Du multiculturalisme en Asie on parle peu, mais il est aussi présent. Le présent ouvrage édité par Paul Dumouchel en retrace les contours pour en montrer les particularités et la richesse. Le multiculturalisme entretient avec le nationalisme un rapport complexe qui, s'il a souvent été remarqué, a rarement été explicitement développé et analysé. À première vue ces deux démarches s'opposent dans la mesure où la première célèbre une hétérogénéité culturelle que la seconde récuse, cependant le multiculturalisme est une idéologie des États-nations. Les empires sont spontanément multiculturels, mais sans lier la diversité culturelle à la question de la justice. En Asie ces rapports sont compliqués du fait que le nationalisme s'est en grande partie développé en opposition au colonialisme qui a lui-même été la cause d'un grand mélange des populations. Au Sri Lanka, au Japon ou même en Australie le multiculturalisme est inséparable d'un passé colonial qu'il est ici plus difficile d'oublier, ou de passer sous silence, que ce n'est le cas au Canada ou aux États-Unis où le multiculturalisme tend à se présenter comme une philosophie politique sans histoire, issue d'un éternel et abstrait souci de justice.
Date de parution
22/02/2010
Poids
320g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296107120
Titre
NATIONALISME MULTICULTURALISME EN ASIE
Auteur
DUMOUCHEL PAUL
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
320
Date de parution
20100222
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La fonction première de l'Etat moderne est d'assurer la protection de ses citoyens: de les protéger les uns des autres et de les défendre contre les adversaires extérieurs. Pourtant, les violences à l'égard des populations civiles, les génocides, nettoyages ethniques ou massacres organisés sont pour l'essentiel perpétrés par des Etats et, dans une large mesure, contre leurs propres citoyens. Le présent essai montre que ces actes ne sont pas des accidents contingents, mais des événements inscrits dans la structure même de l'Etat. Par un saisissant retournement, ce dernier; ne pouvant plus faire de l'ennemi extérieur un bouc émissaire, s'est mis à multiplier les ennemis de l'intérieur. Cet affolement de la raison politique révèle l'échec de son mécanisme constitutif: le transfert de la violence vers des victimes acceptables. Ainsi l'ordre politique moderne, censé remplacer le sacrifice archaïque, repose sur une économie de la violence de même nature, mais beaucoup moins efficace. Les sacrifices à la nation, à la cause ouvrière ou à toute cause transcendant l'individu sont, eux aussi, devenus inutiles. La violence politique s'avère incapable de donner naissance à un ordre stable. Cette autodestruction du politique est l'un des signes les plus inquiétants de notre temps.
Cet ouvrage collectif regroupe - sous la direction de Paul Dumouchel - les conférences et les débats du colloque qui se tint en juin 1983 à Cerisy-la-Salle.
L'émotion n'est pas un épisode privé dans la vie du sujet, et qui reçoit par la suite une socialisation qui la dompte ou qui la met en forme. Elle n'est ni un équilibre particulier des humeurs, ni un tressaillement des viscères, ni un état mental, ni, a fortiori, une réaction de la psyché confrontée au refoulé. Les émotions sont des ?uvres communes auxquelles plusieurs participent.
Quels rapports entre la tolérance et le pluralisme ? La tolérance est-elle une notion dépassée que d'autres formes de respect des opinions et des moeurs des autres devraient remplacer ? Quels liens y a-t-il entre la tolérance etnos pratiques en ce qui concerne l'immigration, ou entre le pluralisme et l'impérialisme ? Telles sont certaines questions auxquelles cet ouvrage, rassemblant philosophes, historiens et juristes en provenance de France et du Canada, tente de répondre dans le cadre d'une réflexion sur l'histoire et la philosophie du droit.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...