L'ouvrage résulte d'un colloque qui s'est tenu à Genève en juin 2002 dont le but fut de rapprocher les départements d'histoire de l'art des Universités de Lyon et de Genève, procurant aux chercheurs suisses et français une stimulante plateforme d'échanges. Le choix des deux villes répond à une réalité historique dont la présente publication a pour ambition de mettre en évidence quelques aspects. Les affinités s'imposent d'emblée à l'observateur attentif. La banque et le commerce ont marqué leur histoire, leur esprit, leur aspect et les relations ont toujours existé, y compris dans le domaine des arts. Mais leur cours fut perturbé par la force d'attirance et la domination culturelle d'une troisième ville, Paris, vers laquelle elles ne pouvaient pas ne pas se tourner. Par la variété des objets et des perspectives dans lesquelles ils sont abordés, les textes mettent en évidence la complexité des relations sans cesse changeantes entre Genève, Lyon et Paris. Sensibles au rayonnement français depuis le temps de la Réforme, les Genevois reprennent à leur compte certains modèles et certains usages. Puis, tout comme les Lyonnais, ils se mettent dans le courant du XIXe siècle en quête de leur identité régionale spécifique face à la prédominance parisienne. Les contributions réunies dans le présent ouvrage concernent l'histoire de l'art et des idées du XVIe siècle au XXe siècle. Elles embrassent un vaste champ d'intérêts qui touche aux domaines de l'édition, de la peinture, de la sculpture, de l'architecture, des arts appliqués et de l'urbanisme. Leur extrême diversité révèle de petites parcelles isolées d'un vaste territoire unique, encore mal connu, celui des rapports entre Genève et Lyon dans le domaine des arts. La lecture du volume apportera, en plus de la somme des connaissances qu'il contient, une conscience claire de l'ampleur de la tâche qui reste à accomplir pour bien comprendre les relations entre deux villes qui furent et qui restent très proches.
Reconnu internationalement, Hassan Fathy (1900-1989) est un ténor de l'architecture mondiale du XXe siècle. Il doit sa renommée au fait d'avoir ressuscité les techniques constructives traditionnelles de terre crue afin de bâtir une architecture équitable pour le fellah égyptien. Le village de Nouveau Gourna, projet-pilote pionnier, a suscité autant d'éloges que de critiques. Cette expérience témoigne d'un engagement social, économique et environnemental qui fertilise encore les pratiques constructives en Afrique et au Moyen Orient. Cependant elle ne résume pas l'oeuvre et la pensée de Fathy. Le présent ouvrage aborde la diversité et l'ampleur de son travail en le resituant à la fois dans le contexte national et international. Les nombreux chapitres réunis illustrent plusieurs facettes de sa vie et de sa carrière d'architecte, artiste, musicien, écrivain, penseur, théoricien.
Internationales ou nationales, les expositions universelles (expositions de tous les produits de l'activité humaine) ont joué un rôle considérable dans la seconde moitié du XIXème siècle avant d'entrer, par la disparition progressive de leur raison d'être, dans un long déclin dont témoignent certains exemples récents. Moins connue, moins prestigieuse que l'Exposition universelle de Londres en 1851 - la première exposition internationale, qu'abrita le Crystal Palace - ou que l'Exposition de Paris de 1889, dont la Tour Eiffel fut le clou, l'Exposition nationale suisse qui se tint à Genève en 1896 n'en offre pas moins un intérêt historique exceptionnel par ses ambitions artistiques et architecturales, par les nouveautés technologiques qu'elle présentait, par les divertissements qu'elle proposait. Trop souvent réduite à l'image folklorique du Village suisse, qui connut au demeurant un tel succès qu'on le revit, sous une forme un peu différente, à l'Exposition universelle de Paris en 1900, elle répondait à la double volonté de cimenter l'unité nationale de la Confédération et d'imposer la production suisse, par sa qualité, sur les marchés internationaux. Pour faire revivre l'événement sous ses aspects les plus variés, pour en faire comprendre les enjeux et le succès, le présent volume - la première étude d'ensemble consacrée à l'Exposition nationale de Genève - réunit des contributions originales de spécialistes des domaines les plus différents : historiens des idées, historiens des mouvements sociaux, de l'économie, des sciences et des techniques, de l'architecture, de l'art et de la musique, sans oublier le cinéma naissant ni la gastronomie. Ces études d'un haut niveau scientifique sont complétées par une iconographie en grande partie inédite et de grande valeur documentaire qui fait du volume un livre aussi agréable à consulter qu'instructif à lire.
Tout au long de l’histoire, les récits des explorateurs, des marchands et des missionnaires ont contribué à remettre en question l’idée que l’humanité entière partage un noyau de normes et de valeurs morales communes. Alors que les membres de chaque groupe culturel partagent certains jugements moraux, ceux-ci varient d’un groupe à l’autre. Pis, ce qui est moralement approuvé dans un groupe est parfois proscrit dans un autre. Devrions-nous alors accepter le relativisme moral – la thèse selon laquelle nous manquons de critères objectifs pour évaluer les jugements moraux de différents groupes culturels ? Les enjeux de cette question sont de taille. Le mélange de cultures différentes est plus que jamais une réalité et provoque inéluctablement des conflits moraux. Peut-on exiger le respect des droits de l’homme auprès de personnes issues de cultures communautaires ou patriarcales ? La condamnation morale des punitions cruelles infligées pour adultère ou pour apostasie n’est-elle qu’une expression de l’impérialisme culturel occidental ? Dans cet ouvrage, Steven Lukes nous introduit aux concepts et aux résultats de recherche en anthropologie, en psychologie et en philosophie qui caractérisent ce débat depuis Montaigne. Il montre pourquoi la simple observation du comportement social ne suffit pas à trancher la question, et comment les jugements moraux sont reliés non seulement aux contextes culturels mais également à la rationalité humaine.
Résumé : Animateur de séminaires à la renommée internationale et auteur d'un best-seller consacré à l'écriture de scénario, Robert McKee présente ici les grands principes de l'action, de ses fondements aux sous-genres qui la constituent. En collaboration avec Bassim El-Wakil, ancien animateur de The Story Toolkit(un podcast dédié à l'écriture), il déconstruit le genre de l'action en mettant en lumière les défis spécifiques à son écriture. Clair et concis, il illustre les principes du genre de l'action en se référant aux films les plus populaires de notre époque, tels Die Hard, la saga Star Wars, Matrix, Retour vers le futur... De nombreux exemples et analyses de scène permettent d'éclairer les clefs d'une intrigue bien menée, qui captivera le spectateur tout en lui réservant des moments d'innovation et d'ingéniosité.
L'idéal d'égalité entre les femmes et les hommes traverse une période difficile. Les hommes se sentent au mieux spectateurs bienveillants d'un combat qui semble se dérouler sans eux. Politiquement, l'égalité est vue comme chasse-gardée des forces de gauche. Résultat : de nombreuses personnes se sentent toujours plus éloignées de cet idéal d'égalité, pourtant si crucial pour la vie en société. Comment aller de l'avant ? Cet essai propose d'ouvrir un deuxième front en mettant l'accent sur la liberté. Cet agenda d'émancipation va permettre de faire bouger les lignes en focalisant l'attention sur la capacité réelle des individus à choisir leur vie. Et si cette quête de liberté motivait les hommes à s'engager ? L'heure est venue.
A la croisée de l'écologie, de la science-fiction et des sons de la Terre, Les 1000 planètes est un gulde culturel singulier et audacieux. Il propose une sélection exigeante de livres, bandes deSsinées, films, séries et créations musicales, mais également des pistes de réflexion novatrices et prospectives. Conçu comme un livre-anniversaire célébrant la 1000e édition de La Planète Bleue, il offre un regard inédit sur notre monde et sur les futurs possibles. Une manière de souligner les 30 ans de cette émission visionnaire, programme radiophonique unique au rayonnement international et à la longévité exceptionnelle.
Depuis plus de 2'000 ans, l'Atlantide fascine des hommes de tout horizon, sans qu'ils ne s'accordent sur sa localisation, ni même sur son existence. Platon a-t-il imaginé l'Atlantide ou s'inspire-t-il de l'ancienne civilisation minoenne ? De Cnossos en Crête, cette civilisation a rayonné jusqu'aux palais d'Israël, de Syrie, de Turquie et d'Egypte. Pourtant, en 1613 av J. C. , au coeur de cet immense territoire, l'île centrale de Santorin fut pulvérisée par le plus grand cataclysme naturel des 10'000 dernières années, l'éruption de Théra ! LES MINOENS SONT-ILS LES ATLANTES ? Pour y répondre, ce livre confronte les Minoens aux Atlantes, sur la base des textes philosophiques, essentiellement de Platon et des récentes et importantes découvertes géologiques, géographiques et archéologiques. Atlantide, une utopie ? Poséidon façonna, tel un potier, la merveilleuse île Atlantide, entourée d'anneaux concentriques. Ses habitants possédaient des richesses au-delà de toute mesure. Cette civilisation avait bâti des palais, des temples, des canalisations et des bassins pour récupérer l'eau de pluie. Leurs pierres de construction étaient blanches, noires et rouges. Longtemps, les Atlantes vécurent heureux. Pieux, ils respectaient les lois de Poséidon et pratiquaient un sacrifice rituel d'un taureau. Puis leur attitude s'altéra. Désireux de posséder toujours plus de biens matériels, ils devinrent odieux, au point que Zeus décida de les punir. En un seul jour et une seule nuit funestes, l'Atlantide s'effondra dans la mer. L'utopie retrouvée ? Au 2ème millénaire av. J. -C. , en Crète et sur plusieurs îles des Cyclades, vivaient les Minoens. Cette civilisation possédait des richesses inépuisables. Son degré de sophistication est extraordinaire pour une époque si ancienne : normes antisismiques rivalisant avec celles du Japon, canalisations, citernes, salles de bain avec WC et baignoire, bijoux en orfèvrerie par granulation, techniques de peinture qui ne réapparaîtront qu'à la Renaissance. Leurs pierres de construction sont rouges, noires et blanches. Ils pratiquaient un sacrifice rituel d'un taureau. Pendant 1500 ans, les Minoens vécurent sans conflit. Pourtant, l'éruption de Théra (1613 av. J. -C.) les propulsa vers leur fin. L'île centrale de l'archipel de Santorin fut détruite, le reste enseveli sous des tonnes de pierre ponce et de débris. Fortement affaiblis, les Minoens survécurent fébrilement, avant de s'éteindre complètement quelques siècles plus tard. Les Minoens sont-ils les Atlantes ?