La violence du foyer. Formes intimes de la domination
Peveling Barbara ; Sarrazin Clara
PETITS MATINS
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EAN :9782363834522
Quand Barbara Peveling était adolescente, son père, qui était violent envers sa femme et ses enfants, a retourné sa violence contre lui-même et s'est suicidé. Plus tard, alors qu'elle était devenue elle-même mère de famille, ses voisins ont appelé la police, soupçonnant, à juste titre, des actes de violence de la part de son mari. Ce jour-là, elle a eu l'impression que les murs de sa maison s'étaient fissurés et que chacun pouvait y voir sa honte et sa douleur. Mais ces " fissures " sont aussi à comprendre de façon métaphorique : son rêve d'une jolie famille unie ? dont elle serait la mère parfaite telle que les assignations sociales l'exigent ? s'effritait en même temps. Dans ce livre très fort, l'autrice joint la puissance d'analyse de l'anthropologue qu'elle est à la puissance émotionnelle de son parcours personnel. Elle interroge les ressorts de la violence masculine, montrant en quoi celle-ci est imbriquée dans les structures mêmes de la société. Elle pointe notamment une attribution genrée des rôles, qui place les femmes dans une situation de dépendance et crée chez les hommes les conditions de la violence. L'autrice : Barbara Peveling, née en 1974, est journaliste, écrivaine et anthropologue. Elle a fondé avec Cécile Calla le podcast franco-allemand " Méduse parle ". Elle vit entre Cologne et Paris.
Hannezo Guillaume ; El Karoui Hakim ; Pech Thierry
En 2030, la France est dirigée par une extrême droite vieillissante, ayant exclu jeunesse et immigrés. Le pays sombre dans l'autoritarisme, la crise sanitaire et économique. Des résistances émergent. Sans eux dépeint une dystopie glaçante mêlant satire et politique-fiction, proche d'un futur possible. France 2030 : extrême droite, chaos, résistance.
La guerre d'Algérie est une guerre coloniale." Ainsi commence le manifeste du Mouvement anticolonialiste français, diffusé en 1960. Et il se termine par ces mots: "Français, Françaises! Plus un homme, plus un sou pour le colonialisme. Plus de morts à vingt ans. Guerre à la guerre coloniale." Il figure dans ce livre aux côtés du célèbre Manifeste des 121 et d'un tract du Parti socialiste unifié enjoignant aux jeunes soldats de désobéir aux ordres si on leur demande de pratiquer la torture... On y trouvera également des textes de chansons, des articles de journaux et d'émouvantes lettres de jeunes appelés, telle celle d'Henri Maillot, qui a livré des armes aux Algériens "en ayant conscience d'avoir servi les intérêts de son pays". En préface, l'historien Tramor Quemeneur contextualise ces textes et donne les clés nécessaires à leur compréhension. En postface, l'éditeur Nils Andersson revient sur les auteurs et éditeurs censurés durant la guerre d'Algérie, tel Jérôme Lindon, des éditions de Minuit, publiant La Question d'Henri Alleg en 1958. C'est Nils Andersson lui-même qui, alors que ce témoignage sur la torture avait été interdit par le gouvernement français, le rééditera en Suisse (La Cité-Éditeur) avec le texte de Jean-Paul Sartre Une victoire.
Gadrey Jean ; Jany-Catrice Florence ; Méda Dominiq
La croissance est présentée comme la solution à tous nos problèmes, mais elle en est devenue l'une des causes : facteur de crise, menace écologique, obstacle au progrès. Jean Gadrey refuse pour autant l'austérité et défend une société du " mieux‑être ", capable d'assurer plein‑emploi et protection sociale. Il esquisse ainsi une prospérité plus juste, moins violente et réellement durable. Gadrey défend une prospérité durable fondée sur le mieux‑être.
Un essai sur la branche la plus secrète du trotskisme français, le lambertisme, et son influence sur la vie politique et syndicale du dernier demi-siècle ? et aujourd'hui encore. L'histoire qui est contée ici est celle de l'Organisation communiste internationaliste (OCI), la branche la plus secrète du trotskisme français. Une histoire en partie de l'intérieur, puisque dans leur jeunesse les auteurs ont eux-mêmes été " lambertistes " (du nom du leader de l'organisation, Pierre Boussel, dit Lambert). Ils livrent une enquête politico-historique sur ce mouvement peu connu en dépit de son influence sur la vie publique des dernières décennies. Il suffit, pour le comprendre, de citer les personnages qui, à visage découvert ou caché, en ont été membres, de Lionel Jospin à Jean-Christophe Cambadélis en passant par Jean-Luc Mélenchon, sans parler de nombreux syndicalistes comme Marc Blondel ou Jean-Claude Mailly. Cette plongée dans le passé donne des clés pour comprendre la crise que traverse la gauche aujourd'hui. Elle permet de connaître le rôle d'un clan qui, rassemblé autour de Cambadélis, a pris d'assaut la Mutuelle nationale des étudiants de France (Mnef), avant, plus tard, de prendre le contrôle du Parti socialiste et de contribuer à son déclin historique. Elle permet enfin d'identifier certaines des origines de la crise qui déstabilise La France insoumise. Car s'il y a une personne qui a préempté le legs du lambertisme, c'est bien Mélenchon, qui reproduit culturellement les traits les plus caractéristiques de ce courant du trotskisme : un rapport problématique avec la démocratie, une hostilité envers les médias, un imaginaire géopolitique de guerre froide.
Fléau social mondial, les violences conjugales touchent tous les membres de la cellule familiale, à commencer par les femmes. En France, elles seraient 10 % à en subir. La culpabilité et la honte empêchent souvent les victimes de parler. Comment rompre la loi du silence ? Le mieux reste encore de recourir à un tiers formé à la clinique des violences conjugales. Dans cet essai, le docteur Liliane Daligand réaffirme qu'il existe des thérapies et des expertises efficaces pour lutter contre ce phénomène qui touche tous les milieux sociaux. Accompagnement, soutien, prise en charge médicale, sociale et judiciaire... Autant de pistes qui permettent de sortir de la situation d'emprise qui caractérise toute violence conjugale.
Nos sociétés, où les relations de parenté les mieux établies ont tendance à se brouiller, favorisent l'inceste et son passage à l'acte. Plus rien ne vient distinguer une mère de sa fille que les rides au coin des yeux ; les marques symboliques, comme les vêtements, sont les mêmes pour l'une et pour l'autre ; les rôles sociaux, comme la prise en charge des enfants, des petits frères et des petites soeurs, sont interchangeables... Pourquoi en irait-il autrement dans les compétences sexuelles ?
Viol, inceste, attouchements... En France, une agression sexuelle a lieu toutes les sept minutes, dont plus de la moitié sur des mineurs. Depuis les années 1990, l'accueil et le soutien des victimes se sont organisés. Parallèlement, notre arsenal législatif s'est renforcé et la lutte contre la délinquance sexuelle s'est enrichie d'une prise en charge médicale de l'agresseur, visant à limiter le risque de récidive. Toutefois, aujourd'hui encore, moins de 10 % des victimes décident de porter plainte et les autres continuent trop souvent d'endosser la culpabilité de l'agression. Qui sont les agresseurs ? Existe-t-il des déterminants au comportement sexuel déviant ? Peut-on soigner les délinquants sexuels pour éviter qu'ils ne récidivent ? Quelles sont les répercussions psychologiques d'une agression sexuelle ? Comment aider les victimes et "réparer" le traumatisme subi ? Comment (re)vivre après un viol ? Comment prévenir les abus sexuels ? Quand faut-il soupçonner qu'un enfant en est victime ? Le professeur Florence Thibaut détaille les différentes étapes, qu'elles soient médicales ou judiciaires, auxquelles les victimes sont confrontées après une agression sexuelle et donne des conseils aux parents pour protéger leurs enfants et leurs adolescents des prédateurs sexuels.