En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
En finir avec la culture du viol. 3e édition revue et augmentée
Renard Noémie ; Perrot Michelle
PETITS MATINS
15,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782363834454
La 3e édition actualisée d'un livre paru en 2016 puis en 2021, pleinement inscrit dans l'intense mouvement de libération de la parole liée au viol et à l'inceste. T'as vu comment elle était habillée ? Il a commis des erreurs, mais c'est quand même un grand artiste. Pourquoi est-ce qu'elle n'a pas résisté ? C'est un séducteur juste un peu lourd parfois. Ca n'a pas pu lui arriver, elle est trop moche. Il a craqué, sa femme refusait depuis des années de coucher avec lui. Qu'est-ce qu'elle faisait seule dans la rue à 2 heures du matin ? C'est l'argent qui l'intéresse. Une femme qui dit non pense oui. Elle devrait être flattée ! C'est juste une promotion canapé. Il a été pris d'une pulsion irrépressible. Oh ça va, on va pas en faire toute une histoire. Un homme si raffiné ne peut pas faire une chose pareille. Il faut le comprendre, c'est un vieux garçon, et toi tu es une jolie fille. Les plaintes mensongères sont très fréquentes. Parfois, il vaut mieux se taire. C'est une nana assez provocante. Pourquoi dénoncer un viol dix ans après les faits ? Les femmes devraient faire plus attention. Arrête de te plaindre, il faut tourner la page. En même temps, elle s'est tapé tout le lycée... Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la " nature humaine " ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une " culture du viol ". Cela va de remarques qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause de la parole des victimes. Depuis la première édition de ce livre en 2018, plusieurs événements ont contraint la société à porter un nouveau regard sur ces questions. Le mouvement MeToo est passé par là, de même que des affaires emblématiques telles que le procès Pélicot ou les révélations sur l'Abbé Pierre. Une libération de la parole, et surtout de l'écoute, contraste avec les silences du passé. Il n'en reste pas moins que les violences sexuelles demeurent très peu pénalisées en comparaison des autres crimes et délits. Cette impunité constitue une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolide la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justification et de terreau aux violences sexuelles, afin de proposer des pistes pour y mettre fin.
Nombre de pages
180
Date de parution
18/09/2025
Poids
220g
Largeur
134mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782363834454
Auteur
Renard Noémie ; Perrot Michelle
Editeur
PETITS MATINS
Largeur
134
Date de parution
20250918
Nombre de pages
180,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la "nature humaine" ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une "culture du viol". Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions. En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justification et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.
Résumé : Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la "nature humaine" ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une "culture du viol". Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions. En France, chaque année, entre 60 000 et 100 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Environ 16% des Françaises auraient subi une telle agression au cours de leur vie. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justification et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.
(...) J'aime parcourir doucement les poèmes du tableau Dans mon pays recouvert de brume où l'on est surpris tout à coup, au détour d'un vers, du sens accroupi (en petit bonhomme) dans les mots, les images. J'aime cet aspect " pur comme une aube " de la poésie de Thierry Renard. En lui donnant la main, on se rend compte rapidement que l'on peut allonger le pas et découvrir des feuillages inconnus. L'amitié en poésie - " le grondement des vagues intérieures " - existe, elle aussi. Le tout à l'ego n'est pas du tout son genre. Il aurait plutôt tendance - " Quelqu'un habite en moi/Quelqu'un d'autre que moi " - à s'imaginer dans un rêve ou à se prendre pour le silence qui, lui, le comprend. C'est son choix sur la terre, comme au ciel, qu'il habite si bellement de ses talents d'humain. Entier. Planétaire, quoi. Mais j'avais presque oublié qu'il est français, c'est-à-dire italien, juif, nègre et urbain - entre autres. Un Thierry Renard donc de toutes les conditions humaines, de tous les mots. Et c'est ce que j'aime chez lui : l'humain multiple. Il sait être de partout et de nulle part, de France et d'Italie, d'Europe et d'Amérique - du Québec, quand il est icitte. (...) Jean Charlebois
Pour George Lakoff, le terrain de la lutte politique n'est pas seulement celui des programmes. Aujourd'hui plus que jamais, les élections se gagnent sur les mots - et plus précisément sur les métaphores conceptuelles, ces manières imagées de décrire la réalité qui véhiculent des valeurs. En analysant la cohérence et l'efficacité du discours conservateur aux Etats-Unis, La Guerre des mots met en lumière les cadres invisibles qui structurent notre perception du monde social. Comprendre le cadrage, c'est comprendre pourquoi certains récits s'imposent durablement dans le débat public. Cet ouvrage devenu classique rappelle qu'il ne suffit pas de contester les idées de l'adversaire : encore faut-il déplacer le cadre dans lequel elles prennent sens, et imposer ses propres termes.
Résumé : Donald Trump a conquis par deux fois la présidence des Etats-Unis en menant une politique "à la renverse". Sa méthode est singulière : c'est par ses médias à lui - ses comptes Facebook et Twitter (désormais X) - qu'il rassemble des électeurs et s'impose dans un parti qui ne voulait pas de lui. Il a compris ce qu'apporte la révolution numérique : la possibilité de s'adresser directement - sans le filtre de journalistes - à des millions de personnes. Il tire parti de cette liberté pour imposer l'incorrection politique. Dans la forme : les à-peu-près, les blagues, les insultes. Et sur le fond : en projetant des pulsions jusqu'alors refoulées. En dix années, il renverse les standards de l'espace citoyen. L'auteur décrit ce modèle en suivant concrètement l'histoire des victoires et des défaites de Donald Trump. Comment il substitue au vrai le vraisemblable puis le plausible, avant d'imposer des "faits alternatifs" et enfin des "réalités alternatives". Sa défaite de 2020, qu'il métamorphose en un "vol" électoral, devient un tremplin pour sa victoire de 2024. Le brouillard des fake news lui permet de fabriquer des représentations fallacieuses du réel dans son camp. Donald Trump est déjà devenu l'influenceur politique numéro un en Amérique latine. Si l'Europe veut avoir les moyens de faire face, il est temps de tirer les leçons du phénomène Trump et d'édicter des règles protectrices.
La violence fait partie des expériences humaines fondamentales. Si, dans l'espace public, elle se voit soumise à un contrôle social, la sphère privée demeure le plus souvent dans l'ombre. Mêlant récit personnel et recherche anthropologique, Barbara Peveling analyse les ressorts de la violence intra-familiale. Elle montre comment celle-ci ne relève pas exclusivement de défaillances individuelles, mais s'enracine dans les structures mêmes de la société : assignations de genre, inégalités économiques, héritage patriarcal. Loin d'un constat fataliste, elle ouvre des pistes pour penser autrement le couple et la famille, en dehors des schémas de domination.