P.-S.: J'espère que vous trouverez le temps de me répondre." Ainsi s'achève le message que le narrateur de Cher mossieur Kawabata s'obstine à vouloir adresser au grand écrivain japonais qui se donna la mort en 1972. Comme une bouteille à la mer, ce récit évoque une enfance dans un village de la montagne maronite où la violence des vendettas familiales se nourrit des peurs ancestrales pesant sur une existence bornée, ainsi que les rêves de justice de toute une génération dévoyée dans la férocité de la guerre civile libanaise et la solitude d'un homme croisant la mort qui l'attend. Dans cette correspondance prétexte avec le prix Nobel japonais, initiateur d'une recherche inquiète entre tradition et modernité, Rachid El-Daïf explore brillamment les voies de l'autofiction, éclairant son écriture, volontiers tragique, de pages qui pourraient être comiques n'était leur ironie grinçante, Cette autodérision, qui est aussi tendresse amère pour un passé reconstitué, est la marque certaine d'une maturité romanesque qui consacre le talent d'un écrivain désormais internationalement reconnu comme une des voix singulières de la littérature arabe actuelle.
Nombre de pages
160
Date de parution
04/06/1999
Poids
220g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782742718825
Titre
Cher monsieur Kawabata
Auteur
El-Daïf Rachid
Editeur
ACTES SUD
Largeur
140
Poids
220
Date de parution
19990604
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Né au Liban en 1945, Rachid El-Daïf s?est d?abord tourné vers la poésie (L?Eté au tranchant de l?épée, Le Sycomore, 1979) avant de se consacrer, depuis les années quatre-vingt, au récit, avec notamment Passage au crépuscule (Actes Sud, 1992) et L?Insolence du serpent (Amam, 1997). Il partage son existence entre Beyrouth, où il enseigne la langue et la littérature arabes à l?Université libanaise, et son village natal de la montagne.
Originaire du Hedjaz, un jeune poète et chanteur, Ma'bad, se décide à aller chercher fortune à Bagdad. Il y arrive par malchance vers 810, au moment où la guerre civile opposant les deux fils de Haroun al-Rachid, Al-Amîn et Al-Ma'mûn, bat son plein. Dans la grande métropole abbasside, Ma'bad fréquente les bas-fonds et les lieux de plaisir, et se fait peu à peu connaître et apprécier par les notables des deux bords. Devenu chanteur attitré d'Al-Amîn, il prend la fuite pour Bassora lorsque son maître perd définitivement la partie. De là, les hasards de la vie aventureuse le conduisent jusqu'en Iran, mais on le retrouve bientôt à Bagdad, au service d'Al-Ma'mûn, où il encourt tour à tour sa disgrâce et sa faveur... Puisant son inspiration pour l'essentiel dans deux grands classiques arabes du Xe siècle, Rachid El-Daïf nous offre un beau roman historique qui, à l'instar de ses prestigieux modèles, voudrait "instruire en divertissant" - ou inversement. Le tableau qu'il dresse de Bagdad à son apogée est celui d'une ville où le brassage des populations et le métissage des cultures engendrent une étonnante liberté des moeurs. Et nous voyons éclore une véritable "civilisation du plaisir" qui parvient, sinon à brider la violence endémique, du moins à en atténuer les effets.
Un homme et une femme se retrouvent lors d un rendez-vous arrangé dans un café sur la corniche à Beyrouth. Ils ont la trentaine; ils décident de se marier. Mais le couple qu ils forment est fragile: elle est aussi moderne et cultivée qu il est attaché à ses traditions. Troublé par la volonté d indépendance de son épouse, il va la sentir s éloigner de lui puis la contraindre, peu à peu, à renoncer à sa liberté... Comédie / 1 homme - 1 femme / 1:00
Un Libanais nommé Rachid regarde distraitement à la télévision un film dans lequel joue Meryl Streep, Kramer contre Kramer. Ne comprenant pas l'anglais, il parvient juste à deviner que la célèbre actrice est en train de se séparer de son mari. Ce divorce le renvoie soudain à la réalité de son propre couple, dont le mariage avait été préparé par une tante. Le roman se présente comme une longue interrogation sur ses relations avec sa femme. Pourquoi va-t-elle assez régulièrement dormir chez ses parents, malgré l'achat d'une très belle télévision Sony ? Comment se fait-il qu'elle en sache autant sur la sexualité masculine ? Peut-il vraiment croire à la virginité de son épouse avant le mariage alors que les médecins savent maintenant très bien réparer les choses ? Quelle a été, au fond, la vie de cette femme dont il ne sait finalement pas grand-chose et qui lui échappe chaque jour un peu plus ? Qu'elle aille au diable, Meryl Streep ! est sans aucun doute le roman arabe où la question du couple est la plus explicitement traitée et où la sexualité est abordée sans ambages. Le mariage apparaît comme une institution mise à rude épreuve par la modernité. En assumant ou en feignant d'assumer cette modernité, la femme dévoile finalement à l'homme à quel point il reste incapable d'en faire autant.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...