Proces contre les animaux. Quand les animaux étaient jugés comme des hommes
Emile Agnel
SHS EDITIONS
Nouveauté
19,90 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9791043116438
Imaginez un monde où les animaux sont traduits en justice pour leurs crimes. Dans « Proces contre les animaux » d'Émile Agnel, l'auteur nous plonge dans l'univers fascinant et méconnu des procès intentés aux animaux du Moyen Âge. Ce livre explore un aspect surprenant de l'histoire juridique, où porcs, truies et autres bêtes étaient jugés pour leurs méfaits, tels que le meurtre d'enfants. Les animaux auteurs de délits étaient souvent incarcérés et soumis à des procédures judiciaires rigoureuses, semblables à celles des humains. Les cas impliquant des animaux insaisissables, comme les insectes, étaient confiés à la justice ecclésiastique, qui employait des moyens spirituels pour les condamner. À travers une série de récits documentés, Agnel révèle les pratiques judiciaires de l'époque, illustrant la frontière ténue entre la superstition et la loi. Ce récit historique invite le lecteur à découvrir une facette insolite de notre passé, offrant une réflexion sur la justice et la morale à travers les âges.
Nombre de pages
42
Date de parution
19/06/2026
Poids
70g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791043116438
Auteur
Emile Agnel
Editeur
SHS EDITIONS
Largeur
148
Date de parution
20260619
Nombre de pages
42,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les procès intentés aux animaux étaient des procès dans lesquels l'accusé était un animal qui se voyait reprocher un délit, un crime ou un dommage comme il l'aurait été à un être humain, en principe seul sujet de droit ou justiciable. Taureaux, vaches , chevaux, porcs, truies, coqs, rats, mulots, limaces, fourmis, chenilles, sauterelles mouches, vers et sangsues: tous ont eu maille à partir avec la justice pour avoir nui aux hommes ou offensé Dieu, à des degrés divers. Les procès déploient toute la solennité et les moyens utilisés pour les accusés ordinaires et se soldent par des peines qui vont du bannissement au supplice, en passant par l'excommunication. Ces procès sont de deux types. Les premiers sont prononcés par des tribunaux laïcs à l'encontre d'animaux domestiques (cochons, chevaux, boeufs, chiens, coqs, ânes, etc.) reconnus coupables de blessure ou d'homicide. La peine appliquée est souvent la mise à mort par la pendaison, le bûcher[2], la décapitation, etc. Des rituels d'exposition, d'humiliation ou de mutilation peuvent être associés selon la gravité du crime. Dans neuf cas sur dix, c'est un cochon qui est conduit devant le tribunal : l'animal est vagabond (il sert d'éboueur dans les grandes villes) et provoque inévitablement des accidents. Le propriétaire de l'animal, quant à lui, est rarement inquiété. Les seconds procès sont prononcés par les autorités ecclésiastiques à l'encontre d'animaux de petite taille (insectes, rongeurs) qui détruisent les récoltes. Ces derniers sont plus difficiles à appréhender et s'apparentent davantage à des fléaux. Dès lors, on recourt à l'exorcisme, on les déclare maudits ou l'on procède à leur excommunication. Le témoignage le plus ancien d'un procès de ce genre concerne le diocèse de Laon, où l'évêque Barthélemy aurait, en 1120, déclaré maudits et excommuniés les mulots et chenilles qui avaient envahi les champs. L'année suivante, il réitère ses anathèmes à l'encontre de mouches.