Le nouvel âge de la solidarité. Pauvreté, précarité et politiques publiques
Duvoux Nicolas
SEUIL
12,90 €
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EAN :9782021048438
Les dispositifs de lutte contre la pauvreté sont souvent accusés d'entretenir l'oisiveté des "privilégiés" qui en bénéficient. Non seulement il est scandaleux de présenter les plus vulnérables comme des paresseux, mais l'assistance ne saurait être confondue avec l'Etat social. Au contraire, elle résulte de la décomposition de ses protections collectives. Son extension continue marque le passage du système de protections universalistes érigé après-guerre à des politiques ciblées, centrées sur la pauvreté et l'exclusion. Le développement de l'assistance, que la crise amplifie encore, est un choix de société non explicité et non assumé. Il conduit à un délitement progressif de la solidarité, à l'indifférence envers la pauvreté, mais aussi à un double mouvement de responsabilisation de l'individu, d'un côté, et de justification des inégalités, de l'autre. Ce livre vise à conjurer l'engrenage de la stigmatisation des assistés et du recours croissant à l'assistance dans lequel notre pays s'est engagé. Pour éviter que ce cercle vicieux n'aboutisse à un démantèlement délibéré des droits sociaux, il faut repartir des héritages historiques et sociaux de la gauche et chercher les voies d'une articulation nouvelle entre la responsabilité de la collectivité et celle de l'individu.
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Nombre de pages
104
Date de parution
23/02/2012
Poids
144g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782021048438
Titre
Le nouvel âge de la solidarité. Pauvreté, précarité et politiques publiques
ISBN
2021048438
Auteur
Duvoux Nicolas
Editeur
SEUIL
Largeur
141
Poids
144
Date de parution
20120223
Nombre de pages
104,00 €
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Alors qu'elles avaient diminué au XXe siècle, les inégalités économiques se creusent de nouveau, depuis plusieurs décennies, dans la plupart des pays occidentaux. Mais la seule dimension économique ne suffit pas à rendre compte des inégalités, qui doivent aussi être saisies dans leur ensemble, quelle que soit la forme qu'elles prennent. Afin d'appréhender leur pluralité, Nicolas Duvoux dresse un panorama des différentes définitions qu'on donne des inégalités sociales, des outils qui permettent de les mesurer ainsi que des interprétations de la façon dont elles se construisent et s'enracinent. Comprendre les inégalités sociales, c'est dès lors décrypter comment chaque société les conçoit, les critique et tente (ou non) de les combattre.
Le présent volume rassemble quatre des plus grands écrits d'Emile Durkheim (1858-1917), père fondateur de la sociologie. Dans De la division du travail social (1893), il expose les liens de solidarité à l'oeuvre entre les individus de la société moderne occidentale et établit ainsi les prémisses de l'étude sociologique. Ce travail est parachevé dans Les Règles de la méthode sociologique (1894), où il fournit le cadre scientifique de l'analyse du fait social, dont Le Suicide (1897) constitue une application exemplaire. Plus tardivement, il propose dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912) une sociogenèse de la religion, démontrant le caractère structurel du religieux dans l'établissement du lien social. Ces quatre ouvrages, ici restitués dans leur ordre chronologique de parution, sont au fondement de la constitution par Durkheim du cadre méthodologique et scientifique de la sociologie moderne. Chef de fil de l'école française de sociologie, Durkheim est aussi le fondateur de l'une des plus anciennes revues en sciences humaines et sociales, L'Année sociologique (1898). Avant-propos de Nicolas Duvoux
Résumé : Depuis quelques années, dans tous les pays occidentaux, les inégalités sociales se creusent à nouveau. Chez certains, ce sont les riches qui deviennent plus riches. Chez d'autres, les pauvres qui s'appauvrissent. Parfois encore, les deux phénomènes se conjuguent. Dans tous les cas, ces inégalités semblent majoritairement se reproduire de génération en génération. Comment expliquer cette aggravation globale ? Comment lutter contre ce phénomène ? Pour appréhender cette question complexe, Nicolas Duvoux s'attache d'abord à clarifier les faits, c'est-à-dire à tenter de définir la nature de ces inégalités et de les mesurer. Il propose ensuite un panorama des différentes interprétations de la façon dont elles se construisent et s'enracinent. Il montre enfin que comprendre les inégalités sociales, c'est aussi décrypter comment chaque société les conçoit, les critiques et tente (ou non) de les combattre.
Résumé : Alors que le "rêve américain" n'a rien perdu de son attraction, Nicolas Duvoux a entrepris une enquête ethnographique auprès de fondations philanthropiques et du tissu associatif qui tentent de pallier la déliquescence des quartiers pauvres et minoritaires d'une grande métropole du nord-est des Etats-Unis : Boston. Véritable laboratoire des sciences sociales du XXIe siècle, Boston, mieux qu'aucune autre, fait ressortir le spectacle de la coexistence de la richesse et de l'ouverture d'esprit avec la pauvreté et la ségrégation raciale. Cette plongée auprès de ceux qui vivent dans l'envers du mythe étasunien, fait de pauvreté, de marginalité sociopolitique et de violence, comme auprès de ceux qui leur viennent en aide, permet de cerner la forme et les limites de l'organisation communautaire qui cherche à se recréer autour du don philanthropique. Elle montre comment, sur les débris du ghetto, des philanthropes cherchent à régénérer la communauté indispensable pour faire vivre le rêve américain et justifier leur propre réussite.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.