Vertigo N° 45 été 2013 : L'empire de l'adolescence. Larry Clark
Duszynski Fabienne ; Lastens Emeric de
NOUVELLES LIGNE
19,00 €
Épuisé
EAN :9782355261213
Les corps juvéniles des nouveaux héros du cinéma mainstream (Twilight, par exemple), et plus encore le nombre considérable de films avec et pour adolescents qui ont vu le jour depuis une quinzaine d'années invitent à penser que l'adolescence aimante aujourd'hui une part considérable de l'imaginaire collectif. Loin d'être circonscrit au seul teen-movie, le mode d'être adolescent apparaît en effet dans nombre de récits contemporains comme un état générique, érigé en nouvel idéal existentiel. Fantasme d'une jeunesse éternelle dont la "jeune fille", icône postmoderne s'il en est, constitue l'image exemplaire. Des films de Kiyoshi Kurosawa, de John Hughes, de Gus Van Sant aux récentes productions françaises (Un Amour de jeunesse, A ma soeur), des comédies écrites par Diablo Cody à celles de la bande Judd Apatow, en passant par les séries télévisées américaines et les clips de Martin de Thurah, il s'agit ici de cerner de près ce que peut signifier ce privilège accordé à la figure de l'adolescent(e), de saisir à quelles (nouvelles) manières d'être et d'habiter le monde les adolescents qui peuplent les films et les images contemporaines nous renvoient. L'actualité de Larry Clark - la sortie en novembre 2012 de Marfa Girl - nous offre l'occasion d'une coda. Depuis Kids, en 1995, Clark n'a eu de cesse d'interroger les rites et les coutumes de la jeunesse américaine, sa contre-culture et ses excès de sexualité et de violence, déchirée entre consumérisme et liberté, autodestruction et rébellion, nihilisme et utopie, dressant un portrait à la fois empathique et critique des enfants perdus de l'Amérique.
Nombre de pages
110
Date de parution
13/06/2013
Poids
410g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782355261213
Titre
Vertigo N° 45 été 2013 : L'empire de l'adolescence. + Larry Clark
Auteur
Duszynski Fabienne ; Lastens Emeric de
Editeur
NOUVELLES LIGNE
Largeur
210
Poids
410
Date de parution
20130613
Nombre de pages
110,00 €
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Pour la troisième année consécutive, le Festival d'Automne invite VERTIGO à accompagner sa programmation. Si explorer d'autres territoires que ceux du cinéma n'est pas chose nouvelle pour la revue, le Festival lui offre ici l'opportunité d'accorder une place privilégiée à une part importante de la création théâtrale, chorégraphique et musicale contemporaine. Nous avons ainsi librement cheminé dans la programmation foisonnante de l'édition 2010, pour découvrir un paysage fait de passages et de ruptures, façonné au fil d'heureuses continuités et de déconstructions salutaires. Cette trajectoire n'en croise pas moins le cinéma. L'hommage rendu par le Festival à Werner Schroeter est pour nous l'occasion rêvée de dédier nos pages à un très grand cinéaste ; tandis que la programmation des films méconnus d'Alexandre Sokourov nous a conduits, à l'initiative du Festival, à proposer l'édition DVD de trois de ses films inédits.
On pourrait énumérer à loisir les créatures et personnages idiots auxquels le cinéma a offert les ressources de ses puissances - de figuration, d'incarnation -, ses vitesses et lenteurs, ses inventions et expérimentations: des Fioretti de Rossellini au prince Mychkine interprété par Godard dans Soigne ta droite, du Perceval de Rohmer au personnage de Wanda dans le film éponyme de Barbara Loden, de l'inspecteur Clouseau à mister Chance... Continuellement engendré par sa propre manière, ne sachant être autre que lui-même. l'idiot est aussi celui qui, en vertu de ses défaillances mêmes, accède à une intensité de sensation, de perception et de pensée qui excède l'expérience commune. Si tous les arts ont intimement à faire avec l'idiotie, le cinéma est peut-être le plus idiot de tous, lui qui ne saurait avoir lieu sans recourir à une machine idiote, une mécanique qui n'a a priori d'autre pouvoir que d'enregistrer, de reproduire ce qui est là. Se pencher sur la manière dont le cinéma appréhende l'idiotie du réel pour en faire la matière d'un récit, l'envisager comme un événement valant pour lui-même, sur lequel viennent buter les personnages ou avec lequel ils font mystérieusement corps, telle est l'intention qui a soutenu l'élaboration de ce numéro.
Ne pas mourir, ou, autrement dit: ne pas céder à la menace, toujours présente, d'extinction de soi. Lié à l'enregistrement du temps et à la restitution de son empreinte, le cinéma n'est-t-il pas voué à se saisir de cette exigence? Si la question concerne chacun en tant qu'elle est le point de butée de toute existence, elle se pose aussi en termes éminemment politiques: quelle action, quelle stratégie, quel ressaisissement adopter, pour sortir du sentiment d'impuissance, du désarroi, de la peur, pour qu'encore puissent s'ouvrir des brèches dans la réalité? La formule ne concerne pas uniquement les personnages pris dans des situations de survie (tels les amants des films de Jean Cocteau), elle est aussi celle adressée aux vivants: ne pas mourir est alors à envisager comme l'expression d'une lutte, d'une levée, d'une résistance. Une résistance qui se manifeste autant dans la vitalité romanesque du cinéma de François Truffaut que dans les malices de Charlot; autant dans la lutte acharnée de Frankenstein pour ramener les morts à la vie qu'à travers les déambulations enjouées et inquiètes de Nanni Moretti dans Journal intime. Ce n'est pas tant qu'il ne faut pas mourir, c'est qu'il faut ne pas mourir. Le cinéma de Béla Tarr constitue un autre exemple de cette résistance. L'art avec lequel il renouvelle le "temps scellé" tarkovskien, dont on croyait l'alchimie perdue, vaut comme un défi lancé à la domination croissante de "l'éternel présent". L'iconographie mélancolique et l'autarcie formelle de son cinéma s'imposent comme une résistance intempestive au temps qui passe, elles viennent hanter notre époque, révéler son inconsistance et sa désagrégation. La rétrospective intégrale que le Centre Pompidou consacre au cinéaste hongrois du 3 décembre au 2 janvier 2011, dans le cadre du Festival d'Automne à Paris, est l'occasion pour Vertigo de lui porter l'attention qu'il mérite.
Résumé : "Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne", "La Cigale ayant chanté/Tout l'Eté", "Que sont mes amis devenus ?", "Heureux qui, comme Ulysse...", "Mignonne, allons voir si la rose...", "Je vis, je meurs : je me brûle et me noie", "Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées"... Que de vers fameux ! Qu'ils évoquent les saisons, les animaux, l'amour, l'amitié ou le temps qui passe, les poètes nous bercent de leurs douces harmonies. Ce recueil vous invite à partir à leur rencontre : suivez-les dans leur rêverie, goûtez leur fantaisie et imprégnez-vous de leur musique.
André Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales. Disparu l'automne 2007, il a laissé une oeuvre critique exigeante qui n'est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s'articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, "c'est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre". Le socialisme qu'André Gorz appelle de ses v?ux est celui qui saura faire face à l'urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l'existence et l'?uvre entières d'André Gorz.
Il n'y a rien en effet comme la fin de quelque intermittence que ce soit qui soit moins à l'ordre du jour. C'est tout le contraire même. L'instance représentative du patronat (le Medef) regarde le statut de l'intermittence des travailleurs de l'industrie du spectacle et du divertissement de masse comme le modèle par excellence et comme, par anticipation, celui sur lequel aligner toute la législation du travail, dorénavant. Si bien qu'il faut dire ceci : les travailleurs intermittents de l'industrie du spectacle et du divertissement de masse eussent fait montre de lucidité politique en s'avisant que, au lieu de continuer à prétendre à l'exception qui était la leur, ils constituaient en réalité déjà une règle à laquelle il n'y aurait bientôt plus de travailleur, de quelque sorte que ce soit, à pouvoir s'excepter. . . Michel Surya dirige la revue Lignes. Écrivain et philosophe, il a récemment publié : L'Éternel Retour (roman) (Lignes-Léo Scheer, 2006) ; La Révolution rêvée (Fayard, 2004). Le présent volume, qui fait suite au Portrait de l'intellectuel en animal de compagnie (Farrago, 2000), est le quatrième de la série De la domination .
Le présent volume présente l'inventaire, composé et commenté par Félix Guattari, des soixante-cinq rêves présents dans le Journal et les correspondances de Kafka, ainsi que de plusieurs textes rares ou inédits sur l'oeuvre de celui-ci. Ultérieurs à la publication (avec Gilles Deleuze) de Kafka. Pour une littérature mineure (Éditions de Minuit, 1975), ils témoignent de la passion inchangée de Félix Guattari pour l'une des oeuvres majeures du XXe siècle.