Toute petite déjà, Adelheid Duvanel (1936-1996) écrivait de très courts textes, assortis de dessins, qu'elle lisait à ses frères et soeurs. Plus tard, malgré la douloureuse tragédie que, fut sa vie (la schizophrénie, les internements, le décès de son seul enfant, jusqu'à son suicide), elle n'aura de cesse d'explorer et d'explorer encore la forme courte. Jusqu'à lui créer un écrin radicalement neuf. Peu connue de son vivant, elle est aujourd'hui unanimement considérée comme l'une des voix les plus originales des lettres allemandes. Un "pauvre diable". Un "petit gros". Une nourrice dont le mari déteste l'enfant qu'elle aime. La petite fille d'un père veuf et fragile. Dans chacune de ses histoires, Adelheid Duvanel nous fait entrer dans la vie d'un être vulnérable. En une page, une page et demi, elle saisit tout de l'étrangeté et de la dérangeante beauté de ces vies. Chaque petite histoire est un monde en soi. Une monade. Tout y est. Rien n'y manque. Elles sont comme des petits cercles dessinés à la main. Des petits cercles hésitants, fragiles, qui entourent quelque chose. On ne sait jamais très bien quoi. On sait juste que c'est infiniment précieux. "Mais il se passe à présent quelque chose d'inattendu : des phrases qui affluent se soulèvent des mots qui, deux par deux, s'élancent vers le ciel où ils s'immobilisent sous formes de lettres de feu"
Nombre de pages
112
Date de parution
21/08/2018
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782960199444
Titre
Anna & moi
Auteur
Duvanel Adelheid ; Fagnot Catherine
Editeur
VIES PARALLELES
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20180821
Nombre de pages
112,00 €
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Résumé : Chacun des courts textes de Délai de grâce met en scène des personnages "différents". Une enfant attardée lors de la rentrée des classes. Une jeune femme dont les parents ont obtenu la garde de sa fille. Un vieil homme dans un hospice. Un SDF. Tous sont des "inaptes à la vie". Chaque fois, en une page, une page et demi, Adelheid Duvanel parvient à saisir l'étrangeté bouleversante de ces vies. Tout y est. Rien n'y manque. Comme si chacune formait un monde un soi, une monade. Comme si elles étaient de petits cercles tracés à la main qui, hésitants, fragiles, entouraient quelque chose. On ne sait jamais trop bien quoi. On sait juste que c'est indispensable.
Résumé : Dans les courts récits d'Adelheid Duvanel, véritables miniatures, tout est là, dès le début, dense, compact, ramassé. A vies minuscules textes miniatures, où prose et poésie s'entremêlent dans une chorégraphie d'une poignante intensité.
Résumé : "? Il y a encore quelques mois, je m'efforçais d'être sociable. ? " Ainsi commence le premier récit de ces Histoires de vent, premier livre d'Adelheid Duvanel paru en 1980 et jusqu'ici inédit en français.
Une présence amoureuse" conte l'histoire d'amour entre deux jeunes italiens, Orazio et Serena. Orazio vient souvent le soir contempler la belle Serena dont il est tombé éperdument amoureux, dissimulé derrière un arbre. Serena, aux mêmes heures, protégée par la pénombre de sa chambre, contemple Orazio, dont elle est tombée amoureuse. N'osant approcher Serena, Orazio se déguise en une jeune fille qu'il nomme Letizia. N'osant approcher Orazio, Serena se déguise en un jeune homme qu'elle nomme Carmine. Letizia va rencontrer Serena avec qui elle va se lier d'amitié. Carmine va rencontrer Orazio avec lequel il va se lier d'amitié. Peu à peu, alors que ces êtres créés étaient conçus uniquement pour rapprocher leurs créateurs, ils vont s'étoffer, acquérir une consistance propre, dont leurs créateurs ne parviendront plus à se défaire. Dans une langue magnifique, d'une précision chirurgicale, Vincenzo Cerami nous conte leurs rencontres, leurs promenades, et la façon dont peu à peu, par des riens, la fiction s'incarne dans le réel. Aussi subtil qu'original, "Une présence amoureuse" est un sublime roman d'amour.
j'avais rencontré Olivia Speed au cours d'un voyage à Izmir je n'avais pas encore vingt-cinq ans je n'avais jamais écrit une seule phrase spontanément et me retrouvais seul pour la première fois au milieu d'un pays où tout se prononçait je pouvais enfin dire des choses mal dites je lui disais Olive n'importe qui doit réveiller le roman quelqu'un doit rester pour se rappeler le tremblement des vagues avec l'ambassade de Grèce j'écrivais alors Space et elle s'appelait Olivia Speed j'adorais les romans de Kingsley et Martin Amis je voulais raconter la vie de mes amis et je voulais écrire des livres sur nous car je pensais que nous étions des héros
Dans "Plus grand que les faits" il est question d'incendies, de cigarettes, d'un homme, d'une femme, de leur rencontre, de la passion qui s'ensuit, de chiens, d'un hôtel, d'un canari. Tous ces détails qui s'entremêlent, s'ajoutent l'un à l'autre, poème après poème dessinent une forme de narration ad minima, dont le lecteur serait comme le monteur (au sens cinématographique du terme). Sur tout cela plane une sensation de menace, comme d'un feu qui couverait sous les cendres. Mais aussi, sous ces cendres, c'est peut-être bien l'amour qui couverait... Ce recueil, le quatrième et le plus important de Jan Baeke, est tout à fait atypique dans le paysage de la poésie hollandaise. La poésie hollandais trouve en général à s'exprimer dans des collections de poème, parfois rassemblés anthologiquement ou thématiquement. Il est très rare qu'un livre de poésie soit, comme ici, un long poem. Et c'est bien comme tel qu'il convient de le lire. Ainsi, au fur et à mesure de la lecture, les différents motifs introduits s'éclairent l'un l'autre et une forme "d'histoire" émerge. Cela même si l'ensemble reste assez mystérieux. Ce recueil a reçu un accueil critique très important aux Pays-Bas où il est considéré comme un livre majeur.
Blanc & Noir" fait partie de cette oeuvre de Jorn qu'il adresse à des revues depuis bientôt dix ans maintenant. Entre la prose "libre" et l'essai théorique sur la poétique, ses textes déploient un éventail large de préoccupations. L'auteur y développe une certaine posture de compilateur. Il circule entre diverses données historiques, esthétiques, linguistiques ou théologiques, dans une écriture qui cherche à être la plus transparente possible mais s'arrêtant toujours en-deçà d'une conclusion permettant à un sens vraiment constitué de prendre. Comme si leurs très grand mystère provenait de la clarté de leur énonciation. Dans Blanc & Noir, un paysage de rivière en hiver renvoie l'auteur à l'image du cygne mallarméen, à la page noire de Sterne et à un rituel funéraire de Roumanie. Tous les motifs s'entremêlent avec une grande simplicité et dessinent une narration qui vient s'achever, littéralement, aux pieds de l'auteur, dans le croisement de l'image d'une jeune enfant et de la neige blanche qui disparaît dans le noir de la rivière. Par certains aspects, la prose de Jorn, ou du moins les effets qu'elle induit, n'est pas sans rappeler, avec d'autres moyens, celle de Conrad Aiken...