La psychanalyse a pu susciter l'interrogation philosophique, mais peu d'approches ont considéré qu'il pouvait y avoir une "philosophie du freudisme". Ce livre est ainsi une approche phénoménologique de la psychanalyse, qui a pour but de montrer qu'elle possède, peut-être même à son insu, une ontologie, c'est-à-dire une pensée des formes d'apparaître des étants et de leurs conditions. A partir de la philosophie de Merleau-Ponty, l'ouvrage s'efforce de révéler une pensée de la subjectivité comme processus d'individuation, qui s'édifie par couches allant de l'inconscient au conscient. Celui-ci consiste en un moi percevant, qui est porté par des processus qui s'ouvrent à des étants sans qu'ils soient donnés en pure présence. Ce que Freud baptise processus primaire est un ensemble d'actes psychiques qui ne visent ni des objets absolument présents, ni le pur néant de l'absence, mais un mixte d'être et de non-être. Ce processus ne peut être pensé qu'à partir d'une pensée du corps et de la Chair telle que Merleau-Ponty peut la thématiser. C'est à partir du concept de Chair que le monde freudien, en tant qu'il est constitué d'un mélange d'absence et de présence, peut être pensé dans sa dimension ontologique. Les concepts-clés de la métapsychologie et de la clinique (refoulé, phallus, relation œdipienne, etc.) s'expliquent par une pensée du mixte. Cette ontologie du lien de l'être et du non-être est le fondement de la pensée de la finitude propre à la psychanalyse, qui culmine dans le concept de mélange des pulsions et de pulsion de mort.
Nombre de pages
390
Date de parution
11/12/2008
Poids
630g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296070288
Titre
Ontologie de la psychanalyse
Auteur
Ducros Paul
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
630
Date de parution
20081211
Nombre de pages
390,00 €
Disponibilité
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A partir de la Lettre de Lord Chandos, on interprète Hofmannsthal comme celui qui met en place une aporie de l'expérience littéraire et, plus généralement, de la parole. Or, ce n'est là qu'un aspect des choses car Hofmannsthal montre, dès Une Lettre, qu'il y a des horizons de sens au-delà, ou plutôt en deçà d'un usage classique de la parole. Ils relèvent d'une expérience de la sensibilité que l'imagination peut révéler. Une nouvelle forme de la parole, mise en oeuvre par l'écrivain viennois, pourra alors exprimer ces dimensions. Le présent ouvrage, après avoir considéré dans une première partie le sens et la portée de l'aporie de la parole de la Lettre de Lord Chandos, montre dans un second temps comment cette impasse est dépassée dans d'autres récits ou dans des proses méditatives tels que Le voyage en Afrique du Nord, Lettres du voyageur à son retour, L'entretien sur des poèmes, ou Les instants grecs.
La phénoménologie a tenté de développer une description de la totalité des vécus humains. Fidèle à un tel projet, cet ouvrage s'efforce de saisir le geste dans son sens fondamental pour l'existence humaine. Il s'intéresse plus particulièrement aux gestuelles sportives, qui ne sont abordées ni dans une optique sociologique, ni dans une approche didactique. Différents gestes sportifs sont alors interprétés comme des figurations de structures fondamentales qui portent l'humain dans son existence et son être au monde.
Nous vivons, spirituellement, dans un monde désormais façonné par les représentations héritées de la science moderne. Depuis Copernic et Galilée, nous savons, selon un savoir objectif, que la Terre n'est qu'un corps spatial parmi les autres, en mouvement comme eux. La pensée phénoménologique, par son exigence hyperrationnelle, nous a appris que ces représentations de la science étaient oublieuses de dimensions essentielles et que persiste, irréductiblement, l'expérience subjective du " monde de la vie ". Husserl rappelle que, dans nos vécus primordiaux - ; et par conséquent indépassables - ; , nous ne cessons d'éprouver que " l'arche-originaire Terre ne se meut pas " : à chacun de nos pas, la Terre que nous foulons se révèle selon son immobilité essentielle. Ainsi se dessine une théorie pure du géostatisme qu'il ne faut confondre avec aucun géocentrisme. Cette Terre immobile, qu'il s'agit de décrire phénoménologiquement en reprenant et en amplifiant les analyses de Husserl, est toujours au-dessous de nos pas et en deçà de nos prises. Elle se révèle donc indisponible et inappropriable pour l'homme, car son désir d'emprise bute sur elle. Le sens phénoménologique de la Terre s'enrichit alors d'une portée éthique dont il faut dégager les conditions pour en faire apparaître les linéaments. A l'heure où l'homme s'enivre de ses propres pouvoirs jusqu'à risquer de tout perdre, la pensée phénoménologico-éthique de la Terre immobile n'a jamais été aussi actuelle ni aussi urgente. Si elle limite la puissance de l'homme, elle n'abandonne pas, bien au contraire, le sens absolument subjectif de notre vie. -- From the spiritual point of view, we are now living in a world that is shaped by the representations of modern science as they have been passed on to us. Since Copernicus and Galileo, reason tells us that the Earth is one of many bodies in Space, moving as the others do. Phenomenology, with its hyper-rational demands, taught us that these scientific representations neglected certain essential dimensions that cannot be eradicated : the subjective experience of 'the world of life'. Husserl reminds us that in our primordial experience, which is impassible, we have never ceased to feel that 'the original Ark Earth does not move' : each step we take reveals the Earth we walk on in its essential immobility. Hence a pure theory of geostatic which must not be confused with geo-centrism. This immobile Earth, which we must describe in phenomenological manner by recalling and amplifying Husserl's analyses, is always under our feet and beyond our grasp. Hence it is unavailable and cannot be appropriated by man, for it checks man's desire for control. Hence the phenomenological meaning of the Earth is enriched by an ethical contribution whose conditions we must identify in order to reveal its characteristics. At a time when man is intoxicated with his own powers, to the point where he risks losing everything, phenomenological-ethical thinking of the Immobile Earth has never been so pertinent or so urgent. Although it limits man's power, it does not abandon the utterly subjective meaning of our lives, quite the contrary.
La corrida est aimée par certains, les aficionados. A une époque encore récente cet amour avait toute sa légitimité. Beaucoup d'artistes, d'écrivains, de penseurs l'ont appréciée et justifiée. La corrida est haïe par d'autres. Si ce sentiment a toujours existé on doit reconnaître que, porté par des valeurs animalistes, il a gagné en force ces dernières années. Pour l'anti-corrida elle n'est qu'un spectacle de pure violence meurtrière qu'il faudrait abolir. L'enjeu du livre n'est ni de légitimer à nouveau la corrida, ni de l'invalider, mais de comprendre les raisons et le sens de ce retournement. Pourquoi l'aime-t-on et a-t-il longtemps été légitime de l'apprécier ? Pourquoi la déteste-t-on et semble-t-il normal de la haïr ? Des jugements si opposés expriment des rapports profonds de l'homme à la mort. Si pour l'amateur de corrida elle doit être montrée par des codes, celui qui déteste le spectacle tauromachique ne veut pas même entrevoir la moindre forme de mortalité. Ce sont aussi des rapports spécifiques à l'animalité qui se manifestent. Si l'aficionado voit dans un taureau un animal que l'homme doit maîtriser, l'anti-corrida ne peut le considérer que comme un être vulnérable qu'il faut préserver.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...