La ponctuation continue à faire peur. Ses usages semblent mystérieux à beaucoup et obéir à une norme dont la logique échappe souvent. Elle est présentée comme indispensable à l'écrit et pourtant les poètes l'ont chassée de leurs textes. De nombreux écrivains affirment son importance et revendiquent leurs droits de la plier à leurs usages, parfois jusqu'à l'obscurité, alors que, du côté de la communication, est souvent demandée son uniformisation, voire sa réduction à quelques signes élémentaires, pour faciliter interprétation et traduction. Ce livre tente d'expliquer les raisons de ces contradictions et de saisir les différentes opérations qui sont en jeu dans l'utilisation, comme dans l'interprétation, des signes de ponctuation. En revenant aux origines du système, en relisant ce que les grammaires et les traités ont proposé - mais aussi en interrogeant les emplois nouveaux qui apparaissent tant dans la littérature que dans la presse ou les écrits quotidiens, on verra s'ordonner et se clarifier ce qui est au coeur du rapport que chacun entretient avec ce mode particulier d'organisation de l'écrit qu'est la ponctuation.
Nombre de pages
116
Date de parution
01/02/2015
Poids
180g
Largeur
1mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782708014305
Titre
La ponctuation en français
Auteur
Dürrenmatt Jacques
Editeur
OPHRYS
Largeur
1
Poids
180
Date de parution
20150201
Nombre de pages
116,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Le refus affiché de l'ambiguïté des discours, la condamnation quasi unanime des équivoques et autres doubles ententes susceptibles de mettre en cause l'efficacité d'une communication souhaitée transparente et par là pleinement efficace, constitue un de ces consensus sur lesquels s'appuient les sociétés pour construire leur légitimité. La France de l'Ancien Régime, grammairiens, rhétoriciens, académiciens en tête, a rêvé éperdument de clarté et les révolutionnaires, loin de le rejeter, ont poussé ce désir jusqu'à un point d'incandescence dont la littérature ne devait plus se remettre. Héritiers de cet amour dont ils ont pu mesurer toute la puissance mortifère, les romantiques français (Nodier et Stendhal en tête) redécouvrent douloureusement la nécessité poétique de l'ambiguïté, la puissance signifiante de ce qui se joue de vrai dans l'insoumission aux règles orthographiques ou grammaticales, aux modèles textuels, aux figures jusque là reconnues du sublime. Leur prise en compte désenchantée de résistances fondamentales de la langue les conduit à réinventer, non sans réticence, le vague pour en nourrir leur modernité autant que la nôtre. Au moment où l'ambiguïté a acquis l'omnipotence que l'on sait dans le domaine critique, il semblait nécessaire de tenter de saisir les formes de ce bouleversement.
Le terme de "métaphore" remporte, depuis de nombreuses années, un grand succès dans les divers domaines des sciences humaines, et particulièrement celui des études cognitivistes qui en ont fait un point nodal de leur réflexion. Ces emplois multiples, s'ils restent tous plus ou moins dépendants d'une certaine tradition rhétorique, ont fini par conduire à une forme de brouillage des modes de définition et d'analyse. Afin d'aider à l'utilisation de la notion, ce livre se propose dès lors moins de retracer son histoire que de tenter une synthèse critique de divers types d'approche, y compris les plus contemporains, accompagnée de mises en application linguistiques et littéraires ainsi que d'ouvertures vers la philosophie, la sociologie ou la psychanalyse.
Donner une nécessité expressive à la ponctuation, rendre la division naturelle, tel semble être l'objectif des romantiques. A travers points et virgules, suspensions ou italiques, chapitres et (dé)coutures, l'auteur étudie la manière dont, après les expérimentations romanesques des Lumières, le roman de Nodier et de Stendhal, de Hugo ou de Balzac transforme le texte-tissu en un corps organique, aussi rapiécé qu'une créature de Frankenstein. A réinventer plus qu'à vaincre, le chaos constitue bien le coeur d'ombre de la réflexivité romantique.
Résumé : Le dictionnaire indispensable pour tous les apprenants du grec. Cette 4ème édition, revue et augmentée, du dictionnaire français-grec moderne, grec moderne-français comprend : -50 000 mots et expressions ; -La transcription phonétique des entrées ; -Les tableaux de conjugaison française et grecque ; -Des mots analogues (familles de mots, synonymes, antonymes, niveaux de langue)
Nouveau complément de la Grammaire pratique du russe, publiée par nos soins, le présent ouvrage s'en réfère aux différents chapitres, et propose des exercices variés, menant à un niveau de langue B2. Le travail porte sur un approfondissement des structures fondamentales, écrites et orales, pose de pertinentes questions d'emploi pour certaines de ces structures et utilise un vocabulaire enrichi par rapport au niveau précédent. Cette nouvelle édition, révisée par Marina Koch-Lubouchkine, agrégée de l'Université, a apporté de nombreuses modifications à des motifs, par trop ancrés dans le présent d'une époque passée, afin de donner à cet ouvrage une valeur pérenne. Les exercices accompagnés de leurs corrigés offrent à l'élève une grande autonomie. Les quelques exercices non corrigés permettent à l'enseignant de les proposer en travail personnel, pour des corrections commentées en classe.
Cette grammaire revisite chaque règle annoncée dans les ouvrages existants en fonction de l'usage actuel. L'auteur s'est limité à l'espagnol académique et contemporain et a privilégié les différences par rapport au français (pour le subjonctif, par exemple, l'usage est difficile, mais si on maîtrise déjà le français, il est plus simple de ne connaître que les cas qui diffèrent). Il a aussi complété des règles. L'espagnol est une langue d'une grande richesse, aux multiples variétés et usages, que cette grammaire ne pouvait tous recenser. De nombreuses règles si elles devaient être présentées seraient accompagnées de dizaines d'exceptions et de sous-exceptions rendant la lecture ardue et l'apprentissage impossible. La grammaire ne peut que donner les règles principales, les garde-fous les plus importants à partir desquels l'étudiant pourra structurer son apprentissage et canaliser ses connaissances acquises par la lecture. Le reste lui viendra de l'apprentissage inconscient que lui donnera la lecture des textes, en particulier des romans. Il faut beaucoup lire pour apprendre une langue, même pour parler : la lecture donne les clés de la phrase, apprend à ordonner les mots, enseigne en profondeur les grandes règles de la grammaire.