Le terme de « métaphore » remporte depuis de nombreuses années un succès critique dans les divers domaines des sciences humaines, y compris celui des approches cognitivistes qui ont fait de la métaphore un point nodal de leur réflexion. Ces références multiples ne sont pas dissociables d'une sorte de brouillage qui touche à la fois les perspectives analytiques et les perspectives théoriques. Afin de clarifier ces perspectives, ce livre propose l'histoire du terme de métaphore, tel qu'il a été employé depuis l'antiquité en rhétorique, en esthétique et en philosophie. Il offre enfin une interprétation synthétique de ces diverses approches, ainsi qu'il illustre quelques unes de leurs applications. Il entend ainsi faciliter l'usage du terme de métaphore, étude des métaphores et introduire aux débats les plus contemporains sur la caractérisation et le statut de la métaphore.
Date de parution
01/01/2002
Poids
265g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782745304414
Titre
LA METAPHORE.
ISBN
2745304410
Auteur
DURRENMATT JACQUES
Editeur
CHAMPION
Largeur
130
Poids
265
Date de parution
20020101
Disponibilité
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Jacques Dürrenmatt est professeur de stylistique à l'université de Toulouse-le Mirail. Il a publié plusieurs ouvrages (Bien coupé, mal cousu, Le Vertige du vague, La Métaphore, L'Espace de la note) consacrés aux questions soulevées par la ponctuation et la division du texte littéraire, aux utilisations esthétiques de l'ambiguïté et, plus largement, à toutes les expérimentations textuelles lisibles autant que visibles.
Le refus affiché de l'ambiguïté des discours, la condamnation quasi unanime des équivoques et autres doubles ententes susceptibles de mettre en cause l'efficacité d'une communication souhaitée transparente et par là pleinement efficace, constitue un de ces consensus sur lesquels s'appuient les sociétés pour construire leur légitimité. La France de l'Ancien Régime, grammairiens, rhétoriciens, académiciens en tête, a rêvé éperdument de clarté et les révolutionnaires, loin de le rejeter, ont poussé ce désir jusqu'à un point d'incandescence dont la littérature ne devait plus se remettre. Héritiers de cet amour dont ils ont pu mesurer toute la puissance mortifère, les romantiques français (Nodier et Stendhal en tête) redécouvrent douloureusement la nécessité poétique de l'ambiguïté, la puissance signifiante de ce qui se joue de vrai dans l'insoumission aux règles orthographiques ou grammaticales, aux modèles textuels, aux figures jusque là reconnues du sublime. Leur prise en compte désenchantée de résistances fondamentales de la langue les conduit à réinventer, non sans réticence, le vague pour en nourrir leur modernité autant que la nôtre. Au moment où l'ambiguïté a acquis l'omnipotence que l'on sait dans le domaine critique, il semblait nécessaire de tenter de saisir les formes de ce bouleversement.
Donner une nécessité expressive à la ponctuation, rendre la division naturelle, tel semble être l'objectif des romantiques. A travers points et virgules, suspensions ou italiques, chapitres et (dé)coutures, l'auteur étudie la manière dont, après les expérimentations romanesques des Lumières, le roman de Nodier et de Stendhal, de Hugo ou de Balzac transforme le texte-tissu en un corps organique, aussi rapiécé qu'une créature de Frankenstein. A réinventer plus qu'à vaincre, le chaos constitue bien le coeur d'ombre de la réflexivité romantique.