Carl Einstein (1885-1940) fut un esprit d'avant-garde, engagé dans toutes les luttes de son temps. Découvreur de l'art africain, théoricien du cubisme et de l'art moderne, il sut allier à la rigueur du jugement l'enthousiasme pour la création de ses contemporains. Ecrivain, poète, essayiste, il collabora à de très nombreuses revues (Die Aktion, transition) et co-fonda, à Paris, en 1929, Documents qu'il ouvrit largement à l'ethnologie. Des ?uvres hors du commun balisent son itinéraire original et fécond à travers le XXe siècle, citons: Bébuquin ou les dilettantes du miracle (1912), un antiroman à l'écriture cubiste, La sculpture nègre (1915), première analyse formelle de l'art africain sans préjugé ni ethnocentrisme, L'art du XXe siècle (1926, 1928 et 1931), bilan aussi précoce que définitif sur l'art moderne, Georges Braque (1934).
Nombre de pages
165
Date de parution
10/12/2002
Poids
723g
Largeur
210mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782930174310
Titre
Georges Braque
Auteur
Einstein Carl
Editeur
PART DE L OEIL
Largeur
210
Poids
723
Date de parution
20021210
Nombre de pages
165,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La sculpture nègre de Carl Einstein, parue en 1915 à Leipzig, compte au nombre des ?uvres maîtresses du XXe siècle. Elaborée en phase avec la naissance du cubisme en France, cette analyse formelle, novatrice et audacieuse, donna à l'art africain ( dit "nègre" à l'époque) son statut définitif d'art à part entière. Pour la première fois un Européen portait sur l'art d'Afrique subsaharienne un regard sans préjugé ni ethnocentrisme.
Vivantes figures - tel est le titre que nous avons donné à un ensemble d'essais de Carl Einstein inédits en français qui ont en commun de traiter de questions esthétiques, abordées en rapport avec les arts plastiques, les arts vivants (théâtre, danse) ou la littérature. Ainsi réunis pour la première fois, ces textes, pour partie posthumes, dont la rédaction s'étend des années 1940 aux années 1930, renouvellent fortement l'image de Carl Einstein. Il n'est pas seulement l'un des premiers critiques d'art ayant livré dès les années 1910 une analyse percutante des arts sculptés en Afrique et de la peinture cubiste. C'est aussi un théoricien extrêmement inventif qui, dans les essais qu'il avait l'intention de réunir dans une Esthétique expérimentale, a livré les passionnants aperçus d'une pensée de la "vie" des oeuvres et des modalités d'une animation de l'espace artistique. Inlassablement, en dialogue avec des disciplines comme la psychologie, l'anthropologie et la sociologie, Einstein cherche à éclairer les conditions qui, échappant à la répétition du donné, inaugure de nouvelles manières de métamorphoser les représentations et de "briser la standardisation causale du monde".
Né en 1914 à Affori près de Milan, pratiquement inconnu en France, Emilio Villa est l'un des plus grands poètes contemporains. Son travail sur la polyphonie des langues le rend comparable à Joyce et à Arno Schmidt. Rarement l'expression "alchimie du verbe" a paru mieux appropriée. Pour Villa la poésie trouve son agir dans sa propre énergie, destituée de tout lien logique d'ordre grammatical, de toute rationalité qui renverrait à du signifié originel. Doit dominer la stratification mobile d'un alogisme dans ses moments de ruptures. D'où le glissement vers une "zérolangue" traitée en tant que matériau infiniment plastique et déformable.