La lame et la plume. Une littérature de Jack l'Eventeur
Duperray Max
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782336003016
L'affaire "Jack l'Eventreur" a marqué une période de l'histoire de Londres dans la deuxième moitié de l'année 1888. Les crimes atroces commis dans les quartiers portuaires miséreux sur des prostituées ont affolé la ville et ébranlé un moment la stabilité de l'Etat. Restée sans solution, elle a occasionné une recherche fébrile depuis lors, qu'il s'agisse d'analyses du contexte ou d'investigations toujours renouvelées, malgré le passage du temps, dans le vain espoir de faire la lumière sur ces événements. On s'est beaucoup penché aussi sur les mises en scène des faits auréolés du romantisme de la ville des ténèbres, le cloaque victorien de la pauvreté, au travers d'adaptations iconographiques ou d'études filmographiques notamment. La fiction de Jack l'Eventreur, si abondante depuis l'origine, n'avait pas encore été recensée, sauf à un niveau bibliographique peut-être. La lecture raisonnée de ce corpus méritait d'être entreprise. Max Duperray propose, à travers des textes anglophones et francophones, publiés depuis plus d'un siècle, un parcours dans les genres, voire les écoles, réaliste, fantastique merveilleux ou social, policier, historique néo-victorien, poétique ou métaphysique, moderniste ou postmoderniste et métafictionnel, à un niveau littéraire ou, dans certains cas, paralittéraire, qui traduisent la fascination pérenne pour une affairé toujours à la lisière de l'histoire et du mythe. Cet ensemble constitue une véritable "littérature de Jack l'Eventreur" toujours en devenir sur plus d'un siècle maintenant.
Nombre de pages
258
Date de parution
19/10/2012
Poids
415g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336003016
Titre
La lame et la plume. Une littérature de Jack l'Eventeur
Auteur
Duperray Max
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
415
Date de parution
20121019
Nombre de pages
258,00 €
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Cet ouvrage trace l'histoire de la théorisation de l'irréel dans le texte littéraire, en prenant appui d'abord sur le corpus de la littérature fantastique. Le point de départ avait été, à la fin des années 60, le livre célèbre de Tzvetan Todorov : Introduction à la littérature fantastique. Plus de trente ans après, on doute de l'existence de réalités sécables dans le patrimoine littéraire mariant toujours deux impulsions concurrentes : la mimesis et l'anti-réalisme. Max Duperray choisit d'étudier un corpus anglo-saxon du XVIIIe siècle à nos jours qui recoupe plusieurs zones génériques permettant d'illustrer le principe de la déréalisation à l'œuvre dans les textes. L'auteur suit les avatars de cette déréalisation à travers un ensemble de textes : de celui, fondateur du gothique, Le Château d'Otrante d'Horace Walpole à ceux de notre temps, en passant par Le Maître de Ballantrae de Stevenson, L'utopie de More et un de ses avatars, la dystopie de Margaret Atwood... les fables ésotériques de Nabokov, Hawthorne et son Wakefield, Ruthven Todd et son Voyageur Egaré... le mélodrame du Moine de Lewis et celui de D.M. Thomas L'Hotel Blanc, ou encore celui, mental et euphémisé, d'Henry James (nouvelles de fantômes)... le grotesque chez Mervyn Peake, Patrick McGrath ou Joyce Carol Oates réécrivant Le tour d'écrou... la poétique contemporaine avec des textes de Christopher Priest, Susan Sontag, Ian McEwan, William Gass (Order of Inserts) et Raymond Carver (Collectors).
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