Boys Don't Cry! Les coûts de la domination masculine
Dulong Delphine ; Guionnet Christine ; Neveu Erik
PU RENNES
19,00 €
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EAN :9782753518278
Les féministes en font trop!" Les hommes seraient devenussinon le sexe "faible", ou du moins stigmatisé. Les moindresperformances scolaires des garçons viendraient d'une perted'estime de soi du masculin. La plus discrète avance sexuelleserait recodée en harcèlement, le goût de la compétition enagressivité. Voici quelques aspects d'un discours de la plainte,de la hargne parfois, par lesquels des groupes d'hommess'emploient à inverser la rhétorique féministe pour se poser envictimes, revendiquer des droits dont ils seraient privés. Leprésent ouvrage se propose d'analyser ces discours,notamment en portant attention aux propos "masculinistes",tels qu'ils s'affirment par exemple dans certaines organisationsde pères divorcés. Quels sont les arguments de ces groupes?En quoi sont-ils symptômatiques des évolutions et desperceptions des rapports de genre? Peut-on évaluer leurimpact, qui varie entre Amérique du Nord et Europe? Quelsenjeux inséparablement politiques et scientifiques portent desnotions comme "coûts de la masculinité" ou "rôles de sexe"?Côté scientifique, l'enjeu est clair: il s'agit de poursuivre letravail de déconstruction de la domination masculine enmontrant que celle-ci n'a rien de naturel. Elle suppose desinvestissements et implique des coûts, pour les femmes biensûr, mais également pour les hommes, comme le montrent descontributions sur la santé au travail, sur les effets del'association virilité-alcool, sur le double-jeu identitaireauxquels sont contraints certains gays affirmant"homosexuels, oui, mais virils avant tout"! Combinantprudence, rigueur et refus des tabous, ce livre revendique doncla vertu de l'insolence scientifique en posant la question descoûts des masculinités. Le radicalisme qui consiste à refuserde parler d'une thématique sous prétexte qu'elle a étéinaugurée par des mouvements étymologiquementréactionnaires n'est en effet guère satisfaisant. Les sciencessociales doivent reconquérir ce terrain miné par les conflitssocio-politiques et prendre au sérieux le question des coûts parune objectivation sociologique: qui veut lutter efficacementcontre un processus de domination doit apprendre à mieux leconnaître sous toutes ses facettes, sans questions tabous. Lestextes rassemblés ici ont en commun le double souci de nejamais oublier qu'une domination suppose des cibles, quirestent ici les femmes, mais qu'elle ne s'exerce par ailleursjamais sur le mode passif de la rente, d'un solde où les profitsne supposeraient ni investissement, ni contrepartie. Outre denombreuses études de terrain inédites, l'ouvrage propose troistraductions de textes anglophones classiques et novateurs,jusque-là indisponibles aux lecteurs francophones. Lesgarçons, ça ne pleure pas!", mais sauver la face n'est pastoujours indolore pour autant..."
Nombre de pages
330
Date de parution
10/04/2012
Poids
401g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753518278
Titre
Boys Don't Cry! Les coûts de la domination masculine
Auteur
Dulong Delphine ; Guionnet Christine ; Neveu Erik
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
401
Date de parution
20120410
Nombre de pages
330,00 €
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Comment expliquer le renforcement du pouvoir exécutif sous la Ve République ? Plusieurs études ont déjà été consacrées à cette question. Mais une dimension restait cependant négligée : celle des processus socio-politiques qui ont légitimé ce basculement du centre du pouvoir dans l'Etat, du législatif vers l'exécutif. C'est à cette dimension du changement constitutionnel de 1958 qu'est consacré ce livre. Celui-ci montre en effet que l'avènement de la Ve République ne saurait se comprendre indépendamment de la mobilisation, au sortir de la seconde guerre mondiale, des élites " modernisatrices " du syndicalisme (ouvrier, paysan, patronal), de la haute fonction publique et des sciences sociales (économistes, sociologues, politologues) qui ont progressivement changé les représentations du politique en diffusant une conception "technocratique" des relations de pouvoir et de la légitimité dans l'espace public.
Ce manuel apporte un double éclairage, historique et sociologique, sur la vie politique française depuis la Révolution de 1789. Synthèse inédite de travaux de socio-histoire du politique, il met en perspective des débats contemporains et recontextualise nombre de notions clés de la science politique. Il s'adresse donc autant aux étudiants d'histoire, de science politique et de droit qu'à tous les lecteurs qui s'intéressent à la vie politique française. Que signifie la démocratisation de la vie politique? Quelles sont les règles du jeu politique et comment sont-elles forgées? Comment expliquer la crise de la représentation politique? L'ouvrage répond à ce type de questions en revenant sur la genèse des cadres et des représentations qui ont accompagné l'émergence d'une démocratie pluraliste, tout en restant au plus près des principaux acteurs de cette histoire. Il le fait sans céder à l'énumération encyclopédique, en privilégiant un mode analytique. D'une part, le plan obéit à une logique thématique et non chronologique, chaque chapitre portant sur une dimension fondamentale de la vie politique: la compétition électorale (chapitre 1), les règles institutionnelles (chapitre 2), l'action publique et la régulation des activités sociales (chapitre 3), la fabrique de l'opinion et la production des représentations du monde social (chapitre 4). D'autre part, une thèse sert de fil conducteur au lecteur, celle de l'ambivalence structurale du champ politique. Sa construction y est ainsi présentée comme le produit d'une tension permanente entre des groupes et forces opposés, où les insiders qui oeuvrent à l'autonomisation croissante des activités politiques (les professionnels de la politique) se heurtent constamment à la résistance de ceux qu'ils placent en position d'outsiders (notables, clergé, syndicats, intellectuels, etc.). La résistance la plus importante est cependant moins active que passive, comme le montre la forte part des citoyens qui se détournent d'une activité qui leur échappe alors qu'ils en sont l'un des enjeux principaux.
Si les institutions politiques sont créées en vue d'établir une coopération stable et pacifique entre des acteurs qui défendent des intérêts contradictoires, comment expliquer le changement ? Comment expliquer la distribution inégale du pouvoir dans nos sociétés ? Quel pouvoir les institutions politiques peuvent-elles avoir sur ceux qui les incarnent ? A ces questions, les sciences sociales n'apportent pas de réponses unanimes. Mais le développement de l'analyse institutionnelle en France, comme outre-Atlantique, depuis quelques années justifie une synthèse des connaissances sur cet objet.
Résumé : Les institutions politiques des régimes démocratiques (Parlements, gouvernements, présidents, partis politiques, etc.) ont un pouvoir normatif à nul autre pareil qui leur permet de classer, d'organiser et même d'officialiser l'existence des groupes sociaux et leurs différentes activités. Leur étude aide à mieux comprendre le fonctionnement des sociétés contemporaines. Celle-ci soulève cependant un certain nombre de questions. Si, en effet, les institutions politiques sont créées en vue d'établir une coopération stable et pacifique entre des acteurs qui défendent des intérêts contradictoires, comment expliquer le changement ? Comment comprendre la distribution inégale du pouvoir dans nos sociétés ? Quel pouvoir les institutions politiques peuvent-elles bien avoir sur ceux qui les incarnent ? A ces questions, les sciences sociales n'apportent pas de réponse unanime. Mais le développement de l'analyse institutionnelle en France comme outre-Atlantique depuis une vingtaine d'années permet de faire une synthèse des connaissances sur cet objet.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.