Le traité d'Abuja. Regards pluriels sur trois décennies de réformes institutionnelles et politiques
Elong Fils françois-xavier ; Caille Frédéric
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782336405285
Sur la scène internationale, il est communément admis que les États africains se privent d'une coopération qui aurait pu favoriser la construction d'un bloc majeur pour leur présence efficace dans la conduite des rapports entre nations. Le Traité d'Abuja est une réponse favorable à la consolidation d'un partenariat de type nouveau qui pourrait déclencher un repositionnement des pays du continent sur le nouvel échiquier du jeu des puissances. En insistant sur les pesanteurs qui ont entravé la construction de l'intégration régionale totale du continent africain, les différents contributeurs revisitent les contours du Traité, son applicabilité à l'égard des États signataires, les réserves et les exceptions à son évolution. Cet ouvrage évalue les acquis et les insuffisances de l'application du Traité d'Abuja en vue d'envisager une lisibilité appréciable des efforts d'intégration menés par les pays africains au lendemain de leur indépendance politique. Il questionne les jalons susceptibles de conduire cette ?uvre inachevée à sa meilleure réalisation.
Nombre de pages
266
Date de parution
03/10/2023
Poids
420g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336405285
Titre
Le traité d'Abuja. Regards pluriels sur trois décennies de réformes institutionnelles et politiques
Auteur
Elong Fils françois-xavier ; Caille Frédéric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
420
Date de parution
20231003
Nombre de pages
266,00 €
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Il existe un débat sur les capacités réelles du Cameroun à assumer le rôle de pôle locomoteur de la sous-région Afrique centrale. Dans la sous-région, le Cameroun est donc au service des autres Etats et semble se satisfaire de cette situation, sans pour autant exclure l'aspiration à un rôle de leader sous-régional. Cette posture n'est pas sans conséquence : certaines structures ou institutions communautaires sous-régionales peinent à fonctionner de façon optimale du fait notamment de ce manque de leadership efficace du Cameroun. Le pays ne devrait-il pas endosser ce rôle, voire pleinement l'assumer au regard de ses multiples potentialités ...
De simple facteur de production agricole d'autoconsommation, la terre est devenue, dans l'espace agricole africain, un objet de convoitise en vue de la satisfaction des besoins d'investissement agricole de l'élite urbaine. Tout le système foncier traditionnel qui assurait depuis des millénaires la paix et la cohésion sociale et familiale dans les villages s'en trouve ainsi complètement bouleversé. Cet ouvrage est élaboré à partir des situations concrètes au Cameroun et au Sénégal.
Elong Joseph Gabriel ; Mayi Amélie-emmanuelle ; Re
Depuis son indépendance, l'Etat du Cameroun a impulsé la création de plusieurs unités industrielles afin de développer son économie. Sauf que l'industrialisation par le haut, si elle se voulait mieux encadrée pour échapper aux abus du capital, se heurte néanmoins à l'inefficacité de son modèle économique, à des conflits sociaux sur les lieux d'implantation, à la survivance des pratiques coloniales. Il faut penser différemment l'interaction entre l'industrie africaine et son territoire d'opération. Les neuf articles de ce premier volume des mélanges offerts à la professeure Aurore Sara Sophie Ngo Balépa ont approfondi une pansée de la remédiation du développement au sein de la géographie, l'industrialisation par le bas. C'est une vision horizontale, endogène et solidaire du développement, pour laquelle les industries doivent être portées par les populations, prioritairement pour leurs besoins et pour leur bien-être. Une perspective alternative donc, s'appuyant sur des savoir-faire locaux en matière industrielle et sur leur valorisation à des échelles macros.
Elong Joseph Gabriel ; Retaillé Denis ; Mayi Améli
La reconnaissance de la nécessité de repenser les modalités de développement est à l'origine des hommages rendus à Aurore Sara Sophie Ngo Balépa, géographe et experte de l'industrie. Les quatorze articles de ce volume étudient des cas qui soulignent l'importance d'adopter une politique industrielle inclusive dans un contexte postcolonial. Un processus précoce permettrait une adaptation plus aisée des pratiques entrepreneuriales à des impératifs de justice sociale et de respect environnemental. Ainsi, l'Afrique et le Cameroun pourraient atteindre une productivité qui valorise l'humain. Ils se positionnent comme des laboratoires exemplaires du développement durable, un modèle pour lesLa reconnaissance de la nécessité de repenser les modalités de développement est à l'origine des hommages rendus à Aurore Sara Sophie Ngo Balépa, géographe et experte de l'industrie. Les quatorze articles de ce volume étudient des cas qui soulignent l'importance d'adopter une politique industrielle inclusive dans un contexte postcolonial. Un processus précoce permettrait une adaptation plus aisée des pratiques entrepreneuriales à des impératifs de justice sociale et de respect environnemental. Ainsi, l'Afrique et le Cameroun pourraient atteindre une productivité qui valorise l'humain. Ils se positionnent comme des laboratoires exemplaires du développement durable, un modèle pour les économies industrialisées libérales. économies industrialisées libérales.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...