Un village anonyme, clone de dizaines d’autres villages, et qui pourrait se situer n’importe où en Saintonge ; un village qui aurait traversé les euphoriques années cinquante avec son cortège de personnages pittoresques, de petits métiers disparus (le tambour de ville, le maréchal-ferrant, le bourrelier, etc.), sa vie politique et associative… et son lot d’anecdotes savoureuses. Habitués du café du Centre, chez la Justine, ils sont quatre à s’y retrouver le dimanche après-midi pour une manille coinchée et à ne pas dédaigner le bian-cassis… Baptiste, cultivateur retraité ; Noël, célibataire endurci ; Alphonse, retraité de l’armée ; et Pamphile, le cordonnier du bourg. Bon nombre de ces anecdotes sont authentiques – parole de conteur ! – c’est la raison pour laquelle elles sont rapportées sous le couvert de l’anonymat. Certaines ont été recueillies par mes oreilles innocentes d’enfant des années cinquante, dans la boutique de mes père et grand-père, bourreliers en Charente. N.B. Toute ressemblance avec des personnages vivants ou ayant existé n’est absolument pas fortuite.
Nombre de pages
190
Date de parution
27/06/2024
Poids
184g
Largeur
120mm
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EAN
9782846546720
Titre
Avant qu'o se perde
Auteur
Dumousseau Pierre
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
120
Poids
184
Date de parution
20240627
Nombre de pages
190,00 €
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Novembre 1975 : mort de Franco. Avec le décès du Caudillo, l'Espagne ouvre une décennie de folle transition qui l'emporte dans un tourbillon artistique sans précédent. Tous les champs de l'art sont touchés, de la photographie à la mode et au cinéma en passant par la musique, la peinture, le dessin. Cet incroyable élan pop, bigarré, glam et rock, apolitique aussi, est connu sous le label Movida. En réalité, il commence à sévir dès le début des années soixante-dix, avec la propagation d'une contre-culture punk restreinte au domaine musical (el Rrollo). A la fin de la décennie, il atteint d'autres domaines: c'est la nouvelle vague, la Nueva Ola. Enfin, il se mue en un style plus pop, plus professionnel mais aussi plus commercial, la Movida à proprement parler, qui en est l'apogée mais aussi le terme. La Movida, au nom du père, des fils et du Todo Vale nous plonge au coeur de cette contre-culture espagnole. On y croise les petites et les grandes figures de ce kaléidoscope : la styliste Agatha Ruiz de la Prada, la chanteuse Alaska, Radio Futura, les photographes Ouka Leele, Pablo Pérez-Minguez et Alberto Garcia Alix, le dessinateur Ceesepe, le cinéaste Ivan Zulueta, les peintres Costus et bien sûr Pedro Almodovar.
Un rêve étrange et inquiétant trouble les nuits d'Angélina Kinstal, âgée de dix-sept ans, depuis sa plus tendre enfance : sous les traits de la petite fille qu'elle était autrefois, elle court dans une forêt sombre pour échapper à des poursuivants inconnus et découvre alors une galerie creusée dans un tronc d'arbre, qu'elle décide d'emprunter. Une seule personne peut l'aider à résoudre le mystère de ce rêve incessant : Kieran Aveylan. De nombreuses rumeurs inquiétantes circulent sur cet homme marginalisé, pratiquant la sorcellerie. Or les habitants, superstitieux, considèrent celle-ci comme indispensable pour les protéger des créatures surnaturelles résidant dans les bois alentour. La rencontre avec Kieran va faire basculer Angélina dans un univers hostile et terrifiant, où de multiples révélations douloureuses ne cesseront de se succéder.
En sauvant Angélina Khynstal du danger qui la menaçait dans la ville d'Hindelneiss, Kieran Aveylhan est victime d'une terrible malédiction : son esprit tombe sous l'emprise du souverain Xylthron, régnant en tyran sur la Dimension d'Hindellrand. Conscient des souvenirs qu'il garde en mémoire, mais pas des émotions qui les accompagnent, le sorcier n'éprouve plus le moindre amour pour Angélina et l'emmène de force au palais du roi Xylthron. Dès lors, Angélina et Kieran vont être confrontés à une succession d'événements tragiques et périlleux, révélant des secrets inavoués et des légendes oubliées.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.