunissant théoriciens et praticiens des tendances, venus de l'univers des parfums mais aussi de la mode, des cosmétiques et de la gastronomie.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,50 €
Du même éditeur
-

Je suis Romane Monnier
Delphine de ViganLes gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

La nuit au coeur
Appanah NathachaDe ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Assaut contre la frontière
Slimani LeïlaIl me semble que tout roman est la tentative de répondre à une question. Et que celle qui fut à l'origine et au centre de ma trilogie est celle-ci : pourquoi est-ce que je ne parle pas ma langue ? Cette langue arabe, qu'est-elle pour moi ? Penser à ça, à la langue arabe, c'est ressentir un mélange de chagrin et de honte, de colère et de frustration. Comment pourrais-je vous raconter, vous faire comprendre que je parle comme une enfant la langue qui devrait être la mienne ? Que je vis avec une langue fantôme comme on parle d'un membre fantôme dont on sent encore la présence bien qu'il ait été amputé. Cette langue, je l'ai cherchée partout. Je l'ai désirée, je l'ai poursuivie, j'ai pu suivre des inconnus dans la rue simplement pour les entendre prononcer ces syllabes familières. Je pourrais aisément reprendre à mon compte les mots de l'écrivaine et peintre libanaise Etel Adnan : ?Je me suis retrouvée à la porte de cette langue. Je l'ai érigée en mythe, en une sorte de paradis perdu.?" Une première version de ce texte a été lue en public par Leïla Slimani lors du Festival d'Avignon 2025.Notes Biographiques : Leïla Slimani est née en 1981. Elle a publié quatre romans aux Éditions Gallimard : Dans le jardin de l'ogre, Chanson douce, récompensé notamment du prix Goncourt en 2016, Le pays des autres et Regardez-nous danser. Elle est aussi l'autrice de récits, d'essais et de bandes dessinées.EN STOCKCOMMANDER10,00 €
De la même catégorie
-

Résister. Edition revue et augmentée
Saqué SaloméNouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

La riposte. Femmes, discours et violences
Rosier LaurenceAutomne 2017 : déflagration #metoo. Comme chaque fois qu'un progrès arrive, le backlash le suit de près : des femmes revendiquent le droit d'être importunées, les raids de harcèlement masculiniste augmente sur internet, le décompte glaçant des féminicides rythme l'année...L'image classique de la riposte est une réaction à chaud, empruntant les mêmes chemins rhétoriques que l'attaque. Mais cela peut heureusement être mille autres choses : le silence, l'autodérision, le détournement, l'écriture, la déclamation ou le refus de répondre... De tous temps, des femmes ont fait riposte - de façon individuelle ou collective, par l'action ou la création - et, ce faisant, ont posé une action politique.Cet ouvrage dessine une poétique de la riposte en temps de backlash, puisant tant dans la théorie que dans les pratiques engageant la parole, la langue et le corps des femmes.Nos ripostes sont plurielles : des mères chantent et jurent, récitent des poèmes ; des autrices publient des livres qui bouleversent l'ordre littéraire ; des militantes font des collages de rue et révèlent l'inceste ; des actrices se cassent, des travailleuses font grève ; partout, des femmes dansent, hurlent, légifèrent, s'entraînent, battent des records, se retirent du monde, font des alliances inédites, portent plainte...Cet ouvrage retrace le récit d'une libération au crible du langage, des mots et des discours qui (re) construisent car la langue n'a plus peur du réel : elle le constitue et le modifie.Laurence Rosier est professeure de linguistique, d'analyse du discours et de didactique du français à l'Université libre de Bruxelles (ULB). Féministe engagée, elle travaille depuis trente ans sur les insultes faites aux femmes et sur le pouvoir performatif de la langue.4e de couverture : Automne 2017 : déflagration #metoo. Comme chaque fois qu'un progrès arrive, le backlash le suit de près : des femmes revendiquent le droit d'être importunées, les raids de harcèlement masculiniste augmente sur internet, le décompte glaçant des féminicides rythme l'année...L'image classique de la riposte est une réaction à chaud, empruntant les mêmes chemins rhétoriques que l'attaque. Mais cela peut heureusement être mille autres choses : le silence, l'autodérision, le détournement, l'écriture, la déclamation ou le refus de répondre... De tous temps, des femmes ont fait riposte - de façon individuelle ou collective, par l'action ou la création - et, ce faisant, ont posé une action politique.Cet ouvrage dessine une poétique de la riposte en temps de backlash, puisant tant dans la théorie que dans les pratiques engageant la parole, la langue et le corps des femmes.Nos ripostes sont plurielles : des mères chantent et jurent, récitent des poèmes ; des autrices publient des livres qui bouleversent l'ordre littéraire ; des militantes font des collages de rue et révèlent l'inceste ; des actrices se cassent, des travailleuses font grève ; partout, des femmes dansent, hurlent, légifèrent, s'entraînent, battent des records, se retirent du monde, font des alliances inédites, portent plainte...Cet ouvrage retrace le récit d'une libération au crible du langage, des mots et des discours qui (re) construisent car la langue n'a plus peur du réel : elle le constitue et le modifie.Laurence Rosier est professeure de linguistique, d'analyse du discours et de didactique du français à l'Université libre de Bruxelles (ULB). Féministe engagée, elle travaille depuis trente ans sur les insultes faites aux femmes et sur le pouvoir performatif de la langue.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

L'homme nu. La dictature invisible du numérique
Dugain Marc ; Labbé ChristopheRésumé : On les appelle les big data. Google, Apple, Facebook, Amazon, ces géants du numérique qui aspirent, à travers Internet, smartphones et objets connectés, des milliards de données sur nos vies. Derrière cet espionnage existe un " pacte secret " scellé par les big data avec l'appareil de renseignement le plus redoutable de la planète. Ensemble, ils sont en train d'enfanter une entité d'un genre nouveau, une puissance mutante qui ambitionne ni plus ni moins de reformater l'Humanité. Pour les big data, la démocratie est obsolète, tout comme ses valeurs universelles. C'est une dictature inédite qui nous menace : une Big Mother bien plus terrifiante encore que Big Brother. " Ce livre se présente comme le livre noir de la révolution numérique. " Le Figaro littéraire " Après avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus votre iPhone de la même manière. " Le Point Cet ouvrage a reçu le Prix lycéen " Lire l'économie "EN STOCKCOMMANDER8,10 €
