Extrait OUVERTURE Je suis allée À Venise car je voulais vivre comme je l'entendais. J'y suis allée car Venise sombrait, comme moi, et que sombrer dans une ville comme New York, où tout le monde ne pense qu'à s'élever, m'était devenu insupportable. Quand, lors d'un dîner dans un restaurant sans âme du Village, j'ai annoncé mon projet de m'installer un an à Venise pour ma thèse, mes amis ont balayé l'idée d'un revers de main : «Comment peux-tu avoir envie de vivre dans un musée ? Il n'y a rien à faire à Venise ! Il n'y a que des touristes, des fresques et des canaux putrides !» m'ont-ils répondu pour y avoir flâné une semaine. «On ne peut même pas y acheter du pain, on n'y trouve que des masques et du verre de Murano !» Venise ne comptait pas pour eux. Ils ne songeaient qu'au prochain événement à la mode, qu'à la sempiternelle nouvelle vodka, la nouvelle émission de téléréalité, le dernier article du magazine New York sur les hedge funds les plus audacieux, les plus jolies maisons de campagne ou les meilleurs chirurgiens esthétiques. Je suis allée à Venise car je voulais m'éloigner de leur bulle. Tu es une fille comblée, me disait-on. Tu ne mesures pas ta chance. Alors je suis allée à Venise. Pour mesurer mon bonheur. Pour me perdre, pour me trouver, pour être moi-même. À l'université, je me suis spécialisée dans l'étude des incunables, j'ai suivi un cours sur l'histoire de l'édition. Les livres viennent de Venise. J'y suis partie pour écrire un livre sur les livres. Charles ne songe qu'à éditer des livres, des livres qui, pense-t-il, feront sa fortune, des livres sur des gourous et des rock stars, des hommes politiques et des people. Moi, je suis partie à Venise pour étudier des livres si précieux que les musées les acquièrent pour les restaurer et les protéger. Des livres qui ont traversé les siècles, et dont la valeur ne tient pas seulement à leur contenu, mais aussi à l'art et au labeur qui ont présidé à leur naissance. Des livres qui nous disent d'où nous venons. (...) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Nombre de pages
344
Date de parution
03/07/2014
Poids
188g
Largeur
109mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782266237925
Titre
Une année à Venise
Auteur
Elkin Lauren ; Lineker Jean
Editeur
POCKET
Largeur
109
Poids
188
Date de parution
20140703
Nombre de pages
344,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Si le mot "flâneur" évoque immédiatement Baudelaire, les Grands Boulevards et la vie de bohème, qu'en est-il de la flâneuse ? Dans ce livre jubilatoire, ode piquante à la déambulation au féminin, Lauren Elkin la présente comme une femme "déterminée et pleine de ressources, profondément en phase avec le potentiel créatif de la ville et le pouvoir émancipateur d'une bonne balade". Mais elle nous montre aussi que revendiquer d'occuper ainsi l'espace urbain reste pour les femmes un acte subversif. De New York à Paris, de Tokyo à Londres et Venise, Lauren Elkin croise en chemin les flâneuses qui y vécurent - de la réalisatrice Agnès Varda à la correspondante de guerre Martha Gellhorn, en passant par les romancières George Sand et Virginia Woolf. L'auteure s'attache à mettre au jour ce qui se joue chaque fois qu'une femme au pied léger sort à la rencontre de la ville, comment chacun de ses pas contribuera à transformer son existence.
Laissant derrière elle son fiancé new-yorkais, Catherine Parrish s'installe à Venise pour se consacrer à sa thèse en histoire de l'art. Au gré des venelles et des vaporetti, de flâneries sur les Zattere en prosecco aux abords du Rialto, la brillante étudiante cède au charme ensorcelant de la cité des Doges. Marco, jeune gondolier, et Neva, mystérieuse Croate à la recherche d'une synagogue cachée, l'initient aux arcanes de la ville jaillie de la mer, hors des sentiers touristiques. Ces rencontres inattendues vont dévier le cours de l'existence rangée de Catherine. Amours clandestines et énigmes cabalistiques, Une année à Venise est une magnifique déclaration d'amour à la Sérénissime et la preuve que les relations humaines sont, comme cette cité flottante, sinueuses et imprévisibles.
Résumé : Vous avez l'impression d'être toujours débordé ? De ne plus faire face ? D'être angoissé en permanence ? Le stress vous ronge, lentement mais sûrement. Ce guide est fait pour vous. L'auteur, coach et consultante, explique comment retrouver votre bien-être. Etape par étape, vous apprendrez à vous relaxer en profondeur, physiquement et mentalement. Un véritable vade-mecum pour s'entraîner à devenir plus zen, à " lâcher prise ", à être à l'aise avec soi-même et avec les autres. ? Toutes les explications sur les conséquences du stress ? Les trucs pour prendre de l'assurance, apprendre à se reposer et à s'organiser ? Les méthodes pour se relaxer physiquement : étirements, yoga, nourriture, sommeil... ? Les techniques pour se détendre mentalement ? Des exercices pratiques pour maîtriser le stress et garder le contrôle, etc. Le guide pratique pour apprendre à gérer son stress au quotidien.
Elkin Stanley ; Carasso Jean-Pierre ; Huet Jacquel
En quoi consiste donc la folie de Marshall Preminger ? Que dire de sa maladie de coeur, de sa virginité, de ses listes de réponses toutes prêtes à des questions rêvées...? Oui, en quoi réside l'épouvantable drôlerie de cet écolier de trente-sept ans, cet Oedipe moderne venu prendre la place du père dans son appartement de Chicago ? A peine arrivé, et déjà exclu de la petite communauté juive des Harris Towers : 938 résidents, moyenne d'âge soixante et un ans... L'humour explosif de Stanley Elkin règne sur cette satire ravageuse, récit d'un vertigineux plongeon existentiel.
Une boîte renfermant une pomme de terre, quelques composants électroniques, du fil de cuivre et un commutateur. C'est tout ce qu'il faut pour fabriquer un "passeur", cette étrange machine permettant de, glisser d'un monde à l'autre. Car il existe d'innombrables Terres. Toutes vierges de présence humaine. Une expédition se prépare. Josué, membre de l'institut transTerre, et Lobsang, un distributeur de boissons doué d'intelligence, réincarnation d'un réparateur tibétain de motocyclettes, embarquent à bord d'un dirigeable jusqu'aux confins de la Longue Terre. Ainsi débute ce voyage vers tous les possibles...
La pensée sauvage" et non "la pensée des sauvages". Car ce livre s'écarte de l'ethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de l'esprit humain : la pensée à l'état sauvage qui est présente dans tout homme - contemporain ou ancien, proche ou lointain - tant qu'elle n'a pas été cultivée et domestiquée à des fins de rendement. Lévi-Strauss aborde donc les mythes, les rites, les croyances et les autres faits de culture comme autant d'êtres "sauvages" comparables à tous ceux que la nature engendre sous d'innombrables formes, animales, végétales et minérales. Publiée au milieu des années cinquante, "La pensée sauvage" est aujourd'hui considérée comme l'un des classiques de l'ethnologie contemporaine dont l'influence fut décisive sur l'ensemble des disciplines qui forment le domaine des sciences sociales.
A quelle époque et dans quelles conditions l'antisémitisme fait-il son apparition dans l'histoire ? Avec rigueur et passion, sans éluder aucun témoignage, Jules Isaac a mené son enquête, de l'Antiquité classique jusqu'à l'an mille. A la fois nettes et nuancées, ses conclusions réfutent la thèse d'un antisémitisme du monde antique transmis en héritage à la civilisation chrétienne, et montrent la virulence incomparablement plus grande de l'antisémitisme chrétien, avec ses deux traits essentiels et complémentaires : l'enseignement du mépris et le système d'avilissement. Cette histoire passionnante et pathétique fait aussi partie de notre présent.
Etablis sur les rives d'un torrent auvergnat, les couteliers de Thiers, qui depuis des siècles fabriquent tout ce qui doit trancher, percer, raser, fendre, couper, les " ventres jaunes " forment une étrange population. C'est ainsi qu'on appelle les " émouleurs " couchés au-dessus de leurs meules et recevant douze heures par jour les projections de grès et de limaille blonde. Dans leurs ateliers insalubres et obscurs, ils n'en sont pas moins l'aristocratie du métier et forment une communauté libertaire qui se moque des lois et de la République, et se console en buvant des chopines, en jouant du pipeau et en élevant des chardonnerets. Une société truculente que Jean Anglade fait revivre avec tendresse et drôlerie.