Extrait de l'introductionMorale et politique ou Morale politique et politique morale?Morale et politique. Nous nous habituons à ces deux termes comme s'il formait deux ensembles absolument distincts et séparés. Il y aurait la morale d'un côté qui veillerait à donner à l'individu des règles, un art de vivre pour bien se comporter dans la vie privée et, d'un autre, la politique, séparée de toute considération morale, qui chercherait à veiller à «l'intérêt commun», expression suffisamment vague pour qu'y soit absente une quelconque référence à des valeurs morales, considérées déjà comme des opinions particulières qui dérogeraient à l'idéal démocratique avide de neutralité, de respect de la conscience, de tolérance, de liberté de conscience; tous termes fort importants et graves, mais qui méritent justement une analyse précise.Nous nous habituons aussi trop souvent à considérer la politique comme le règne du cynisme, de l'ambition individuelle, de la volonté de domination; comme une activité qui ne cherche qu'à capter pour elle l'opinion publique en la conditionnant, la manipulant puisqu'il s'agit pour le futur gouvernant, par exemple dans un gouvernement de type démocratique, d'avoir avec lui pour être élu la majorité des voix de son peuple; une activité qui n'aurait comme seul et unique but que le maintien au pouvoir et donc l'éviction de l'adversaire réel ou potentiel, passé ou futur, et ceci, parfois, quels que soient les moyens utilisés. On voudrait bien dans ces conditions que la fin justifiât les moyens en éliminant d'ailleurs purement et simplement toute référence à la fin, ne conservant que des moyens pour le maintien au pouvoir. En particulier, celui-ci pourrait demander qu'on ne s'intéresse que de très loin à des questions morales, de peur qu'une partie de l'opinion ne s'en aille vers l'adversaire qui professerait d'autres opinions morales que les siennes et plus conformes aux goûts du jour.L'histoire elle-même est marquée par tant de guerres, de violences, de révolutions, de trahisons des traités de paix, d'oppositions entre les partis, de haines entre les hommes politiques, de retournements d'alliance, qu'à l'avance on imagine les hommes politiques comme des ambitieux et des corrompus. On préfère alors cultiver son jardin ou ne s'intéresser qu'à sa sagesse intérieure et ne se mêler d'aucune activité politique, de peur de se salir les mains comme si, nécessairement, toujours et partout, un homme politique était un homme aux mains sales!
Nombre de pages
324
Date de parution
04/09/2012
Poids
395g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782360400850
Titre
LA POLITIQUE FAIT-ELLE LE BONHEUR DE LA SOCIETE ? LES ESSENTIELS DE LA PHILO
Auteur
Echivard Jean-Baptiste
Editeur
ARTEGE
Largeur
135
Poids
395
Date de parution
20120904
Nombre de pages
324,00 €
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Dans le volume précédent, nous avons étudié ce qui concerne la raison spéculative, que ce soit lorsqu'elle réfléchit sur elle-même, comme dans la Science rationnelle, ou lorsqu'elle étudie les êtres naturels, comme dans les Libri naturales. Or l'une des grandes distinctions introduites par Aristote est celle qui existe entre la raison spéculative, théorétique et la raison pratique, entre une connaissance qui cherche à connaître pour connaître et contempler l'ordre de l'univers, et une connaissance qui se met au service de l'agir moral et politique de l'être humain. Thomas d'Aquin, en commentant l'Ethique à Nicomaque et La Politique d'Aristote, nous livre une étude capitale sur les caractéristiques essentielles de l'agir moral et politique de l'être humain. Et, dans les proèmes de ses commentaires, il présente l'objet et la finalité de la raison pratique morale et politique ainsi que la manière dont on peut considérer les actes moraux et politiques de chaque personne. Si l'on a pu parler de "science morale", il semble nécessaire de lire les deux proèmes de saint Thomas à ses deux commentaires - ainsi que les commentaires qu'il fait de ce qu'il estime être les propres proèmes d'Aristote - pour s'apercevoir que la "science morale" ne peut pas être dite science au même titre que les "sciences" de la nature, qu'une philosophie morale et politique ne peut pas raisonner comme raisonne une philosophie de la nature. C'est donc à la découverte de l'ordre pratique, moral et politique, que ces proèmes de saint Thomas nous invitent. On remarquera qu'on ne sépare pas ce qui concerne la morale et ce qui revient à la "politique", tant il est vrai que la réalité de l'agir humain dépend des intentions, des choix, des décisions personnelles de chacun, mais également d'une participation effective et nécessaire de chaque personne à diverses communautés, et d'abord à la communauté familiale dont il est naturellement une partie. Le bien propre que chacun cherche et désire est toujours relatif à un bien commun, désiré et vécu à plusieurs et pour plusieurs.
Résumé : Si un organisme a besoin d'une âme pour que chaque organe et chaque faculté puisse vivre, la Métaphysique ne serait-elle pas cette " âme " de toutes les disciplines philosophiques qui les unifierait et les ordonnerait les unes par rapport aux autres ? En vue de quoi l'univers et la personne existent-ils? Quelle est ou quelles sont leur(s) cause(s) première(s) ? Toutes ces questions se posent naturellement à tout homme dès lors qu'il s'efforce de comprendre le sens de l'existence. Dans son questionnement, comme dans son existence quotidienne, il rencontre un jour ou l'autre la question de Dieu, Cause première et finale de l'univers et de la personne et, après l'étude des disciplines philosophiques particulières, il peut être conduit à considérer ce qu'il y a de commun à tout être : l'être en tant qu'être et non plus seulement l'être en tant que mouvement, comme dans la philosophie de la nature, ou l'être en tant qu'être de raison, comme dans la science rationnelle. C'est pourquoi la Métaphysique selon ces deux types de questionnements se nomme " philosophie première " - c'est la science de l'être en tant qu'être - ou " théologie philosophique " - c'est la science qui pose la question de Dieu, son existence, sa nature. Or souvent on refuse à la Méta-physique le nom de " théologie " : cela semble déroger à la stricte rationalité philosophique. L'intérêt des textes présentés ici est peut-être alors d'unir la considération sur l'être en tant qu'être, et celle sur Dieu, Cause première et finale de tous les êtres. Métaphysique, philosophie première, théologie philosophique, sagesse, tous ces noms se complètent ainsi et s'enrichissent mutuellement, donnant vie et unité à l'ensemble des disciplines philosophiques.
Résumé : La philosophie apparaît souvent comme une activité intellectuelle qui multiplie à loisir les problèmes, sans donner aucune méthode pour connaître quelque certitude. L'habitude assez fréquente de la considérer à travers l'unique histoire de la philosophie semble accentuer l'impression que la diversité des systèmes philosophiques ne permet pas de donner des réponses, laissant l'intelligence insatisfaite. Trente-deux années d'enseignement ont permis à l'auteur de comprendre comment l'on pouvait introduire à la philosophie de jeunes intelligences conditionnées, certes, par leur manière contemporaine de vivre et de penser, mais désireuses, aussi, de trouver, comme tout homme, un sens à leur vie pour nourrir les décisions essentielles qui orienteront leur avenir. A sa manière, à partir des maîtres qui lui ont appris à raisonner, et nourri de son expérience, l'auteur aborde ici chaque notion du programme de Terminale et, comme il le fait en cours, traite des questions essentielles que ce programme permet d'aborder. Ainsi, à partir d'un exposé de chacune des notions proposées, les élèves et tous ceux qui désirent s'introduire à la philosophie en auront une première approche.
L'habitude est prise depuis quelques décennies de commencer les cours de philosophie par la conscience. Mais la conscience est-elle vraiment première et ne suppose-t-elle pas auparavant une nature qui rend possible tous ses actes ? L'inconscient est, aujourd'hui, une des réalités psychologiques les plus fortes qui nous font douter de l'existence de la liberté. Mais existe-t-il vraiment une opposition irréductible et nécessaire entre l'inconscient et la conscience ? L'inconscient n'est-il pas un acte de la mémoire qui est une des facultés de la conscience ? Sans la mémoire, un acte de conscience serait-il possible ? Doit-on, dans ces conditions, faire de l'inconscient cette réalité obscure et toujours inconnue qui nous rendrait inconnu à nous-même ? L'homme est un être de désirs, dit-on. Mais de quels désirs parle-t-on ? Tous ceux-ci doivent-ils être satisfaits parce que ce sont des désirs ? On oppose, de plus, souvent, la volonté au désir. Mais la volonté n'est-elle pas elle-même désir ? L'homme, par la perception sensible, reçoit en lui le réel. Mais la perception diffère-t-elle de la sensation ? N'est-elle pas nécessairement relative à la connaissance intellectuelle ? Et la connaissance intellectuelle ne serait-elle pas également relative à la perception ou à la sensation ? L'homme vit dans le temps, mais, parfois aussi, il aspire à l'éternité. Tantôt nous percevons le temps comme facteur de corruption, de vieillissement, tantôt nous pouvons être plus sensible à tout ce qui, dans la réalité, demeure. Comment l'homme peut-il alors vivre sa relation aux différentes parties du temps que sont le passé, le présent et l'avenir ? Quelle conscience a-t-il de son existence temporelle ? Pour vivre, toute conscience dépend d'autrui. Mais autrui a pour nous de multiples significations qui ne sont pas interchangeables : du voisin de palier, à notre père ou à notre collègue, beaucoup d'autrui se présentent à nous ? Que peuvent représenter ces diverses significations ? Toutes ces questions vont nous permettre de mieux comprendre la spécificité du sujet humain. Car l'homme n'est pas d'abord un objet parmi d'autres objets ; il n'est pas une partie de la nature au même titre que d'autres êtres naturels, comme les plantes ou les animaux. Il est sujet de ses actes, capable de liberté et de responsabilité ; sujet de droits et de devoirs dans les différentes communautés sociales auxquelles il participe. Comme le XXe siècle a connu, avec, par exemple, les totalitarismes nazi et marxiste, des temps de barbarie qui ont bafoué radicalement la dignité de l'homme comme sujet de ses actes, il est bon de comprendre, philosophiquement, les causes qui font de l'homme, malgré certains déterminismes psychologiques, un sujet de ses actes.
On connaît ces expressions car on les entend sans cesse, elles font partie du langage courant : "Une bible", "Pauvre comme Job", "A Pâques ou à la Trinité", "Jeter la première pierre", "Etre aux anges", "Pleurer comme une Madeleine", "Oeil pour oeil, dent pour dent", "Crier sur les toits","Une période de vaches maigres", "Un travail de bénédictin", etc, ... mais sait-on qu'elle proviennent de la Bible et de la culture chrétienne ? Voici réunies une centaine d'expressions de la vie de tous les jours qui sont issues d'épisodes de la Bible ou de la tradition chrétienne, L'auteur raconte leur origine et les situe dans le cadre biblique, Ces expressions retrouvent alors toute leur saveur et leur profondeur. Une découverte de la foi à travers un parcours culturel et spirituel qui enrichira les enfants et les plus grands.
Résumé : "La crise de l'Eglise ne fait que commencer ! " affirmait déjà en 1969 Joseph Ratzinger, alors professeur de théologie. A plus de 50 ans de distance, ces paroles sont devenues prophétiques : derrière la crise des abus sexuels, existe une grave crise de la foi et de la morale qui affecte particulièrement le Peuple de Dieu. Cet ouvrage, sous la plume d'un successeur des Apôtres, soucieux, en communion avec le Pape et tous les évêques, de "garder fidèlement la foi catholique reçue des Apôtres" , a pour objet de donner une parole d'autorité pour fortifier la foi des fidèles, parfois ébranlée, sur le mystère de l'Eglise, le sacerdoce, la formation de laïcs et la mission prophétique de l'Eglise. La conviction qui traverse cet essai est d'abord que les vrais réformateurs de l'Eglise, ce sont les saints ! Parce que l'Eglise est un mystère de communion missionnaire, son avenir passera, non par une préoccupation excessive de ses structures et de son fonctionnement, ni par le souci de s'adapter aux évolutions du monde, mais par une pastorale renouvelée de la sainteté qui trouve son expression achevée dans le témoignage rendu à la Vérité. Mgr Marc Aillet est évêque du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron.
L'Anthologie part de l'acquis du Nouveau Manuel de Patristique (Artège, 2024) qu'elle vient compléter sans le reprendre, en proposant les textes-clefs des différents Pères. Rien ne remplace, en effet, la lecture directe des textes, dont l'interprétation est parfois infinie, comme celle des Confessions d'Augustin. Il n'est cependant pas toujours possible d'avoir une bibliothèque à sa disposition et une introduction est précieuse et sert de table d'orientation afin de lire les textes de référence. C'est aussi une chance d'avoir des spécialistes de chaque Père qui ouvrent les trésors de leurs oeuvres au lecteur, en allant d'emblée à l'essentiel, ce qui évite, par exemple, de se perdre dans le dédale des polémiques, qui étaient utiles à l'époque, mais qui ne nous concernent plus directement. Pour aider le lecteur, chaque spécialiste, ayant réalisé une présentation, tant dans le Nouveau Manuel que dans l'Anthologie, rend compte de son choix de textes et introduit des titres pour chaque passage, ainsi qu'une brève présentation, afin de les situer dans leur époque et dans l'oeuvre de chaque Père. Loin d'opter pour des morceaux choisis, nous proposons des textes envisagés dans toute leur ampleur. En lisant les différents passages de l'Anthologie, on pourra mesurer à quel point les Pères de l'Eglise sont nos Pères dans la foi et nos frères dans la vie de l'Esprit. Sous la direction de Marie-Anne Vannier, professeur de Théologie à l'université de Lorraine. Membre de l'Institut universitaire de France. Rédactrice en chef de Connaissance des Pères de l'Eglise. Elle a écrit de nombreuses publications sur S. Augustin, Jean Cassien, Maître Eckhart et les mystiques rhénans. Ont contribué à cet ouvrage : Elie Ayroulet, Agnès Bastit-Kalinowska, Laurence Brottier, Aline Canellis, Régis Courtray, Denis Dupont-Fauville, Jacques Elfassi, Cécile Faivre, Job Getcha, Philippe Henne, Philippe Molac, Paul Mattei, Gérard Nauroy, Colette Pasquet, Lorenzo Perrone, Jean-Marc Vercruysse, Ugo Zanetti .