Femmes uruguayennes sous la dictature (1973-1985). Enlèvements, viols et tortures, avec 1 DVD
Dumont Robert ; Stenger Marc
KARTHALA
24,00 €
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EAN :9782811113353
Le travail de mémoire sur la répression sous les régimes dictatoriaux d'Amérique latine dans les années 60 à 80 du XXe siècle n'est pas achevé. Pour le Brésil, il faut rappeler le livre du dominicain Frei Betto sur les tortures subies par les opposants au régime et le souvenir de son frère Tito mort en France sans avoir pu se remettre de ses années de prison. Au Chili, la résistance a connu beaucoup d'exilés et de morts. En Argentine, il y a eu les assassinats de l'évêque Angelelli, du prêtre français Gabriel Longueville, des soeurs Alice Damon et Léonie Duquet et de bien d'autres. Dans le présent livre, il s'agit de l'Uruguay qui a connu une sévère dictature de 1973 à 1985. Des milliers de personnes y ont été séquestrées et torturées, y compris sexuellement. Une fois la démocratie rétablie, un groupe de femmes a commencé à se réunir à partir de 1997 pour parler des sévices subis et retrouver la dignité face à elles-mêmes. Le lecteur trouvera ici le récit de ce travail qui s'est étalé sur plusieurs années. Des 300 femmes qui se sont rencontrées dans cette entreprise de reconstruction, 28 d'entre elles ont déposé une plainte en justice, à titre personnel et collectif. Non pour crier vengeance, mais pour refuser le déni et réclamer justice, dans l'espoir que cette dénonciation guérisse une génération entière et rappelle au peuple uruguayen ses responsabilités futures. Un livre qui est à la fois un témoignage en l'honneur de ces femmes courage et une alerte pour nos consciences, sur le risque toujours possible du retour à la barbarie. L'ouvrage est accompagné du DVD "Graines de lumière", réalisé par Lucia Wainberg.
Nombre de pages
270
Date de parution
11/03/2015
Poids
370g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811113353
Auteur
Dumont Robert ; Stenger Marc
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20150311
Nombre de pages
270,00 €
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En juin 1952, Soeur Magdeleine, la fondatrice des Petites S'urs de Jésus, arrive en pleine Amazonie et laisse en repartant trois de ses jeunes soeurs, dans l'une des régions les plus pauvres du Brésil, au coeur de la tribu des Tapirapé. À l'époque, cette dernière, réduite à quarante-sept membres, était en train de se laisser mourir. Plus de cinquante ans après, les Tapirapé représentent une population de plus de cinq cents membres. Les Diaires (journal des Fraternités), qui retracent la vie de cette fraternité de juin 52 à la fin 1954, nous font découvrir comment ces trois Petites Soeurs de tout juste 22-28 ans s'enfouissent " sans esprit de retour ", apprennent la langue et gagnent la confiance des Tapirapé au point que ceux-ci, se sentant reconnus dans leur dignité, retrouvent le goût de la vie et " renaissent " littéralement. Au point de créer une école dans leur village pour leurs propres enfants. Le " récit au quotidien " de ce livre nous révèle comment ces Petites Soeurs font une analyse quasi ethnologique de cette tribu d'Indiens d'Amazonie afin de mieux s'y insérer. Il nous raconte à la fois la manière de vivre des fraternités des Petites Soeurs de Jésus dans l'extrême pauvreté, et la contemplation conjointe de Jésus et de ceux dont elles tentent de partager la vie. Et comment encore, " Signe des temps ", cette attention à l'autre et l'étonnante disponibilité intérieure qu'elle requiert les conduisent à une reconversion du sens de leur présence : " À cette époque, nous avions le désir de faire participer les Tapirapé aux fêtes chrétiennes pour les introduire peu à peu dans la connaissance de Jésus-Christ à travers l'Église. Plus tard, nous avons choisi de ne pas nous immiscer dans la religion traditionnelle des Tapirapé mais de pratiquer le dialogue interreligieux ".
Né 8 ans après la première guerre mondiale et ordonné prêtre 8 ans après la seconde (déjà une tout autre époque), aujourd'hui âgé de 80 ans, l'auteur a connu un parcours très diversifié. Apprenti charron puis mécanicien-auto de 1943 à 1944. Participation à la dernière année de la guerre, de 1944 à 1945. Ordonné en 1953, prêtre de l'Oratoire de jésus, il fut successivement : 3 ans éducateur en internat ; 10 ans aumônier d'étudiants et à la Paroisse universitaire de Paris ; curé dans le Val d'Oise ; puis prêtre-ouvrier pratiquant plusieurs métiers pendant 20 ans. A quoi se sont ajoutés de nombreux voyages sur d'autres continents. Cinquante années de confrontations à des situations humaines, économiques et sociales en même temps qu'à de multiples cultures différentes et pas uniquement à l'évolution de celle que nous connaissons en notre Occident. Cette expérience l'a conduit à une sorte de retournement copernicien, pas forcément confortable à vivre. Voir se déstructurer de larges pans de la théologie acquise au séminaire et devoir accomplir un difficile travail de restructuration de sa foi en fonction de ce monde nouveau dans lequel nous sommes plongés. Les interrogations qui en découlent et qu'il partage avec beaucoup de prêtres-ouvriers l'ont conduit, une fois à la retraite professionnelle, à initier et à animer un collectif de recherche sur la " Mémoire des prêtres-ouvriers ". A ce titre, il a mené une quarantaine d'interviews de prêtres-ouvriers ou de femmes engagées dans la Mission ouvrière. Il en est né en 2001 aux Editions Karthala, la collection Signes des temps dont il est le directeur. Il en est aussi sorti en 2004 et dans cette collection, un important ouvrage : Prêtres et ouvriers. Une double fidélité mise à l'épreuve, 1944-1969, rédigé par Charles Suaud et Nathalie Viet-Depaule, mais fruit d'un travail d'équipe qui a duré plus de 10 ans. Tel est le terreau qui nourrit son regard et sa foi sur notre temps et sur l'Eglise en ce début de nouveau millénaire. Ce livre rend compte des réponses qu'il tente de donner aux questions qui lui ont été posées dans une nouvelle interview réalisée en juillet 2005.
L'Afrique et la " Femme au pilon. " - Le mythe du Nord Cameroun noms apprend que plus l'homme (au sens des femmes et des hommes) se redresse, plus Dieu est renvoyé au ciel. Il n'est plus à la mesure de l'homme et " comme à son image " car il est plus grand que l'homme. Il n'y a plus place pour la moindre idole. De ce fait, l'homme est obligé de prendre sa propre place sur cette Terre, et donc ses responsabilités. " La Foule " occidentale. - Les sciences modernes (biologie, astrophysique, psychologie des profondeurs, etc.) renvoie Dieu au magasin des accessoires. Plus de place pour le Dieu de Voltaire, " le grand Horloger ", ni pour celui de Victor Hugo dont " l'œil était clans la tombe et regardait Caïn ". Et c'est un gain ! L'homme se veut debout, autonome et libre de son propre destin. Pour beaucoup, l'athéisme est devenu " positif ". Pourtant, Mounier parlait de " la plus grande des solitudes qui s'appelle promiscuité ". L'Amérique latine et la théologie de la Libération. - Dieu est celui qui se fait connaître par la Parole de Yahvé : " J'ai entendu le cri de mon peuple " (Ex 3, 7). Il ne peut donc plus se rencontrer de façon privilégiée ailleurs que dans le cœur des hommes, très particulièrement dans la vie de tous les laissés-pour-compte de la société, de tous les blessés de la vie. Autant de questions évoquées par les photos de couverture, à partir desquelles l'auteur tente de dire. Il s'agit moins d'une série de réponses qui s'imposeraient que d'un témoignage sur la manière dont il se laisse creusé par les questionnements de ses contemporains. " Foi et modernité " : un binôme riche de dépassement de soi et d'interpellations de la conscience chrétienne.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.