Scénographier l'expérience palestinienne. Le rôle de la scénographie postcoloniale d'exposition dans
El Hage Sarah-Maria ; Naessens Ophélie
L'HARMATTAN
21,00 €
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EAN :9782336496542
Mahmoud Darwish écrit : "Une personne ne peut naître qu'à un seul endroit. Cependant, elle peut mourir plusieurs fois ailleurs : dans les exils et les prisons, et dans une patrie transformée en cauchemar par l'occupation et l'oppression". Pourtant, l'Homme continue de créer, de penser et de théoriser, de produire des oeuvres d'art et de bâtir des architectures. L'amalgame des croyances et des rêves d'un individu est si puissant que, quelle que soit sa place - qu'il s'agisse d'une patrie devenue prison ou d'un imaginaire sublimé en génie - l'identité persiste. Le monde d'aujourd'hui devenu caricature, nous voilà confrontés à une image trompeusement authentique de ce que nous devrions accepter comme valeurs et vérités. La répression des libertés et de la créativité a ravagé les temes et les peuples, laissant derrière elle des traces indélébiles, flagrants vestiges d'un héritage postcolonial que nous ne pouvons ignorer. C'est précisément là que réside l'enjeu de ce travail : mettre en lumière l'impact profond du colonialisme, ancré dans les constructions culturelles, et explorer les tiers espaces qui en découlent, notamment en Palestine. Les nombreuses études postcoloniales mobilisées, alliées aux scénographies d'expositions variées, offrent un éclairage pénétrant sur la question palestinienne et sa représentation muséale, non seulement face à l'oppression subie parle peuple palestinien, mais aussi face à sa propre identité réprimée.
Nombre de pages
194
Date de parution
12/03/2026
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336496542
Auteur
El Hage Sarah-Maria ; Naessens Ophélie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260312
Nombre de pages
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Séducteur, scandaleux, opportuniste, joueur, éloquent, méticuleux jusqu'au zèle, le marquis de Chastellier-Dumesnil n'a jamais cessé de diviser. Sans être dupe des légendes, Fadi El Hage a exploité de nombreuses archives, pour la plupart jamais exploitées et pour certaines inédites, afin de retracer le destin hors-norme d'un personnage qui, de son Dauphiné natal, a su conquérir la Cour, est parvenu à côtoyer les plus grands personnages de son temps, avant de se brûler les ailes dans sa province d'origine. À travers la vie du « beau Dumesnil », c'est le XVIIIe siècle qui ressurgit sous nos yeux.
Ce manuel a pour objectif de devenir une référence pour les étudiants en Master de mathématiques et les candidats au CAPES ou à l'agrégation. Associant l'étude des espaces normés à la topologie générale qui permet leur étude, il permet ainsi de dériver toute l'analyse fonctionnelle, partie fondamentale des mathématiques. Il consiste en un cours complet divisé en deux grandes parties, et plus de 300 exercices corrigés.
Au XVIIIe siècle, la noblesse française comme l'aristocratie, minorité ô combien plus " médiatisée ", sont perçues comme décadentes par la grande majorité du peuple de France. Rongée par les dissensions internes, minée par les rumeurs et les scandales, contestée dans sa légitimité à revendiquer une supériorité sociale, la noblesse paraissait au plus grand nombre indigne de sa vocation à servir le royaume. Elle vivait alors la clôture d'un cycle, dont 1789 ne serait que l'ultime conséquence. En somme, et l'image perdure jusqu'à nos jours, la noblesse, en dérogeant à l'honneur, aurait perdu sa raison d'être. Mais y avait-il, dans les faits, une inconscience collective de la noblesse ? Pour démêler le vrai du faux, Fadi El Hage retrace son histoire au XVIIIe, dans toutes ces composantes, de l'aristocratie versaillaise aux vieilles familles prestigieuses mais désargentées, sans oublier la noblesse de robe. Fondé sur une relecture des sources et l'étude de documents inédits, cet essai novateur invite le lecteur à s'interroger sur la place et le rôle d'une noblesse victime autant de fantasmes que de l'image sociale et morale qu'elle renvoyait au public.
Extrait de l'introductionLe nom qu'un infatigable bonheur lui a acquis pour les temps à venir m'a souvent dégoûté de l'Histoire.» Tel est le jugement du duc de Saint-Simon sur le maréchal de Villars. Ce dernier est l'un des rares généraux de Louis XIV dont le souvenir soit passé à la postérité. Une avenue parisienne partant des Invalides porte son nom et ses hauts faits ont été commémorés avec faste jusqu'aux tragédies des deux Guerres mondiales, qui ont mis en retrait le «devoir de mémoire» des conflits antérieurs. Une statue du maréchal fut érigée à Denain en 1912, deux siècles après la victoire qui sauva la France d'une invasion. Un figurant le représentant défila à cheval dans la ville, comme cela se fait encore pour Jeanne d'Arc. Autant dire que parmi les grands hommes de l'histoire de France, Villars occupe une place de choix.Le duc de Saint-Simon avait de quoi être envieux, à la lecture des honneurs et charges conférés à Villars au cours de sa vie, que ce dernier énumère dans l'incipit de ses Mémoires, rédigé en 1715: «Louis-Hector duc de Villars, pair et maréchal de France, prince de Martigues, vicomte de Melun, commandeur des ordres du roi, chevalier de la Toison d'or, gouverneur des villes, forts et château de Fribourg et du Brisgau, gouverneur général des Évêchés et pays Messin, gouverneur général de Provence, Marseille, Arles et terres adjacentes, généralissime des armées du roi, son plénipotentiaire et ambassadeur extraordinaire pour les traités de paix à Rastatt, et chef de l'ambassade pour la signature de la paix générale à Baden, ensuite président du Conseil de Guerre et du Conseil de Régence.»Mais ce qui semble une marque de jalousie de la part d'un mémorialiste aigri prend une autre signification quand on connaît les réserves exprimées par d'autres contemporains, tels que le chevalier de Folard, célèbre écrivain militaire du XVIIIe siècle, qui, à la nouvelle de la mort de Villars, dit de lui qu'il fut «heureux et pas davantage».Voltaire, que Villars avait reçu plusieurs fois en son château de Vaux-le-Vicomte, construit par le surintendant Fouquet, donne un avis plus positif. «Il avait un génie fait pour la guerre et fait pour conduire les Français», clame-t-il dans son Siècle de Louis XIV, tout en concédant qu'«il n'y a guère eu d'hommes dont la fortune ait fait plus de jaloux», et même que les discours tenus par Villars à la Cour «rabaissaient trop les autres hommes, déjà assez irrités par son bonheur».Les mots «bonheur» et «heureux» reviennent souvent quand on évoque Villars, en bien ou en mal. Tous s'accordent à dire que ce général fut aidé dans sa carrière par une chance inouïe. Aux yeux de ses détracteurs, le prétexte était suffisant pour lui dénier tout mérite et pour attribuer ses succès à d'autres. Le maréchal de Villars aurait usurpé sa gloire.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...