Lieutenant de vaisseau de la France combattante, Jean Dupuis a alors découvert l'importance vitale de la lutte contre la précarité et contre les risques de pénurie alimentaire. Sa recherche, son action permettront progressivement à l'Esprit de s'exprimer en lui. Au soir de sa vie, armé " du bâton noueux " d'une expérience de " publicain ", Jean Dupuis refait mentalement son pèlerinage, image condensée de sa vie. Ce " pèlerinage mental " exige une navigation aussi rigoureuse que celle qui règle la route choisie sur l'Océan. Pour Jean Dupuis, les repères les plus sûrs sont dans le Ciel : pour la navigation astronomique : les Evangiles ; pour la navigation à l'estime : le tracé de sa vie sociale. Par ses lectures, ses méditations, ses rencontres, là encore nous retrouvons ce " forceur de blocus ". Le regard sur " son ami Zachée ", les Béatitudes, le fils prodigue, Elisabeth de Hongrie, la règle donnée au Temple par saint Bernard, les frères Lacan, la question : " la nourriture humaine est-elle un bien comme les autres ", les fabricants de leurres, l'équivoque monétaire... éclaire le tracé de sa vie. Du Samaritain à Emmaüs, Jean Dupuis nous rappelle l'importance des oubliés : " aubergiste, servante d'auberge, enfant de l'aubergiste aidant à la préparation des repas, peu importe, il y a eu une main qui a posé le pain sur les tables afin que le Christ manifeste sa Résurrection en le rompant, la main d'un personnage si humble, qu'on ne le connaît que par un geste, que l'on devine et auquel on ne pense jamais. Tel nous apparaît toujours l'aubergiste oublié. Que la grâce nous soit donnée d'accomplir l'ombre de son service, dans l'espérance de contribuer selon notre petite taille à la manifestation du mystère qui nous emporte... "
Nombre de pages
353
Date de parution
01/01/1999
Poids
701g
Plus d'informations
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EAN
9782701013848
Titre
L'aubergiste oublié
Auteur
Dupuis Jean
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
701
Date de parution
19990101
Nombre de pages
353,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De nombreux travaux mettent en évidence que le capital immatériel représente à présent la principale richesse des nations et des entreprises. Cette richesse reste cependant pour l?essentiel non ressaisie par la comptabilité. Pourquoi un tel paradoxe ? Faut-il y remédier ? Si oui, comment ? Cet ouvrage dresse un panorama synthétique et critique de l?économie et de la comptabilité du capital immatériel. Mobilisant une approche généalogique, l?auteur montre que les contours de la notion de capital immatériel ont évolué et que ceux-ci peuvent aller jusqu?à englober le capital naturel. Cette mise en perspective permet de mieux comprendre pourquoi on assiste à un rapprochement des champs de la comptabilité de l?immatériel et du développement durable et, lié, les enjeux du reporting non financier. Il ouvre également sur des perspectives à même d?oeuvrer à un retour d?un capitalisme plus raisonnable car raisonné. Il s?adresse en conséquence à tous les acteurs concernés par les enjeux comptables et financiers de l?économie de l?immatériel, notamment les professionnels, les enseignants-chercheurs et les étudiants en comptabilité, contrôle de gestion et finance.
Tente d'approcher les politiques sociales à travers l'analyse économique, c'est-à-dire en utilisant les concepts, les modes de raisonnement et les outils statistiques des économistes.
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Dupuis Jean-Pierre ; Lemaire Jean-Paul ; Milliot E
Une analyse fine des interactions culturelles dans l'environnement professionnel. L'ouvrage propose d'étudier, de manière critique, différents types de situations : La négociation confrontant des acteurs issus d'environnements contrastés ; Le management d'équipes locales ou multiculturelles ; L'adaptation d'une offre de produits à des contextes différents.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.