Dans la mythologie des Antilles, dans ce sacré recomposé où bestiaire fantastique et figures tutélaires des Ancêtres se côtoient, le mythème de Man Dlo occupe une place à part. Héritées des Afriques originelles, génies des forêts et des eaux, êtres surnaturels protecteurs et pourvoyeurs de grandes consciences, les Man Dlo sont Femmes. Cette féminité les rend mères, non seulement de l'ensemble de la communauté, si longue à trouver la densité heureuse de son rassemblement, mais aussi de chaque morceau, chaque arbuste, chaque puissance aquatique - faune ou flore - qui vit au cœur des règnes humides où commence l'immémoriale Vie. Emile Eadie, physicien mais aussi historien, spécialiste de l'Histoire des Antilles, ouvre ici la Porte des Allégories et rend un hommage constant, inquiet, questionnant et curieux, au mythe féminin qui sous-tend l'Homme. L'invention verbale, la constante vigilance à dire qu'il existe une visibilité - et une lisibilité - nègre du monde, mais aussi la confrontation de cette visibilité, cette lisibilité avec d'autres - Man Dlo ne rencontre-t-elle pas Gandhi - font de ce livre à la fois poétique et mythologique une puissante introduction créole au monde.
Nombre de pages
172
Date de parution
28/04/2014
Poids
265g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782871680741
Titre
Man Dlo
Auteur
Eadie Emile
Editeur
MEO
Largeur
150
Poids
265
Date de parution
20140428
Nombre de pages
172,00 €
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Sur la route de la canne à sucre retrace l'histoire du cheminement de la canne à sucre à travers le monde et appréhende l'évolution des techniques de fabrication du sucre de 1492 au XXe siècle en Martinique. Cet ouvrage compile et rassemble neuf articles et six conférences rédigés dans le cadre de l'élaboration de l'habilitation à diriger des recherches (HDR) de l'auteur.
Le Colloque pluridisciplinaire et international," l'Esclavage de l'Africain en Amérique du 16"me au 19"me siècle: les Héritages "a été organisé par l'Association Dodine les 19, 20 et 21 avril 2011 à Fort de France. Ce n'était pas, comme d'aucuns pouvaient d'emblée le penser, un colloque de plus eu égard aux multiples rencontres antérieures relatives à l'Esclavage vu du continent européen. La visée ici était tout autre. L'objet assigné se voulait différent, novateur: un colloque axé sur" Les Héritages ", à savoir," les créations des peuples nègres issus des abolitions de l'esclavage au 19e siècle en Amérique. "D'où la définition et la délimitation d'un champ d'interrogations et d'investigations ouvert sur les domaines de l'activité humaine. La manifestation, labellisée" 2011 Année des Outre-Mer Français "a vu ses travaux se dérouler dans d'excellentes conditions. La trentaine de communications fut déclinée en six sessions de demi-journées, animées par des modérateurs avertis. Elles reçurent un écho très favorable d'un public attentif, curieux, de plus en plus nombreux et motivé dans l'échange. En relation avec le colloque, le Vernissage de l'exposition" Prismes d'Artistes ". à l'initiative des Artistes Peintres de l'Association Martiniquaise PABE (Plastik Art Band Experimental", "Quel grand honneur que celui d'avoir participé à ce colloque de très haut niveau et de penser qu'il est une graine qui va fertiliser de futurs projets entre nous tous!", "Je ne connais pas une seule personne qui n'ait parlé de sa satisfaction totale à la fin de la conférence."
Une aventure dans l'au-delà. C'est le récit que nous offre Betty J. Eadie. Déclarée cliniquement morte avant de revenir à la vie, elle nous rapporte un témoignage bouleversant, lumineux et riche d'amour. Dans les bras de la lumière, elle a su découvrir le véritable sens de la vie terrestre et nous le transmet avec sagesse. Un voyage aux frontières de la vie et une belle leçon pour atteindre la plénitude.Betty J. EADIE, mère de famille, a atteint la sérénité à travers son expérience de la mort. Elle donne aujourd'hui de nombreuses conférences dans le monde et se consacre à l'accompagnement des personnes en fin de vie.
Martino "Zam" Ebale, dès son plus jeune âge, s'est senti profondément fame-minja, une nature de femme dans un corps d'homme. Forcé de choisir l'exil en Belgique pour échapper à la loi homophobe de son Cameroun natal, il nous livre un parcours de vie éclairant, parfois heureux, souvent difficile, et nous invite à dénoncer les préjugés de toutes natures, à dénoncer toutes les formes de rejet, que les victimes en soient des homosexuels, des lépreux, des séropositifs HIV, des groupes ethniques, sociaux, des adeptes d'une religion ou d'une philosophie, ou... des femmes.
« Jacinthe. Joli prénom que je déteste car j'ai des yeux brun fleur fanée. Par contre, j'adore ma tignasse. C'est elle qui m'entraîne dans des dessins de plus en plus fous. Alors j'oublie ma mère qui m'est presque étrangère, que j'appelle meman. Ou mèman. Et ce père, merveilleux à 75%. J'oublie aussi ce nuage infernal au-dessus de ma tête : le secret que me cachent mes parents. » Nous plongeons dans sa vie, de ses huit ans à ses vingt-cinq ans. Avec son tempérament de feu, ses défis, crises, délires, révoltes, prises de risques. Mais aussi son humour ! On l'accompagne dans sa quête de la vérité. Et la construction de sa vie d'artiste.
Aux obsèques de Mia, Jean disjoncte et révèle à l'assistance médusée sa liaison avec la « parfaite épouse, mère de famille et enseignante » que l'on enterre, déclenchant une échauffourée dans une église qui n'en demandait pas tant. Relâché après une brève garde à vue, il revit leur amour nomade dans des chambres d'hôtels, chacune représentant un nouveau commencement et une ode à la vie, après avoir longtemps végété comme ami de la famille entre la femme qu'il aimait en silence, le mari obnubilé par son musée des deux guerres, deux ados révoltés contre la discipline à l'ancienne imposée par leur père, sans oublier sa propre mère mêle-tout et quelques figurants peu banals. La vie, toutefois, ne s'arrête pas avec la disparition d'une femme follement aimée... Un roman qui louvoie en permanence entre tension dramatique, non-conformisme social et humour aux confins du non-sense.
Née dans le Nord du Vietnam pendant la guerre d'Indochine, Tuyêt-Nga Nguyên a grandi dans le Sud pendant la guerre du Vietnam avant de venir en Belgique poursuivre ses études. Après la victoire communiste, elle n'est plus retournée dans son pays natal que pour de brefs séjours, mais il est présent dans tous ses livres. Elle rompt ici avec le roman réaliste qui l'a fait connaître, ancré dans l'Histoire, pour offrir des contes, les uns traditionnels, d'autres inventés par elle (notamment pour des enfants de boat-peoples réfugiés aux États-Unis) ou des anciens de sa famille. Elle les assortit d'anecdotes et de souvenirs qui les mettent en perspective et les entrecoupe d'extraits de poèmes et de chansons qu'elle a traduits et transposés, privilégiant leur âme et leur musicalité. Ces «â??interludesâ??» imprègnent l'ensemble du recueil de leur coloration mélancolique, voire d'une touche de folie. ? Une auteure à relatif succès en Belgique, notamment finaliste du prix des Cinq continents de la Francophonie. ?Des contes présentant à la fois l'âme du Vietnam et un regard sur le pays réel à travers une mise en situation, amplifiés par des extraits de contes et de chansons. Tuyet-Nga Nguyên, écrivaine belge d'origine vietnamienne, est l'auteure de six romans et d'un recueil de nouvelles dans la collection Belgiques. Elle a obtenu le prix des Lycéens pour "Le journaliste français" et a été finaliste du prix des Cinq continents de la Francophonie pour "Soie et Métal".