
Histoire des maréchaux de France à l'époque moderne
Quand on évoque les maréchaux de France, seuls quelques grands noms comme Turenne, Villars, Vauban, ou Saxe viennent à l'esprit, surtout pour leurs actions militaires. Malgré des caractères et des mérites très différents, les maréchaux formaient pourtant un groupe social solide avec des institutions comme le tribunal des maréchaux de France. Cette étude pionnière permet d'allier portraits d'individus et étude d'un groupe social. La place des maréchaux de France à l'armée, au sein de la Cour et de la noblesse en général, les symboles et images les représentant, le crédit ou le discrédit qu'ils peuvent rencontrer permettent de repenser l'histoire de leur dignité, autrement qu'en termes d'histoire militaire voire d'"histoire bataille". L'état et office de maréchal de France, appartenant aux grands offices de la Couronne, fut l'un des plus élevés de la monarchie française à l'époque moderne. Il fut également l'un des plus lies à la fonction royale, qui asseyait sa légitimité sur la nomination et l'emploi des grands officiers de la Couronne. La capacité royale de nommer n'était toutefois pas forcément synonyme de choix libre des maréchaux de la part du souverain. Diverses pressions et autres circonstances politiques ou militaires pouvaient influer sur les critères de nomination. Ces aléas suscitaient des interrogations sur la valeur de l'office et sur le mérite des promus, à la suite notamment de promotions massives et répétitives. Au cours de l'époque moderne, les compétences des maréchaux de France se diversifièrent, de telle façon qu'ils incarnèrent à la veille de la Révolution une confusion des pouvoirs, caractéristique de la monarchie française. L'investiture royale des maréchaux, les taches courantes ou occasionnelles qui leur étaient attribuées, ainsi que les honneurs et symboles auxquels ils avaient droit, placèrent ces officiers parmi les premiers représentants du pouvoir royal en France.
| Nombre de pages | 600 |
|---|---|
| Date de parution | 28/06/2012 |
| Poids | 688g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782847366624 |
|---|---|
| Titre | Histoire des maréchaux de France à l'époque moderne |
| Auteur | El Hage Fadi |
| Editeur | NOUVEAU MONDE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 688 |
| Date de parution | 20120628 |
| Nombre de pages | 600,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le Beau Dumesnil. Un serviteur de l'ombre sous le règne de Louis XV
El Hage fadiSéducteur, scandaleux, opportuniste, joueur, éloquent, méticuleux jusqu'au zèle, le marquis de Chastellier-Dumesnil n'a jamais cessé de diviser. Sans être dupe des légendes, Fadi El Hage a exploité de nombreuses archives, pour la plupart jamais exploitées et pour certaines inédites, afin de retracer le destin hors-norme d'un personnage qui, de son Dauphiné natal, a su conquérir la Cour, est parvenu à côtoyer les plus grands personnages de son temps, avant de se brûler les ailes dans sa province d'origine. À travers la vie du « beau Dumesnil », c'est le XVIIIe siècle qui ressurgit sous nos yeux.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER31,01 € -

Le sabordage de la noblesse. Mythe et réalité d'une décadence
El Hage FadiAu XVIIIe siècle, la noblesse française comme l'aristocratie, minorité ô combien plus " médiatisée ", sont perçues comme décadentes par la grande majorité du peuple de France. Rongée par les dissensions internes, minée par les rumeurs et les scandales, contestée dans sa légitimité à revendiquer une supériorité sociale, la noblesse paraissait au plus grand nombre indigne de sa vocation à servir le royaume. Elle vivait alors la clôture d'un cycle, dont 1789 ne serait que l'ultime conséquence. En somme, et l'image perdure jusqu'à nos jours, la noblesse, en dérogeant à l'honneur, aurait perdu sa raison d'être. Mais y avait-il, dans les faits, une inconscience collective de la noblesse ? Pour démêler le vrai du faux, Fadi El Hage retrace son histoire au XVIIIe, dans toutes ces composantes, de l'aristocratie versaillaise aux vieilles familles prestigieuses mais désargentées, sans oublier la noblesse de robe. Fondé sur une relecture des sources et l'étude de documents inédits, cet essai novateur invite le lecteur à s'interroger sur la place et le rôle d'une noblesse victime autant de fantasmes que de l'image sociale et morale qu'elle renvoyait au public.EpuiséVOIR PRODUIT22,00 € -

Le duc de Vendôme. La gloire ou l'imposture
El Hage FadiRarement un chef militaire aura été tant adulé et simultanément aussi détesté que le duc de Vendôme. Arrière-petit-fils d'Henri IV, ce bâtard princier est un des meilleurs généraux de Louis XIV. Au moment de ses plus grands succès, il passe auprès de ses contemporains et du Roi-Soleil lui-même pour l'égal de Turenne et de Condé, pour un héros digne de son royal trisaïeul. A l'inverse, ses adversaires voient en lui un incapable servi par la chance et Saint-Simon fait de Vendôme une de ses bêtes noires : le mémorialiste a fixé pour la postérité le portrait d'un prince fainéant, vantard, crapuleux et sodomite. En s'appuyant sur des sources inédites ou revisitées, Fadi El Hage apporte un éclairage nouveau sur ce grand seigneur assoiffé de gloire et de reconnaissance, entre la cour de Versailles et les champs de bataille de l'Europe. Vendôme, héros ou imposteur ?EpuiséVOIR PRODUIT21,00 € -

Le chevalier de Bellerive. Un pauvre diable au XVIIIe siècle
El Hage FadiLe chevalier de Bellerive a cherché à se distinguer dans les Lettres durant toute sa vie avant de finir en prison, fou. Presque tous ses écrits sont restés à l'état de manuscrit. Le destin du chevalier met en lumière les difficultés d'un auteur à trouver des mécènes et à éviter la censure. A partir d'une étude des ses manuscrits, ce livre lève un voile sur l'existence d'un auteur et d'une oeuvre qui n'a pas connu la postérité. Une "bohême littéraire" ressurgit à l'ombre du siècle de Louis XIV.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER28,01 €
Du même éditeur
-

Figures des salles obscures. Des exploitants racontent leur siècle de cinéma
Bonvoisin Samra-Martine ; Forest Claude ; ValmaryCent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.EpuiséVOIR PRODUIT28,05 € -

Sports et sportifs français sous Vichy
Prêtet Bernard ; Dietschy PaulA la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.EpuiséVOIR PRODUIT26,95 € -

Le Temps des Médias N° 26 : Afriques entre histoire et mémoires
COLLECTIFLes polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?EpuiséVOIR PRODUIT28,05 € -

Les biens de l'enfant. Du monde marchand à l'espace familial
Brougère Gilles ; Dauphragne AntoineQu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.EpuiséVOIR PRODUIT24,70 €
De la même catégorie
-

Jacques le Fataliste et son maître
Diderot Denis ; Toumarkine Barbara-KDeux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel. C'est à partir de cette exposition déconcertante, qui laisse toute liberté à l'imagination de son lecteur, que Diderot a travaillé pendant les vingt dernières années de sa vie à Jacques le Fataliste et son maître (1796, posthume), oeuvre extravagante et joyeuse, roman polyphonique qui met à mal le roman tout en le célébrant constamment.EpuiséVOIR PRODUIT4,51 € -

L'Angleterre face aux Bourbons dans la Guerre d'Indépendance Américaine. Paradoxe dans l'Europe des
Caillot Bernard ; Schapiro Mark A.Cet ouvrage présente de manière précise et exhaustive les évènements et les personnages d'une révolution qui a changé le monde à jamais. Des " clips " réalistes permettent de comprendre le paradoxe de la situation des Etats européens, des instantanés révèlent les moments clés et des extraits de courriers peu connus dévoilent la psychologie et la motivation des acteurs. Derrière cette présentation, un fil rouge : l'analyse d'une realpolitik qui n'avait pas encore son nom.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER31,50 € -

Les souverains à Versailles. Entre vie publique et vie privée
Da Vinha MathieuLa monarchie française se devait, par tradition, d'être accessible à ses sujets. Cet usage créait des situations que les étrangers trouvaient fort surprenantes. Ainsi, le courtisan italien Primi Visconti, présent à la cour de France de 1673 à 1681, écrivait-il dans ses Mémoires qu'"en Espagne les princes ne peuvent être abordés que par des bouffons alors qu'en France ils le sont par tout le monde". Cette tradition se poursuivit au XVIIIe siècle et Louis XV, puis Louis XVI, certes dans une bien moindre mesure, continuèrent cette pratique de vie en public. On a donc bien du mal à imaginer une quelconque vie privée du souverain... Celle-ci s'organisait surtout pendant les "heures rompues", c'est-à-dire dans les "trous" laissés par l'emploi du temps de sa journée ritualisée qui, depuis Louis XII, connaissait une régularité plus ou moins affirmée. En raison de son caractère, précisément "privé", il est bien difficile d'envisager la vie des souverains hors de leur représentation publique. C'est la raison pour laquelle il convient toujours de considérer, et la vie publique, et la vie privée pour appréhender cette dialectique complexe que représentaient les "deux corps du roi", pour reprendre l'expression d'Ernst Kantorowicz.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER14,90 € -

Journal de la campagne d'Amérique (1780-1783). Le corps expéditionnaire français sous les ordres du
Lauberdière Louis de ; Chastenet Jonathan deLe 9 avril 1780, le capitaine Louis de Lauberdière, un jeune officier angevin du régiment de Saintonge, âgé de vingt ans, embarque à Brest sur le Père de famille, et part pour l'Amérique le 2 mai suivant. Comme plusieurs milliers d'autres militaires, il fait partie du corps expéditionnaire français constitué sur ordre du Roi pour porter secours aux insurgés des colonies britanniques de l'Amérique du Nord. Ces derniers ont proclamé leur indépendance en 1776, et luttent contre la puissante Grande-Bretagne. Louis XVI confie le commandement de l'armée française au général de Rochambeau, oncle à la mode de Bretagne de Lauberdière. La nomination royale profite au jeune officier, le général le choisissant comme aide de camp. Cette fonction lui permet de participer à des événements militaires et diplomatiques faisant date dans l'histoire, et culminant avec la victoire franco-américaine de Yorktown (1781). Témoin privilégié, Louis de Lauberdière observe attentivement les personnes, anonymes ou célèbres, il garde en mémoire les actions de chaque jour, grandes ou modestes, et s'informe de faits de toute sorte touchant les Américains. Il prend quotidiennement de nombreuses notes qui lui serviront peu de temps après pour écrire un substantiel Journal de l'Armée aux ordres de Monsieur le Comte de Rochambeau pendant les campagnes de 1780, 1781, 1782, 1783, dans l'Amérique septentrionale. C'est ce manuscrit de grand intérêt, resté longtemps inédit, qui est proposé aux lecteurs, pour la première fois, dans son texte original et intégral.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,00 €
