Ethique et politique dans l'oeuvre de Charles Ferdinand Ramuz
Dupouy Christine ; Pierre Jean-Louis
PU ARTOIS
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EAN :9782848322889
Dans les Années trente, Ramuz essayiste était sollicité par les directeurs de revues d'horizons différents et nourrissait le débat politique. De nos jours, la dimension éthique et politique de l'oeuvre ramuzien est méconnue. Le Colloque de Tours (2014) entendait la revisiter. Examiner le positionnement de l'écrivain face aux idéologies de son temps et aux évolutions de la science et de la technique. La réflexion sur le "paysan" est essentielle dans la pensée politique de Ramuz ; le "paysan" apparaît comme le moment éphémère d'un lien privilégié entre l'Homme et la Nature. Quant aux propos sur ce que l'on nomme aujourd'hui "l'environnement", ils sont d'une actualité saisissante. Le Colloque fut également l'occasion de souligner l'originalité et la modernité du romancier dont les récits échappent aux définitions traditionnelles du roman rustique. L'écriture ramuzienne, dans sa violence créatrice, est une écriture de rupture, un acte éminemment politique.
Nombre de pages
264
Date de parution
02/11/2017
Poids
428g
Largeur
160mm
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EAN
9782848322889
Titre
Ethique et politique dans l'oeuvre de Charles Ferdinand Ramuz
Auteur
Dupouy Christine ; Pierre Jean-Louis
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
428
Date de parution
20171102
Nombre de pages
264,00 €
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Dhôtel se revendiquait lui-même comme un écrivain mineur, et de fait, il constitue une figure majeure de ce que l'on pourrait considérer comme un genre à part entière. Chez lui point d'emphase, une écriture de Schéhérazade, et toute un société de fidèles qui se reconnaissent en ce magique Dhôtelland : attention portée à la moindre plante, aux animaux... plus qu'à l'intrigue à proprement parler, qui s'en va de façon vagabonde au gré de l'écrivain-poète. Ce recueil d'articles se propose une approche à la fois rigoureuse et délicate de cet auteur, restituant une perspective chronologique et mettant en évidence la richesse de l'?uvre dhôtelienne.
Sont réunis ici les Actes d'un colloque interdisciplinaire (littérature, peinture, musique) qui s'est déroulé à Metz en 2004. Associant critiques et créateurs, nous avons fait dialoguer les différents arts, avec de grands noms comme Pascal Quignard, Alexandre Hollan, Jacques Burtin et nous nous sommes interrogés sur cet "art du peu" à propos duquel Klébaner écrivait : " Je veux parler d'un art où l'homme trouve l'éclat dans le terne, l'audace dans la prudence, la pérennité dans le précaire, l'excellence dans le quelconque".
Peu d'oeuvres poétiques sont aussi sensibles à la musique que celle de Jacques Réda. Attentif à la lenteur autant qu'aux rythmes de la langue, Réda compose sa prose et ses vers au son du jazz, mais aussi à l'écoute des bruits de notre civilisation urbaine. Poète flâneur au lyrisme bucolique, écrivain plein d'humour lorsqu'il conte ses vagabondages à Paris, en province ou à l'étranger, Réda est aussi l'un des rares poètes contemporains à pratiquer une poésie scientifique dans la postérité de Lucrèce. C'est à cette oeuvre, qui a contribué à renouveler considérablement la poésie française et est encore trop méconnue, que ce livre est consacré.
Etymologiquement, le vers (de vertere, tourner), qui va à la ligne, s'oppose à la prose qui, elle, va tout droit (prorsum). Cette définition paraît simple. Et de fait pendant longtemps, non seulement vers et prose ont évolué de façon singulière, mais ils ont aussi dialogué dans le cadre du prosimètre, qui s'est développé de l'Antiquité au XVIIe siècle. Or, depuis Rousseau, les frontières entre la prose et la poésie sont devenues beaucoup plus incertaines. On a assisté à la naissance de la prose poétique, du poème en prose, du vers libre. En même temps, à la fin du XXe siècle, semble s'être opéré un certain retour au vers régulier. Quels sont les enjeux de ces mutations essentielles ? Une bonne partie des études présentées dans ce livre porte sur le vingtième siècle, avec pour soubassement de solides références à l'Antiquité, au Moyen Age et au XVIIe siècle. On voit que dans la prose se fait jour le vers, comme inversement le vers va vers la prose : il y a, pour reprendre la formule de Michel Collot, " hybridation de la prose et du vers ". Sans prétendre à l'exhaustivité, ce livre pose des balises claires pour mieux appréhender le phénomène contemporain du dialogue de la prose et des vers.
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.
Le volume n°12 rassemble plusieurs inédits du romancier Jean Giono, dont deux longs extraits jusqu'alors inconnus d'une version de Deux cavaliers de l'orage (1965). Les carnets de travail de l'écrivain font l'objet d'une autre publication inédite prolongeant pour l'année 1959 un témoignage sur l'activité de polygraphe de Giono. La partie critique du volume reprend les principales communications prononcées à l'occasion des "Rencontres Giono" de 2018 à Manosque, placées sous le signe des héroïnes gioniennes. C'est toute une galerie de portraits de femmes fortes (et d'âmes fortes) qui s'y trouve brossée, de Pénélope et Hélène de Troie à Ennemonde, en passant par Pauline de Théus, par les spécialistes de l'oeuvre de Giono. Un cahier iconographique en couleurs présente une "belle édition" de l'oeuvre de Giono, ici celle du Haut pays illustrée en 1965 par Pierre Ambrogiani. Une bibliographie actualisée de l' "année gionienne" 2018 clôture l'ouvrage.