Le cirque aujourd'hui est à la mode. Son lieu participe à son alchimie, ici un chapiteau, là un bâtiment stable. Son, histoire est inséparable de celle du voyage. Ses premiers artistes, des officiers de cavalerie qui quittent l'armée pour s'exercer à la voltige en public, appartiennent à la culture de la vie en campement. En perpétuant là tradition du nomadisme, ils en adoptent l'architecture, dont l'attribut est l'éphémère ; le matériau la toile, la structure les mâts et les tendeurs. Tout au long de l'histoire tentes et chapiteaux ont rivalisé en beauté, luxe et prouesses techniques. De l'Égypte, la Perse, la Turquie et l'Europe, en, passant par la Russie, la Mongolie et les États-Unis, ce livre nous entraîne dans la vie trépidante d'aventuriers et de conquérants qui ont construit notre monde. D'étapes en étapes, nous découvrons la tente noire d'Abraham, le monumental palais de Yamerlan, les resplendissantes tentes de Soliman le Magnifique, les campements d'Abd el-Kader, de Barnum and Bailey ou de Buffalo Bill. Le chapiteau multicolore, Le Dragon volant, qui, au mois de novembre 2004 ; bondit à Rosny-sous-Bois pour servir d'école de cirque, participe à cette longue et passionnante, histoire. Il est l'?uvre de deux architectes spécialistes de cet art séculaire, Loïc Julienne et Patrick Bouchain. Ce dernier a été le maître d'?uvre du théâtre équestre Zingaro à Aubervilliers, de la Volière Dromesko à Lausanne, du- Théâtre du Centaure à Marseille, de l'Académie du spectacle équestre du Château de Versailles, du lieu unique à Nantes, de l'académie Fratellini à Saint Denis et de la Condition publique à Roubaix.
Nombre de pages
135
Date de parution
01/09/2004
Poids
850g
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EAN
9782909283807
Titre
La tente et le chapiteau
Auteur
Dupavillon Christian
Editeur
NORMA
Largeur
0
Poids
850
Date de parution
20040901
Nombre de pages
135,00 €
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Le 2 mars 1647, Mazarin fait représenter au Palais-Royal, devant Anne d'Autriche et ses enfants, le premier opéra joué en France: Orfeo, de Luigi Rossi, dans la réalisation scénique de Torelli.Tout est inédit: une troupe d'Italiens dans laquelle figurent des castrats, une machinerie qui permet des changements de décors et procure une illusion scénique inconnue jusqu'alors. Pour aboutir à ce résultat, que d'efforts ont été nécessaires: construire un théâtre dans le Palais-Royal, lui assurer un accès, faire actionner la machinerie complexe...En suivant la représentation acte par acte, Christian Dupavillon fait mesurer le choc culturel que représente pour les Français un tel événement: la langue (l'italien), le chant (des castrats!), les attitudes, l'interprétation, tout étonne le public de courtisans.Il éclaire aussi la fonction politique d'une telle opération: en important à Paris le type de spectacle qu'il a goûté à Rome, Mazarin impose à la cour de France sa marque d'italianité. Un an plus tard, c'est la Fronde. Quelques années plus tard, Louis XIV saura se souvenir, en dansant devant la cour et en construisant Versailles, de quelle force peut être le spectacle pour illustrer le pouvoir.L'histoire du théâtre, de l'architecture, de l'opéra se mêle à la politique culturelle et illustre une confrontation artistique féconde. En une des « journées qui ont fait la France », on tient un condensé d'un fait majeur, appelé à une longue postérité.Architecte, Christian Dupavillon a été directeur du Patrimoine au ministère de la Culture de 1990 à 1993. Il a publié des ouvrages sur l'architecture et le théâtre.
Avec cet ouvrage, Jean-Louis Cohen, architecte et historien, et Monique Eleb, psychologue et sociologue, proposent une promenade architecturale dans le Paris intra-muros et sa proche banlieue. Trente-trois bâtiments photographiés par Antonio Martinelli sont visités parmi la multitude de réalisations qui ont marqué le XXe siècle. Ils ont été choisis en fonction de leur contribution au paysage urbain, de leur force esthétique et de leur rôle dans la transformation des modes de vie. Des architectes du début du siècle à qui les découvertes techniques ont permis de se libérer des conventions à la génération actuelle qui a retrouvé une dimension intellectuelle après la crise architecturale des années 1960-1970, on suit dans le Paris d'aujourd'hui les transformations d'identité d'une ville dont le centre dense est enserré dans une agglomération de plus de dix millions d'habitants. Par la succession et la mise en correspondance d'édifices en apparence étrangers les uns aux autres, des ossatures de béton des frères Perret aux prismes transparents de Jean Nouvel, Jean-Louis Cohen et Monique Eleb révèlent combien l'idéal d'une architecture rationnelle et lisible aura marqué l'architecture du siècle. This book takes the form of an architectural promenade devised by the architect and historian Jean-Louis Cohen and the psychologist and sociologist Monique Eleb. Thirty-three buildings in Paris and the inner suburbs are presented with photographs by Antonio Martinelli. Selected from the multitude of buildings which have marked the 20th century, each has been chosen for the contribution it makes to the cityscape, for its aesthetic value and for the role it has played in transforming life-styles. From the technical discoveries which enabled architects to break free from conventions in the early 20th century, to the rediscovery of an intellectual dimension by the present generation of architects in the wake of the architectural crisis of the 1960s and 1970s, this itinerary through today's Paris reveals transformations in the identity of the densely-built capital city at the center of an agglomeration populated by over ten million people. By explaining the connections between a sequence of buildings which look very different from one archer, ran no from the Perret brothers' concrete frames to Jean Nouvel's transparent prisms, Jean-Louis Cohen and Monique Eleb reveal the extent to which the long-established French architectural ideal of rationality and legibility has marked the architecture of the 20th century
« Mon ambition est de me consacrer aux grandes décorations murales, à la fresque, qui m'intéresse plus que tout. [?] Vous voyez que mes ambitions sont vastes ! » Première femme à obtenir le Grand Prix de Rome en peinture en 1925, à seulement 22 ans, Odette Pauvert (1903-1966) est une figure méconnue du XXe siècle, à contre courant des avant-gardes. Après un voyage à Pise où elle découvre les fresques monumentales du Camposanto, elle est durablement inspirée par le Quattrocento italien, notamment par Pisanello, Piero della Francesca ou encore Gozzoli. Née dans une famille de peintres et de miniaturistes, elle revendique un style classique et décoratif, et la tradition de la peinture d'histoire et de la fresque. D'abord élève à l'École des Beaux-Arts de Paris, où elle prend part à l'atelier de Ferdinand Humbert, puis pensionnaire pendant 3 ans à Rome, elle intègre les Ateliers d'art sacré en 1929, et passe l'année 1934 à la Casa Velázquez à Madrid, aux côtés d'Alfred Giess et de René Cottet. Elle participe au Salon des artistes français de 1923 à 1966. Peintre du monumental comme de la miniature, elle participe à de grands chantiers comme l'Église du Saint-Esprit à Paris, qui sera sa commande la plus importante, et se distingue tout particulièrement avec ses autoportraits, sujet singulier pour une femme de cette époque. Une première rétrospective lui est dédiée en 1986 au musée Sainte-Croix de Poitiers.
Barsac Jacques ; Viatte Germain ; Brunhammer Yvonn
Invitée en 1940 par le gouvernement japonais pour orienter la production d'art industriel du pays, Charlotte Perriand découvre une pensée, un mode de vie et une architecture ancestrales, conformes aux préceptes modernistes qu'elle défendait avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret. L'élaboration de son "art d'habiter", qui modifia profondément la manière de vivre des Français dans les années 50, est née des réflexions qu'elle a menées pendant sa mission au Japon. En retour, elle a contribué avec passion, à travers ses interventions dans les ateliers de production, au renouveau de l'artisanat japonais. "De tous les Occidentaux qui ont travaillé au Japon, c'est probablement elle qui a eu la plus grande influence sur le monde du design japonais", a déclaré le grand designer Sôri Yanagi, qui fut son assistant. Ses expositions au Japon, "Sélection, Tradition, Création" (1941) et "Proposition d'une synthèse des arts" (1955), qui eurent un grand retentissement, ses publications et ses études, ses réalisations à Tôkyô, la maison de Jacques Martin (1953), l'agence Air France (1959), ou à Paris, la résidence de l'ambassadeur du Japon (1966-1969), le showroom Shiki Fabric House (1975) et la maison de Thé à l'Unesco (1993) sont autant de témoignages des liens entre cultures occidentale et japonaise et de leur enrichissement réciproque. L'ouvrage, qui révèle la liberté de pensée de cette grande créatrice face aux enjeux d'une période complexe, est d'un enseignement précieux pour les nouvelles générations d'architectes et de designers, mais aussi pour l'homme d'aujourd'hui.