Il y a toujours eu de vieilles personnes dans ma vie, comme dans les films de Miyazaki. J'ai toujours eu des amis de tous les âges, bien avant d'avoir fait, à 25 ans, l'expérience anachroniquement précoce de la vieillesse, de ses grâces et de ses servitudes. Nous vivons le plus souvent en avance ou en retard de nous-mêmes, sans toujours trop savoir quelle est notre horloge intérieure, ni comment elle fonctionne. C'est presque une expérience rare de trouver midi à sa porte. Généralement, le démon de midi nous pousse à demander sans cesse l'heure autour de nous, comme si les pendules des autres étaient réglées sur un temps objectif, capable d'apaiser notre inquiétude de vivre. C'est ainsi qu'à 50 ans, on se prend à regarder d'un étrange regard l'adolescence, et cette gloire dont elle se nimbe lorsque, au fil d'un insensible affaissement, commencent à s'étrécir nos paupières.
Nombre de pages
168
Date de parution
12/02/2015
Poids
202g
Largeur
128mm
Plus d'informations
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EAN
9782706712180
Titre
BONJOUR VIEILLESSE
Auteur
Dufief Véronique
Editeur
SALVATOR
Largeur
128
Poids
202
Date de parution
20150212
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'auteur se bat depuis des années contre la bipolarité. Au fil de son carnet de bord, elle nous livre une réflexion concrète sur le chemin intérieur que permet l'épreuve décapante mais régénératrice de la souffrance. Ce livre est le récit d'une guérison, au sens profond du mot "guérir" : il ne s'agit pas de faire disparaître une maladie ou une fragilité, mais de reconquérir pas à pas un processus de confiance en la vie. Véronique Dufief est maître de conférences en littérature française. Elle est notamment l'auteur de deux essais publiés aux éditions Salvator : Bonjour vieillesse (2015) et Être là (2016). "Si ce livre est si beau, si touchant, si juste, c'est qu'il permet au lecteur, même pour celui qui n'est directement ou indirectement pas concerné par la maladie, de s'autoriser lui aussi à accepter son propre et singulier chemin de croix et d'espérance." François Maillot, Blog de La Procure
Véronique Dufief exhorte à ne fuir le réel sous aucun prétexte, mais plutôt à l'embrasser. "Etre là ce n'est pas forcément ne rien faire mais être tellement présent à soi, aux autres, à la réalité, qu'il n'y a plus de place possible pour autre chose que la joie". On comprend alors qu'il y a, au plus intime de nous-mêmes, là où l'on se sent unique et singulier, quelque chose d'universel. Ce qui amène à voir la vie d'une autre façon, plus tendre, plus simple aussi. Une proposition qui retient d'autant plus l'attention qu'elle procède d'une expérience au long cours de la maladie psychique, en l'occurrence, la bipolarité.
Guérir, ce n'est pas ne plus être malade, c'est être dans la Vie, être vivant jusqu'à l'incandescence de la fragilité ». À partir de l'expérience d'une maladie psychique, la bipolarité, l'auteur propose une réflexion concrète, au fil de son carnet de bord, sur le chemin intérieur que permet de faire l'épreuve décapante, mais aussi régénératrice, de la souffrance. Une joie libératrice communicative ressort de ce témoignage qui manifeste, avec une force qui transperce les mots, la réalité d'une Présence vivifiante.
Dans La souffrance désarmée, Véronique Dufief racontait comment sa bipolarité était devenue son chemin de guérison spirituelle. Dans Bonjour vieillesse, elle faisait l'éloge des vies atteintes par la limite d'âge, mais abondantes de bonté. Dans ce nouveau livre, elle nous introduit dans le secret de sa joie : être là, avec soi-même et les autres, et humer à chaque instant un parfum d'éternité. Cet ouvrage, superbement écrit, est une invocation à ne fuir le réel sous aucun prétexte. Mais plutôt à l'embrasser en étant pleinement présent à soi, aux êtres et aux choses de la vie.
Le désir d'être humble ! Voilà ce qui taraude Benoît Standaert depuis son plus jeune âge. A partir d'août 2007, ce moine bénédictin, devenu ermite, a relevé dans les pages d'un cahier ses expériences et ses réflexions pour approfondir sa quête. Dans le sillage des Pères du désert ou des mystiques flamands Ruysbroeck et Dom André Louf, ce moine d'aujourd'hui rappelle que le secret de la foi, de la joie chrétienne, n'a qu'un nom : l'humilité. C'est par l'humilité qu'on devient pauvre de coeur et c'est par l'humilité que l'Evangile vaincra toutes les résistances, à commencer par les nôtres ! Un plaidoyer remarquable pour un christianisme humble.
Discours au Parlement européen et au Conseil de l'Europe (Strasbourg, 2014) ; à la réception du Prix Charlemagne (Vatican, 2016) ; aux chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne (Vatican, 2017) ; aux participants à la conférence "(Re)Thinking Europe" (Vatican, 2017). Préface du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.
Terre inconnue dans laquelle nous pénétrons lentement, âpre pays à traverser et à conquérir, la vieillesse a ses grandes ombres, ses embûches et ses fragilités, mais ne doit pas être séparée de la vie : elle fait partie du chemin de l'existence, avec ses propres atouts. La vieillesse est un art de vivre que nous pouvons bâtir, jour après jour, en s'appuyant sur notre conscience, nos choix, la qualité de nos relations avec les autres, et jamais sans les autres. Elle nous prépare, peu à peu, à accepter l'inachevé, à relâcher le contrôle que nous avons sur le monde et sur les choses. Dans l'inexorable face-à-face avec le corps qui progressivement nous trahit, Enzo Bianchi invite chacun de nous à accueillir cette étape, sans jamais considérer l'avenir avec une nostalgie mélancolique, mais en y trouvant au contraire l'occasion précieuse d'un acte généreux de confiance envers les nouvelles générations.