Cet obscur objet du désir. Essai sur les amours fantastiques
Dumoulié Camille
L'HARMATTAN
15,50 €
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EAN :9782738433213
Le fantastique est structuré, comme le fantasme, autour d'un énigmatique objet qui préside aux divers scénarios du désir. Telle est la thèse que développe cet essai, à partir des textes de Hoffmann, Poe, Gautier et Rodenbach. La forme du récit fantastique, les thèmes qu'il met en oeuvre, les principes qui commandent son univers, tout est régi par la question du rapport du désir à son objet. La théorie psychanalytique offre donc une voie d'approche privilégiée pour la compréhension du phénomène fantastique. Mais l'enjeu n'est pas seulement théorique. Il concerne aussi le statut de la littérature, dans son sens moderne, et la pratique de l'écriture, dans son lien au désir. Par son inquiétante étrangeté, le signe d'écriture apparaît comme le premier objet autour duquel se noue le lien entre le désir et la littérature. De telles questions, la littérature fantastique ne les aborde qu'incarnées dans cette énigme essentielle que représente l'être de l'autre, énigme proprement fantastique à laquelle on ne peut répondre qu'en racontant des histoires, des histoires d'amour.
Nombre de pages
160
Date de parution
03/05/2000
Poids
200g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738433213
Titre
Cet obscur objet du désir. Essai sur les amours fantastiques
ISBN
2738433219
Auteur
Dumoulié Camille
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
200
Date de parution
20000503
Nombre de pages
160,00 €
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Don Juan est un mythe du désir. L'excès, le défi à la loi, la volonté de jouissance font de lui un héros dont l'éclat provient de la dynamique impérieuse qui le confronte aux limites du sacré, qui sont aussi celles du désir, et dont le dépassement le voue au tragique.
Cet ouvrage s'adresse aux étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles de commerce qui veulent réussir l'épreuve de culture générale dont le thème pour les concours 2020 est "Le Désir". Bien que le désir soit le grand concept de la modernité, son histoire s'identifie avec celle de la philosophie. Mais cette notion fuyante, qui recouvre une expérience excédante, n'a cessé de déborder les catégories de la raison philosophique. En cela, le désir est un concept vivant. Peut-être le concept même de la vie. Les deux premières parties de ce livre retracent l'histoire du désir au travers de ses multiples concepts depuis le désir de l'Etre, qui anime la pensée grecque, jusqu'au désir de l'homme, dont la philosophie moderne a fait une de ses questions les plus essentielles. L'ouvrage se termine par trois chapitres synthétiques. Les deux premiers, analysant les liens qui unissent le désir à l'amour et à la loi, soulignent les enjeux esthétiques et éthiques liés à la question du désir. Dans cette perspective, le dernier chapitre envisage la possibilité et le sens d'une politique du désir.
De la cruauté, qui a mis la pensée philosophique au défi, Nietzsche et Artaud ont fait l'objet central de leur souci. L'étrange parenté de leur interrogation pourrait bien procéder de cette idée paradoxale que l'inhumain est le coeur le plus intime de l'humain. Ils réintroduisent à ce titre cet "impensé" scandaleux qui hante le logos philosophique, d'Aristote à Schopenhauer, au point de suggérer que cette inhumanité la plus humaine, révélée dans la cruauté, puisse être même un principe éthique en son genre. La thématique de la cruauté sert donc à réaborder l'énigme métaphysique et le mystère du religieux, autant qu'à reformuler la question de l'écriture littéraire et théâtrale : du mythe du surhomme au désir du "corps sans organes", c'est toujours la cruauté comme exigence éthique qui meut la pensée de Nietzsche et celle d'Artaud. La cruauté s'impose alors comme ce qui s'origine au lieu de l'Autre et se confond avec le réel, épreuve dont Artaud dit qu'elle constitue "une terrible et d'ailleurs inéluctable nécessité". Tel est le legs de l'écriture de la cruauté du philosophe du Gai savoir et du poète de Suppôts et Suppliciations à la philosophie contemporaine, qu'il la place face à des questions désormais inévitables : Y a-t-il une innocence de la cruauté ? Pourquoi notre plus grand désir veut-il ce qui nous détruit ? A qui, à quoi ai-je affaire dans l'acte cruel ? Occasion d'une relance de l'interrogation philosophique et anthropologique, requise de se réapproprier la cruauté, au lieu même de la question de l'Etre, comme son bien propre.
Bien que le désir soit le grand concept de la modernité, son histoire s'identifie avec celle de la philosophie. Mais cette notion fuyante, qui recouvre une expérience excédante, n'a cessé de déborder les catégories de la raison philosophique. En cela, le désir est un concept vivant. Peut-être le concept même de la vie. Les deux premières parties de ce livre retracent l'histoire du désir au travers de ses multiples concepts depuis le désir de l'Etre, qui anime la pensée grecque, jusqu'au désir de l'homme, dont la philosophie moderne a fait une de ses questions les plus essentielles. L'ouvrage se termine par trois chapitres synthétiques. Les deux premiers, analysant les liens qui unissent le désir à l'amour et à la loi, soulignent les enjeux esthétiques et éthiques liés à la question du désir. Dans cette perspective, le dernier chapitre envisage la possibilité et le sens d'une politique du désir.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...