La foi chrétienne est sujette à métamorphoses dans ses manières de se rapporter au monde et à l'histoire. Elle est contrainte à mutations par les défis culturels et politiques. Issue de l'audace d'Abraham s'exilant de sa terre natale sous la garantie d'une promesse, affermie par le courage de Moïse dans sa marche au désert, recréée par la puissance de l'Esprit se déployant en Jésus le prophète et en sa résurrection, la foi chrétienne lutta pour ne pas se laisser fasciner par la démesure de la Promesse qui l'invitait soit à rompre avec ce monde, soit à le domestiquer. Forte de son identité confessée après de multiples querelles internes, la conversion de l'Empire romain l'incita à un long engagement juridico-politique : la " chrétienté ". L'effondrement de celle-ci, causé par la brisure de la Réforme et accentué par l'autonomie des savoirs et des politiques, poussa la communauté chrétienne, après de longues hésitations, à faire son deuil du lien institutionnel de la foi au monde. Elle renonça à se substituer aux défaillances des hommes, consciente de sa propre fragilité. Avec modestie, sans prétention à connaître le sens de l'histoire et le bien des sociétés, elle s'appliqua à discerner les signes de la pression du Règne de Dieu. Les obstacles qu'elle eut à surmonter ne furent pas tant ses échecs que les réussites réelles ou imaginaires qu'elle considéra comme anticipations du Règne. L'autonomie actuelle du monde l'invite à se détacher de ses succès ou de ses amertumes pour reprendre la marche d'Abraham vers le terme désiré.
Nombre de pages
126
Date de parution
05/06/2000
Poids
164g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782204064859
Titre
Christianisme, mémoire pour l'avenir
Auteur
Duquoc Christian
Editeur
CERF
Largeur
136
Poids
164
Date de parution
20000605
Nombre de pages
126,00 €
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Quatrième de couverture Jésus demeure une énigme. Pour beaucoup, il est un sage dont la morale est encore actuelle. Les chrétiens partagent la foi de l'Église primitive qui confessa la résurrection du prophète galiléen et le reconnut Fils de Dieu. Les évangélistes relurent son parcours terrestre en fonction de l'événement de Pâques. Annonce du Règne de Dieu, espérance dévoilée, guérisons réalisées, enthousiasmes déçus, conflits latents, oppositions fortes menèrent à la tragédie finale. L'âme de cette geste originale fut la liberté avec laquelle Jésus affronta les questions les plus quotidiennes et les plus radicales. Il ne s'inféoda à aucun parti, se démarqua de la tradition, prit ses distances à l'égard de la Loi, évita la surenchère politique. Sa liberté de parole et d'action ébranla les évidences religieuses, sociales et politiques. Jésus témoigna de la vitalité de la foi d'Israël : il fit entièrement confiance au Dieu dAbraham et de Moïse jusque dans la mort. Cet ouvrage n'a pas pour but de résoudre l'énigme, mais d'en mettre en lumière la vigoureuse actualité.
L'oecuménisme est né d'une indignation : comment croire des Eglises en conflit ? Les théologies ont alors élaboré une doctrine de l'Eglise idéale et invisible. Quant à la pluralité des Eglises, tenue pour impure, elle a été abandonnée aux historiens. Ne faut-il pas partir de l'hypothèse inverse : prendre acte de cette pluralité et la concevoir comme positive ? L'Eglise idéale s'affirme ainsi comme perspective, à condition qu'aucune Eglise historique ne se l'annexe. Ce livre suggère une autre manière de penser l'unité, excluant l'usage de la violence qui viserait à anticiper visiblement le Règne de Dieu dans une Eglise.
Les théologiens européens, qui se réclament d'un dialogue fécond entre l'Evangile et l'idéal d'émancipation (et de " progressisme ") né à l'époque des Lumières, ne devraient-ils pas être proches des théologiens de la libération ? En fait, entre théologiens européens de la " modernité " et théologiens latino-américains de la libération, le dialogue ne s'est pas encore - ou s'est mal - engagé. Au-delà du soutien amical aux personnes, il reste un débat à engager. Le " progressisme " des théologies européennes n'est-il pas contemporain de la stratégie d'expansion des nations riches et d'exploitation par celles-ci des pays en voie de développement ? En revanche, la théologie de la libération n'est-elle pas refus de cet engrenage de la " dépendance " et de l'exploitation ? Le " choix prioritaire des pauvres " situe les théologiens de la libération en lien étroit avec les classes sociales démunies. Les théologies européennes sont-elles aussi conscientes de leurs implications sociales ? Réciproquement, les théologies de tous pays ne peuvent se développer de façon " catholique " et oecuménique sans faire appel à toutes les ressources de la raison, y compris celles de la raison éclairée. Le dialogue ne peut donc être indéfiniment différé. Il faut le commencer.
Quatrième de couverture L'Eglise catholique souffre de dysfonctionnements institutionnels : cas des divorcés remariés, problème des ministères, impasses éthiques, rigidités doctrinales, indifférence à l'opinion publique chrétienne sont constamment évoqués dans les synodes diocésains. Certes, on se réjouit du fait que l'autorité ecclésiale ait pris courageusement parti pour les délaissés de la croissance, ait rompu avec l'antisémitisme ou ait manifesté une grande audace dans le dialogue interreligieux ; on déplore cependant que cette ouverture sur le monde se soit accompagnée d'une crispation sur la tradition interne. Dénoncer carences, fautes, manques d'imagination ou d'initiative ne saurait apaiser les questions suscitées par la frilosité de l'institution. Manifester que l'Eglise terrestre tient sa force et sa précarité de la prédication du Règne de Dieu est une tâche théologique nécessaire. Mais il ne faut pas se contenter de catégories floues pour penser le devenir contrasté de l'institution ecclésiale dans sa quête de la Cité qui vient. La logique interne à toute institution, qui n'est pas maîtresse des effets sociaux qu'elle induit et qui manque de clairvoyance sur ses modes de survie et son avenir, est trop souvent occultée par un discours théologique idéaliste. Le but de cet ouvrage est de faire penser ensemble la nécessité de l'institution ecclésiale et la grandeur du Règne annoncé ; pour cela, l'auteur avance l'hypothèse que la précarité reconnue et assumée conditionne la vérité du témoignage.
La Traduction Oecuménique de la Bible (TOB), publiée en 1975, a marqué un tournant dans la longue histoire de la traduction de la Bible. Pour la première fois au monde, des biblistes catholiques, protestants et orthodoxes travaillaient ensemble pour produire une traduction moderne dont la fiabilité et le sérieux sont aujourd'hui reconnus par tous. La Bible TOB a bénéficié depuis d'importantes révisions, en 1988 et 2004, proposant un texte plus précis et harmonieux et prenant en compte les avancées de la recherche biblique. Cette édition 2010 comprend de nouvelles actualisations des notes et introductions, avec quelques corrections de la traduction. Elle porte la même exigence de clarté de la langue et de fidélité au texte source. La TOB 2010 constitue aussi un événement éditorial et oecuménique sans précédent: pour la première fois dans l'histoire de la Bible en langue française, elle intègre un ensemble supplémentaire de six livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Eglises orthodoxes 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées, le Psaume 151, la Prière de Manassé. Avec des introductions générales, une introduction à chaque livre, des notes essentielles sur les particularités du texte, un tableau chronologique, un tableau synoptique, un glossaire et huit cartes couleur, la TOB 2010 est tout indiquée pour se plonger dans les récits plusieurs fois millénaires de la Bible, tels qu'ils ont été reçus dans les diverses traditions juives et chrétiennes.
Résumé : Pour commémorer ses douze années passées sur le siège de Pierre, voici un livre photos retraçant les grands moments du pontificat de François : le pape apparaissant au balcon de Saint-Pierre de Rome, à Lampedusa avec les migrants, les cérémonies de Pâques pendant la période du confinement, l'ouverture des portes saintes du jubilé. Autant d'événements, heureux ou graves, dont il faut se souvenir. Ouvrir ce livre consacré au pape François, c'est se rappeler son immense action pastorale : l'intérêt consacré aux Eglises d'Amérique du Sud, d'Afrique ou d'Asie, le souci des pauvres retrouvé, l'attention portée aux périphéries... Autant de choses qui révèlent la préoccupation du pasteur, que chacun trouve sa place dans l'Eglise. François, c'est aussi un héritage théologique majeur : la prise de conscience, au sein de l'Eglise, de la crise écologique et l'initiation d'une réflexion théologique ; l'accueil fait aux divorcés-remariés. Tout cela, c'était François. Pour ne pas oublier.