Faire la preuve de la propriété. Droits et savoirs en Méditerranée (Antiquité - Temps modernes)
Dubouloz Julien ; Ingold Alice
ECOLE ROME
50,00 €
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EAN :9782728309061
Cet ouvrage est né de l'exigence d'articuler différentes modalités d'approche du territoire et de sa constitution : une approche normative, raisonnant à partir de règles, de procédures et d'opérations de catégorisation par le droit ; d'autre part, une lecture attentive aux usages des lieux et aux pratiques sociales. Les conflits sont apparus comme des moments privilégiés pour observer ce jeu des usages et des droits sur le territoire, qui permet notamment d'identifier des acceptions différentes des faits de possession ou de propriété. Quels moyens argumentatifs, juridiques et techniques déploient les particuliers ou les communautés pour faire la preuve de leurs droits concurrents sur un même territoire ? Comment la dispute, mais aussi le maintien ou la restauration de droits sur le sol, engagent-ils des mécanismes d'écriture, d'exégèse, d'interprétation, de transformation ou de transmission en corpus de normes et de règles ? Comment la fixation de limites entre propriétés, entre juridictions, entre espaces privés et publics, constitue-t-elle autant d'occasions par lesquelles des collectifs se définissent ou se reconfigurent ? C'est en prenant appui sur l'examen de dossiers concrets de litiges que les auteurs de ce volume ont travaillé ces questions. Une approche sur la longue durée et embrassant les deux rives de la Méditerranée a permis d'observer la polysémie des registres de preuve, qui articulent - plus souvent qu'ils n'opposent - la force de l'écrit et l'appel au témoignage et à la parole humaine. Saisir la place complexe de l'expertise, entre droits, savoirs et pouvoir, nous a conduits à porter une attention particulière au témoignage des choses elles-mêmes et aux savoirs déployés pour lire ces traces matérielles dans l'espace urbain ou le paysage. C'est ainsi que les différentes figures d'expert, arpenteur, géomètre, ingénieur, architecte, spécialiste hydraulique ou praticien local se trouvent au centre de cet ouvrage, autant pour le rôle qu'ils ont joué dans les conflits que pour leur activité productrice de normes et d'usages. Les articles couvrent une chronologie s'étendant de la période républicaine à Rome au XIXe siècle. Ils embrassent les deux rives de la Méditerranée, de l'Italie et la France à Tunis, Jérusalem et Damas, en passant par l'Egypte. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure et de l'Ecole française de Rome, Julien Dubouloz est depuis 2004 Maître de Conférences en Histoire romaine à l'Université Aix-Marseille. Ses recherches portent sur une lecture historique des sources juridiques romaines, et s'orientent en particulier vers l'organisation familiale et les savoirs d'Etat durant la période républicaine. Il a notamment publié, en 2011, La propriété immobilière à Rome et en Italie (Ier - Ve siècle) : organisation et transmission des praedia urbana.
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Nombre de pages
342
Date de parution
15/03/2012
Poids
700g
Largeur
170mm
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EAN
9782728309061
Titre
Faire la preuve de la propriété. Droits et savoirs en Méditerranée (Antiquité - Temps modernes)
Auteur
Dubouloz Julien ; Ingold Alice
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
170
Poids
700
Date de parution
20120315
Nombre de pages
342,00 €
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Envisager l'histoire de la domination romaine à travers l'étude des organisations humaines et des modes d'habiter, telle est l'ambition de cet ouvrage. Il est conçu comme un dialogue entre archéologues, historiens de l'art, historiens et spécialistes de littérature ancienne, tous élèves ou collègues de Xavier Lafon, à qui ce livre est offert. Au coeur de cet ouvrage se trouvent l'Italie, le monde celtique et les villes du sud de la Gaule, depuis leur conquête par Rome jusqu'à la fin de l'Antiquité. Les modes d'habiter sont envisagés depuis l'échelle la plus large, l'occupation et l'aménagement du territoire, jusqu'aux détails des formes architecturales et du décor - dans leurs aspects techniques autant qu'esthétiques. C'est donc un parcours dans l'espace des villes romaines qui est proposé, entre monuments et maisons, mais aussi dans le monde romain, depuis la Grèce où Rome trouve un répertoire des formes architecturales et décoratives jusqu'aux villes d'Occident qui prennent à leur tour Rome pour modèle.
Demoule Jean-Paul ; Cottiaux Richard ; Dubouloz Jé
Avec la révolution industrielle, la "révolution néolithique" est une des ruptures fondamentales de l'histoire humaine. La domestication des animaux et des plantes offre aux communautés humaines, qui vivaient jusque-là de chasse et de cueillette, les moyens d'un essor démographique sans précédent, et désormais incontrôlé. Apparu de manière indépendante en plusieurs points du monde, ce phénomène se diffuse en Europe par le Proche-Orient, à partir de 6500 avant notre ère. La France, ultime péninsule de l'Eurasie, sera néolithisée par des migrants arrivant par le nord et par des marins-paysans colonisant peu à peu les rives de la Méditerranée. La position particulière de la France explique les témoignages paroxystiques que sont les grands dolmens funéraires des bords de l'Atlantique, érigés au moment où apparaissent dans toute l'Europe les premiers symptômes d'inégalité sociale et de violence instituée. S'appuyant sur les données issues des grandes fouilles préventives des vingt dernières années, cet ouvrage fait la synthèse sur cette "révolution" encore mal connue en France.
Le management entretient des rapports complexes et paradoxaux avec la question du sujet. Quels sont (ou peuvent être) le statut et la place du sujet dans le management ? Peut-on manager l'acteur, tout en " ménageant " le sujet ? Faut-il protéger le sujet contre le management ? Que signifie la volonté de " manager le sujet " ? Qu'est-ce qu'être manager et sujet ? Le sujet managérial peut-il être un sujet citoyen ? Dans quelle mesure le management est-il susceptible de façonner ou transformer le sujet ? Jusqu'où peut-on parler de psychologisation du management ? Qu'en est-il du sujet dans la " fabrication " des managers ? Quelle est la nature du lien managérial ? Quel est l'impact du secteur et du type d'organisation sur la prise en considération du sujet ? Le management constitue-t-il une mission " de plus en plus impossible " ? La société est-elle devenue " malade " du management ? Sachant enfin que le management n'est pas qu'une pratique, mais aussi un " discours ", une discipline à vocation scientifique et une idéologie, comment la notion de sujet peut-elle s'inscrire à ces différents niveaux ? Ce numéro favorise la pluralité des sciences humaines (psychosociologie et sociologie clinique, sociologie du travail et des organisations, psychologie et psychodynamique du travail, psychanalyse, sciences de gestion, économie, philosophie , anthropologie, sémiotique, etc.), ainsi que des approches (critiques, théoriques, méthodologiques, empiriques, etc.).
Ce numéro de la NRP s'intéresse à ce que recouvre le coaching aujourd'hui. Qui en est demandeur ? Qu'attend-on de cette pratique ? Mais aussi qui sont ces coachs qui conçoivent et offrent des débouchés aux multiples demandes qui émergent non seulement au travail, mais également dans le champ éducatif, du bien-être, du sport et de la santé, de la spiritualité, de la conjugalité comme dans d'autres aspects de la vie personnelle ou des loisirs ? Face à l'extension "tous azimuts" du domaine du coaching, les auteurs interrogent ses développements ou mutations, par exemple depuis la pandémie de Covid-19. Fait-il symptôme (si oui, de quoi) ou constitue-t-il un remède (si oui, à quoi) ? Peut-on aller jusqu'à le considérer comme un pharmakon, à savoir un mal inclus dans le remède lui-même ? Telles sont les grandes questions que ce dossier invite à approfondir
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.