Capitale de la douleur suivi de Les Dessous d'une vie. Ou La Pyramide humaine
Eluard Paul ; Belin Olivier
FLAMMARION
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EAN :9782080424563
Fruit de cinq années de production poétique, Capitale de la douleur (1926) est l'un des recueils les plus célèbres de Paul Éluard. S'y trouve retracé le parcours initiatique d'un jeune poète, qui exorcise son désespoir par la recherche d'un verbe pur, simple et enchanteur. La poésie qui en résulte est, pour André Breton, un "miracle", un "secret qui prend les couleurs de l'éternité". Publié la même année, Les Dessous d'une vie ou la Pyramide humaine achève de consacrer le poète comme étendard des avant-gardes littéraires du siècle. Rassemblant poèmes en prose, récits de rêves et textes surréalistes, ce second recueil révèle en creux la part onirique de Capitale de la douleur et réaffirme la recherche, par Éluard, d'une forme verbale capable de réparer la discontinuité du monde. DOSSIER - Surréalisme et poésie : le dialogue Éluard-Breton - Dans la fabrique des recueils - Échos littéraires et artistiques.Notes Biographiques : Paul Éluard, né en 1895 à Saint-Denis et mort en 1952 à Charenton-le-Pont, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel, est un poète français. Il adhère au dadaïsme et devient l'un des piliers du surréalisme en ouvrant la voie à une action artistique engagée. Il est connu également sous les noms de plume de Didier Desroches et de Brun
Nombre de pages
288
Date de parution
13/03/2024
Poids
148g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782080424563
Titre
Capitale de la douleur suivi de Les Dessous d'une vie. Ou La Pyramide humaine
Auteur
Eluard Paul ; Belin Olivier
Editeur
FLAMMARION
Largeur
109
Poids
148
Date de parution
20240313
Nombre de pages
288,00 €
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Poète surréaliste, poète engagé, Éluard qui a lutté pour la liberté s'est toujours voulu " un homme parmi les hommes ". Sobre, limpide, fervente, sa poésie chante l'amour, le renouveau, le désir. Inégalée, lumineuse, elle est une des plus émouvantes et des plus belles qui soient.
Ce volume rassemble des poèmes de Paul Eluard (1895-1952) publiés pendant la Seconde Guerre mondiale, le plus souvent dans la clandestinité sous des pseudonymes tels que Jean du Haut ou Maurice Hervent, dans divers recueils, revues et brochures (dont L'Honneur des poètes, Minuit, juillet 1943 et Europe, Minuit, mai 1944). Ainsi le recueil Poésie et vérité 1942, publié en mai 1942 aux Editions de la Main à la Plume, et dans lequel figurent "La Dernière Nuit et quelques autres poèmes dont le sens ne peut guère laisser de doutes sur le but poursuivi: retrouver, pour nuire à l'occupant, la liberté d'expression". L'un de ces "quelques autres poèmes" est Liberté. "Et partout en France, écrit Paul Eluard dans la bibliographie du recueil, des voix se répondent, qui chantent pour couvrir le lourd murmure de la bête, pour que les vivants triomphent, pour que la honte disparaisse". Ces poèmes d'Eluard furent recueillis en un volume publié aux Editions de Minuit en 1945, avec trois autres poèmes inspirés entre 1936 et 1938 par la guerre d'Espagne. C'est cette édition qui est reprise ici.
Les mots de Paul Éluard résonnent comme une symphonie poétique, où chaque vers est une note qui compose une mélodie intemporelle. « Les Sentiers et les routes de la poésie » nous transporte dans un univers où l'imaginaire et la réalité se rencontrent, créant un espace où les émotions humaines sont explorées avec une sensibilité rare. Éluard, figure emblématique du surréalisme, nous invite à parcourir les chemins sinueux de l'âme humaine, à travers des paysages oniriques et des réflexions profondes sur l'amour, la liberté et la condition humaine. Dans cette oeuvre, le poète nous plonge dans l'atmosphère vibrante du début du XXe siècle, une époque marquée par des bouleversements artistiques et sociaux. Les thèmes de l'amour et de la révolte, chers à Éluard, sont abordés avec une intensité qui transcende le temps. Sa poésie, à la fois personnelle et universelle, nous offre une vision du monde où les mots deviennent des outils de résistance et de changement. Les vers d'Éluard, empreints de lyrisme et de passion, nous rappellent la puissance de la poésie comme moyen d'expression et de libération. En lisant « Les Sentiers et les routes de la poésie », le lecteur est invité à une introspection, à une quête de sens qui dépasse les frontières du tangible. Ce recueil nous enseigne que la poésie est un voyage intérieur, une exploration des sentiments et des pensées qui nous habitent. Par la maîtrise de son écriture et la profondeur de ses thèmes, Paul Éluard nous offre une oeuvre qui continue d'inspirer et de toucher les coeurs. En découvrant ses mots, nous sommes amenés à réfléchir sur notre propre existence et à embrasser la beauté du monde qui nous entoure.
Paul Eluard, figure emblématique du surréalisme, nous invite à travers "Le Livre ouvert : 1938-1944" à franchir une période tumultueuse de l'histoire européenne. Ce recueil de poèmes, écrit entre les années 1938 et 1944, se déploie dans un contexte de guerre mondiale, où l'incertitude et la résistance se mêlent à l'espoir et à l'amour. Eluard, par sa plume, capte l'essence de ces années marquées par le conflit, la douleur et la quête de liberté. Les poèmes de ce recueil sont imprégnés d'une intensité émotionnelle qui reflète les préoccupations de l'époque. L'auteur, à travers ses vers, aborde des thèmes universels tels que l'amour, la liberté et la lutte contre l'oppression. Sa poésie, à la fois personnelle et engagée, devient un cri de révolte et un hymne à l'humanité. Le lecteur est transporté dans un voyage poétique où les mots deviennent des armes contre la tyrannie et des refuges pour l'âme. En lisant "Le Livre ouvert : 1938-1944" , on découvre une oeuvre qui transcende le temps et l'espace, offrant une perspective nouvelle sur la condition humaine en temps de guerre. Les poèmes d'Eluard, par leur force et leur beauté, nous rappellent l'importance de la résistance et de l'espoir face à l'adversité. Ce recueil nous enseigne que, même dans les moments les plus sombres, la poésie peut être une source de lumière et de réconfort.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.