Tout pour les yeux. Littérature et spectacle autour de 1900
Ducrey Guy
SUP
23,00 €
Épuisé
EAN :9782840506898
Le théâtre de l'époque 1900 est une fabuleuse machine à fabriquer des images. Pour s'attirer les faveurs du grand public, pour éblouir les regards, il ne recule devant aucune extravagance. Sur scène, des paquebots font naufrage, des gladiateurs s'entretuent, des fauves dévorent des enfants, des Cléopâtres descendent de leurs galères au son des tambourins et des ballerines costumées en écrevisses dansent avec des tritons sous-marins... Tant de merveilles visuelles indiquent-elles que l'image triomphante a détrôné le verbe? Que le texte théâtral a fait son temps? C'est ce que maintes voix proclamèrent à la fin du XIXe siècle. Ce livre reconstitue les débats qui firent rage à l'époque, et qu'un étrange phénomène cyclique a fait renaître dans la France du XXIe siècle commençant. En ressuscitant par l'image et les textes ces grands spectacles oubliés, il invite à considérer la réalité scénique comme un ensemble. Le geste avec le texte. Le spectacle avec le livre. Tous deux sont faits pour les yeux.
Nombre de pages
406
Date de parution
30/09/2010
Poids
693g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782840506898
Titre
Tout pour les yeux. Littérature et spectacle autour de 1900
Auteur
Ducrey Guy
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
693
Date de parution
20100930
Nombre de pages
406,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Fin-de-siècle est à la fois synonyme de décadence et de modernité. Décadence des moeurs, d'abord. Jamais on ne crut dénombrer autant de perversités que dans les années précédant la date fatidique de 1900. Passons sur les nymphettes qui se vendent un million, les impudiques prêtresses de Sapho, les dandys outrageusement parfumés. Beaucoup ne savent plus à quel saint se vouer: sont-ils mâles, femelles, ou tout à la fois? Des «hors nature» qui cherchent désespérément une nouvelle identité.De scandale en perversion, de révolte en crime, le héros décadent en appelle aux barbares; dans le vain espoir d'une renaissance. En attendant que nos romanciers contemporains retrouvent le souffle et la verve nécessaires pour raconter les particularités de notre propre fin de siècle, tournons-nous vers les romanciers 1900 qui, eux, nous renseignent parfaitement sur notre misère et notre splendeur.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.