Depuis les années 1980, au moment où les projets marxistes et révolutionnaires quittaient la scène, une nouvelle idéologie typiquement française s'est installée dans le paysage: le républicanisme. Tout le monde s'est mis à se réclamer de la république et de ses valeurs; aucun mot n'est mieux porté, à droite comme à gauche. Le « modèle républicain » serait maintenant le modèle français. L'identification à la République est devenue l?épine dorsale de notre identité. Ce républicanisme recouvre, en vrac, notre conception de l?État de droit, la manière dont nous comprenons la laïcité et la séparation de l?Église et de l?État, notre conception de l?école méritocratique, etc. Et aussi la manière dont nous réglons les revendications particularistes, depuis le régionalisme jusqu'aux fameuses affaires du voile islamique et, maintenant, de la burqa. Un regard sur ce qui se passe chez nos voisins européens nous aiderait à comprendre qu'on peut conjuguer d'autres façons les idéaux qui sont les nôtres et leur mise en application. Non seulement la République n'est pas l'apanage de la France, mais son principe devrait permettre d'articuler les identités particulières et la vie commune en laissant à l'individu un maximum de liberté dans le choix et l'expression de ses convictions. Ne serait-ce que dans la manière de gérer les revendications identitaires. Ne serait-ce aussi que dans la manière d'aborder la question de la religion et de son articulation au politique. Il faut revisiter notre conception de la République, en espérant qu'on pourra ainsi la rendre moins arrogante, moins franchouillarde, en espérant aussi que notre actuel républicanisme cessera d?être un autoritarisme contraire aux principes d'une société démocratique.
Nombre de pages
228
Date de parution
15/09/2010
Poids
269g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782234064867
Titre
La nouvelle idéologie française
Auteur
Durand Béatrice
Editeur
STOCK
Largeur
135
Poids
269
Date de parution
20100915
Nombre de pages
228,00 €
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Une idée d'expérience hante la philosophie depuis l'Antiquité : isoler un ou plusieurs enfants dès leur naissance pour préserver leur nature. L'expérience permettrait, croit-on, de la distinguer des apports ultérieurs de la culture. Sur la tabula rasa ainsi reconstituée, elle permettrait aussi de comprendre ce que peut la nature humaine : comment s'élaborent le langage, les idées, la spiritualité, les sentiments, la moralité ? Pris au pied de la lettre, le projet est monstrueux et l'expérience n'aurait été vraiment tentée que quatre fois. Mais, d'Hérodote à Paul Auster, elle a été faite et refaite en pensée. Sur le mode de l'expérience de pensée, elle est à la fois très commune et d'une extraordinaire fécondité intellectuelle. Sauvages expérimentaux reconstitue la contribution de cette "fiction pensante" à la réflexion sur l'humanité de l'être humain. L'anthologie Fictions d'isolement enfantin qui paraît simultanément permet d'en découvrir les diverses déclinaisons narratives.
Résumé : Spéculer sur le destin d'êtres humains qui se développeraient en dehors de toute influence sociale est une expérience de pensée maintes fois réalisée depuis l'Antiquité. Fruits de l'imagination philosophique, les produits de l'expérience sont littéralement des êtres de papier. Leur destin est une étrange fiction qui a permis à ses auteurs d'approfondir leur réflexion sur ce que l'on appelle aujourd'hui l'inné et l'acquis. Fictions d'isolement enfantin, l'anthologie rassemblée par Béatrice Durand, complète les analyses de Sauvages expérimentaux en donnant à lire le texte d'une expérience de pensée plurimillénaire. D'Hérodote à T.C. Boyle, le corpus comprend à la fois des auteurs peu connus et des auteurs canoniques (Montaigne, Gracían, Locke, Condillac, Rousseau, Herder...) que ce livre incite à relire d'un oeil neuf.
Depuis la Renaissance, la non-directivité est l'idéal pédagogique de l'Occident. L'enfant devrait construire lui-même le savoir et les règles éthiques dont il aura besoin dans sa vie d'adulte et le maître céder la place à l'école de la " vraie vie " : telle est la doxa bien ancrée dans les têtes, même si elle est loin de régir nos pratiques éducatives concrètes. A partir d'une lecture de romans éducatifs classiques, au premier chef desquels l'Emile de Rousseau, Le Paradoxe du bon maître entreprend de démontrer les contradictions inhérentes à cet idéal. Apologie d'une éducation autoritaire ? Pas pour autant, mais seulement une invite à reconsidérer les forces en jeu dans la relation éducative sans nier ou occulter la réalité effective de l'autorité sous toutes ses formes, même les plus cachées.
Les idées sont "de libre parcours", dit l'adage attribué à Henri Desbois. Le droit d'auteur ne protège que la forme sous laquelle elles sont exprimées. Faut-il pour autant "exclure" les idées de la protection et considérer qu'on ne saurait revendiquer de paternité sur les contenus d'idées ? Peut-on accepter que la reprise des idées par autrui soit toujours licite ? Erudit et provocateur, cet essai remonte à l'origine historique et philosophique de ce dogme juridique et conteste l'exclusion de principe des idées de la protection au titre du droit d'auteur. Aux juristes, prisonniers d'une argumentation qui les empêche bien souvent de reconnaître la dimension créative du travail intellectuel, il demande de mieux reconnaître et protéger la paternité des publications d'idées et de recherche. Aux chercheurs et autres travailleurs intellectuels, il suggère une argumentation susceptible de mieux faire reconnaître l'originalité protégeable de leurs travaux.
Avec son double point de vue de lecteur fi dèle depuis ses six ans et de journaliste qui l'incarne aujourd'hui, Vincent Duluc nous raconte le "roman de L'Equipe" qui, en 2026, fête ses quatre-vingts ans. Une institution à l'origine de multiples événements comme le Tour de France ou la Coupe d'Europe de football, et riche en succès innombrables - jusqu'à 1, 6 million d'exemplaires vendus en 1998. Un laboratoire incomparable du journalisme de sport, spécialité longtemps marginalisée, qui grâce à une cohorte de personnalités hautes en couleur - Jacques Goddet, son directeur historique, en premier lieu - a su gagner ses lettres de noblesse. Car ce que rapporte Vincent Duluc, avec la ferveur d'une plume souvent drôle, c'est aussi une profession en constante évolution, des reportages d'exception, et les coulisses trépidantes d'un journal. Des exploits de nos footballeurs en Coupe du monde à l'épiphanie olympique de 2024, des poings levés de Smith et Carlos au pouce baissé de l'affaire Jacquet, L'Equipe rend compte du monde. Avec ses mots, son expertise et son indéfectible passion.