La musique à l'esprit. Enjeux éthiques du phénomène musical
During Jean ; Aubert Laurent ; Didier-Weill Alain
L'HARMATTAN
15,00 €
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EAN :9782296061835
La musique, dit-on, adoucit les moeurs. Mais au-delà de ses vertus apaisantes ou édifiantes, c'est l'activité musicale en tant que telle qui ne cesse de susciter des évaluations et des questions de nature éthique. Et cela est encore plus sensible dans un contexte interculturel où la musique est souvent celle des " autres ". Philosophes, psychanalystes, musicologues, sociologues ou musicothérapeutes s'accordent à le reconnaître : il existe un processus de subjectivation indissociablement éthique et musical, qui renvoie tout à la fois à la culture de soi, à la formation du caractère, au développement des dispositions spirituelles de l'individu, et aux représentations, aux formes d'expression et aux valeurs collectives d'une culture ou d'un groupe. Ainsi le phénomène musical met en jeu les questions de l'authenticité, de la communauté, de la relation à l'autre, ou encore du rapport entre éthique et morale. Cet ouvrage témoigne de la richesse de cette problématique en rassemblant des points de vue divers : de la culture grecque de l'éthos aux fondements psychiques de l'écoute, de la " World music " à la " musique contemporaine ", en passant par les musiques " traditionnelles ".
Nombre de pages
146
Date de parution
03/09/2008
Poids
170g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296061835
Titre
La musique à l'esprit. Enjeux éthiques du phénomène musical
Auteur
During Jean ; Aubert Laurent ; Didier-Weill Alain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
170
Date de parution
20080903
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146,00 €
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Khiva, Boukhara, Samarkand, Kachgar: dans ces cités aux fastes légendaires s'est développée une musique millénaire, savante et raffinée, qui jette un pont entre le Moyen-Orient et l'Inde, la Perse et la Chine. L'auteur livre, au fil de ses descriptions des événements et des fêtes, des clés d'accès à cette musique et à ces sociétés ouzbèke et tadjike, à la grande tradition du maqâm, et à sa transmission jusqu'à nos jours. Le disque contient des enregistrements inédits des meilleurs artistes tels que la diva Monâjât et le fabuleux interprète Turgun Alimatov. La direction artistique du disque a été assurée par Razia Sultanova.
Qui n'a entendu parler des derviches tourneurs ? On sait que la musique leur est source d'extase. Il fallait un spécialiste de la tradition soufie et de la musique pour nous introduire dans cet univers esthétique et mystique. Dans la culture soufie, l'audition de musique, ou samâ', est considérée comme un moyen de vivifier l'âme et d'accéder à un état de grâce afin de se rapprocher du divin. Il s'agit donc d'une tradition de concert mystique, d'écoute spirituelle de musique et de chants, dans une forme plus ou moins ritualisée. Dès l'origine du soufisme, ces expériences et affects ont été exposés, commentés et évalués par les maîtres dans des écrits qui font toujours autorité. Leurs concepts, représentations et symboles n'ont rien perdu de leur prégnance et transparaissent de nos jours encore dans les propos des mystiques, qu'ils aient été transmis par des écrits ou par voie orale, ou qu'ils aient émergé naturellement de leur expérience personnelle. En ce sens, le samâ', au-delà de ses colorations culturelles, est un phénomène universel. Cet ouvrage, qui étudie les origines, la nature et les effets de la musique soufie, s'adresse aussi bien aux spécialistes qu'au public cultivé. La présentation des textes fondamentaux du soufisme sur la musique et l'extase est éclairée par la familiarité de l'auteur avec les traditions de musique sacrée du Moyen-Orient.
Une expérience spirituelle par la musiqueSi la question du pouvoir mystique des sons a souvent été débattue, c'est la première fois que l'on dispose d'autant de données précises sur un musicien considéré comme un magicien des sons et un penseur spirituel : Ostad Elahi (1895-1974). Pour façonner ce langage de l'âme, il transforma en musique pure le répertoire duluth sacré kurde (tanbur) et les hymnes de l'Iran antique dont il reçut la transmission dès son enfance.Ses explications et commentaires mettent en lumière les conditions d'une musique de l'âme. En déclinant les grands thèmes métaphysiques, il nous offre une puissante réflexion sur les expériences des états spirituels dans le corps.Multipliant les angles d'approche, cette étude constitue une contribution unique et originale à l'esthétique autant qu'à l'anthropologie religieuse et à la mystique orientale.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...