Enchantements désenchantés. Les contes queer de Jacques Demy
Duggan Anne ; Cornu Jean-François
PU RENNES
16,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753541221
Pour les non-initiés, les films de Jacques Demy peuvent sembler étranges et même ridicules, avec leurs combinaisons des couleurs de mauvais goût et le dialogue chanté. Pourtant depuis la fin des années 1990, une génération de cinéastes (Ozon, Martineau, Ducastel) s?est inspirée du cinéma de Demy. Ce livre tente de mettre en lumière l?esthétique queer qui traverse une oeuvre placée sous l?influence de Jean Cocteau, de Luchino Visconti et de la comédie musicale hollywoodienne, une oeuvre marquée par des tonalités queer et qui, à son tour, a influencé toute une génération de cinéastes queer. Lire le cinéma de Demy en termes féeriques et queer en soulève la complexité. Ces deux approches dévoilent un engagement cinématographique et montrent en quoi Demy, plus que tout autre cinéaste de la Nouvelle Vague, a repoussé les limites du genre et de la sexualité, en mettant en scène le "mélodrame" ? voire la tragédie ? de l?hétéronormativité dans ce que celle-ci a de contraignant non seulement visà- vis du genre et de la sexualité, mais aussi de l?appartenance sociale. Le cinéma de Demy s?inscrit ainsi dans toute une histoire du conte qui le valorise et en fait un genre légitime et adulte, doté de potentiels subversifs, sinon révolutionnaires. Cette étude nous permet donc aussi d?explorer et d?élargir les limites du conte de fées à travers l?oeuvre de Demy.
Nombre de pages
198
Date de parution
20/08/2015
Poids
401g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782753541221
Titre
Enchantements désenchantés. Les contes queer de Jacques Demy
Auteur
Duggan Anne ; Cornu Jean-François
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
401
Date de parution
20150820
Nombre de pages
198,00 €
Disponibilité
Impression à la demande
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A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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