La musique sacre du XVIIe sicle oblige souvent les interprtes d'aujourd'hui s'engager bien au-del de la simple excution d'une partition, la forme du concert ne convenant gure ces petites antiennes si belles de Moulini, aux somptueux rpons de Charpentier ou aux si tendres lvations des matres de la Chapelle royale. En revanche, replaces dans le contexte sonore qui tait le leur, dans l'ordonnancement monumental des vpres, des tnbres, de la messe, ces mmes uvres retrouvent leur place, leur lumire, leur nergie propre dans un jeu savant de contrastes o se mlent la complexit de la musique figure, la richesse de l'harmonie et au raffinement du contrepoint, le silence, le plain-chant, le faux-bourdon et l'orgue. C'est en quelque sorte le sens de ce livre que de mettre l'accent sur ce contexte sonore, sur des pratiques peu connues, sur des points particuliers aussi de l'histoire ecclsiastique de la France dans les lendemains du Concile de Trente. Il pose d'emble la question essentielle de l'acte de chant, fait le point sur les grandes rformes liturgiques entreprises sous le rgne de Louis XIV, sur les nouveaux textes qui en sont drivs. Il permet de dcouvrir des ouvrages mconnus et prcieux, les pratiques de plain-chant la Cour ou dans les couvents de religieuses (parfois bien au-del de nos frontires), etc. Cet ouvrage, n d'une rencontre autour de Denise Launay organise par le Centre de Musique Baroque de Versailles et la Fondation Royaumont, rassemble des rflexions de Jean-Yves Hameline, Monique Brulin, Patricia Ranum, Philippe Vendrix, Jean Duron, Marie-Nol Colette, Ccile Davy-Rigaux, Richard Sherr, Jean-Pierre Pinson et Dinko Fabris.
Nombre de pages
368
Date de parution
01/05/1997
Poids
1 070g
Largeur
190mm
Plus d'informations
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EAN
9782252031452
Titre
Plain-chant et liturgie en France au XVIIe siècle
Auteur
Duron Jean
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
190
Poids
1070
Date de parution
19970501
Nombre de pages
368,00 €
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En bâtissant Versailles, Louis XIV n'a-t-il pas osé le premier temple de musique du monde moderne ? est-il alors une cour d'Europe plus constamment appliquée à s'illustrer dans l'art des sons, à faire que chaque espace du palais, que chaque temps de la journée abritent une musique propre ? est-il un prince qui ait porté aussi haut un tel soin à se construire une image musicale, à permettre l'émergence d'un type de musique qui corresponde à ce point à l'image qu'il se faisait de sa fonction ? est-il enfin un royaume d'Europe qui ait consacré autant d'argent au plus impalpable, au plus éphémère de tous les arts ? Réunissant les meilleurs spécialistes du sujet (historiens de la musique, de l'art, de la littérature), ce livre tente d'analyser la relation particulière, directe ou indirecte, réelle ou fictive, qui unit constamment le monarque à la musique. Pour tenter de mieux comprendre la question centrale du " goût du roi ", sont abordées successivement celles de l'héritage curial, de l'éducation du roi et des princes, des lectures du souverain, de son amour de la danse, de l'omniprésence de la représentation musicale, des instruments de la cour et, plus généralement, de la politique culturelle.
Comédie de Thomas d'Hèle, mêlée d'ariettes composées par André-Ernest-Modeste Grétry, Les Fausses apparences ou L'Amant jaloux fut créée à Versailles le 20 novembre 1778 puis à Paris le 23 décembre, dans le temps de l'Avent donc, et au milieu des réjouissances accompagnant la naissance de Madame Royale, le premier enfant du couple royal. Ce 23` opéra de Grétry - le second réalisé avec d'Hèle - obtint aussitôt un franc succès, bien que cette double création fût jalonnée de quelques péripéties ; l'oeuvre fut donnée sans interruption jusqu'au début mars 1779, abondamment commentée, et elle fut très souvent reprise en France et à l'étranger. La musique de Grétry suscita rapidement de nombreux arrangements pour toutes sortes de formations vocales et instrumentales. Le succès de L'Amant jaloux dut probablement beaucoup à l'intelligente collaboration des deux auteurs : Grimm reconnaissait qu'il n'y avait peut-être aucun poète " dont le génie ait sympathisé plus heureusement avec celui de Grétry ", aucun qui lui ait fourni " des sujets et des situations plus analogues au caractère de sa musique ".
Les ouvrages sur Grétry (1741-1813) sont nombreux, et l'extraordinaire popularité du personnage et de son oeuvre justifie cet engouement constant qu'il inspire depuis plus de deux siècles: le personnage nous semble familier, comme les titres de ses opéras-comiques, trop rarement représentés sur nos théâtres. Pourtant, cette littérature peut paraître souvent disparate et incomplète, et il reste beaucoup à faire pour parvenir à une meilleure connaissance de ce compositeur hors du commun. Ce petit livre tente de faire le point sur le "monde de Grétry", ses succès, la place qu'il occupa dans la société de son temps: on le voit parmi les peintres et les sculpteurs, dans les salons qui comptent, où il fréquente gens de lettres, savants et artistes. On admire son habileté à choisir les dédicataires de ses ouvrages, son intérêt pour la poésie et notamment les vers du grand Racine qu'il vénère. Sa renommée transparaît au travers des innombrables arrangements que grands et petits maîtres, français ou étrangers, firent de ses ariettes et symphonies. Sur le tard, cet homme se chercha (peut-être par admiration de Rousseau) une autre voie dans la philosophie, voulant ainsi léguer aux générations futures, et surtout à cette jeunesse qu'il aimait tant, sa "passion amoureuse de la musique". Regards croisés d'historiens de l'art, de la littérature et de la musique, cet ouvrage a été réalisé avec le concours de Hervé Audéon, Carole Blumenfeld, David Charlton, David Hennebelle, Buford Norman, Thomas Vernet et Jean Duron.
André Campra témoigne, par son oeuvre, du profond changement de goût qui s'opéra à Paris à la fin du XVII siècle. Voici donc un artiste provençal, élevé dans la plus pure tradition de la musique d'Église à Aix-en-Provence, maître de chapelle à Mes puis Toulouse, qui parvient à s'imposer à 34 ans dans un Paris résolument tourné jusque-là vers les musiciens du Nord. Un inconnu, somme toute, que les institutions parisiennes n'hésitent pourtant pas à accueillir: Notre-Dame de Paris, les Jésuites. L'imprimeur Ballard publie aussitôt son premier livre de motet (1695), crée même, pour lui, une nouvelle collection; les princes lui commandent des divertissements, l'Opéra enfin parie sur la réussite d'un genre nouveau qu'il impose, l'opéra-ballet (L'Europe galante, 1697). Mais ce ne fut qu'en 1722 que la Cour lui offrit une charge à sa mesure. Ce succès impressionnant, immédiat à la Ville, n'a pu se faire sans l'appui de puissants, Provençaux, mais aussi sans l'envie des Parisiens de découvrir d'autres manières de faire et penser la musique, la peinture, le fait religieux... Campra répond ainsi, pour la musique, à une société en profonde mutation, curieuse d'étrangetés, se délectant de ces sons venus d'ailleurs, presque des parfums d'Italie.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.