Envisager l'histoire de la domination romaine à travers l'étude des organisations humaines et des modes d'habiter, telle est l'ambition de cet ouvrage. Il est conçu comme un dialogue entre archéologues, historiens de l'art, historiens et spécialistes de littérature ancienne, tous élèves ou collègues de Xavier Lafon, à qui ce livre est offert. Au coeur de cet ouvrage se trouvent l'Italie, le monde celtique et les villes du sud de la Gaule, depuis leur conquête par Rome jusqu'à la fin de l'Antiquité. Les modes d'habiter sont envisagés depuis l'échelle la plus large, l'occupation et l'aménagement du territoire, jusqu'aux détails des formes architecturales et du décor - dans leurs aspects techniques autant qu'esthétiques. C'est donc un parcours dans l'espace des villes romaines qui est proposé, entre monuments et maisons, mais aussi dans le monde romain, depuis la Grèce où Rome trouve un répertoire des formes architecturales et décoratives jusqu'aux villes d'Occident qui prennent à leur tour Rome pour modèle.
18e volume des "Mondes anciens".Les Étrusques ont connu une gloire précoce. Ils sont aujourd'hui encore considérés comme les acteurs de la plus importante civilisation de la péninsule Italienne, avant que Rome ne bâtisse son immense Empire. Pourtant, dès la fin de l'âge du Bronze, des cultures archéologiques font émerger des identités culturelles régionales originales et fortes (Samnites, Vénètes, Sabins?), alors que les contacts entre les peuples ne cessent de s'intensifier, jusqu'à atteindre l'Europe continentale et la Méditerranée orientale. Ils donnèrent naissance à une floraison de récits mythologiques. Stéphane Bourdin offre ici un panorama inédit de ces peuples longtemps ignorés de l'Italie préromaine. Il retrace leur histoire sociale, politique, économique et culturelle, dans le cadre de leur relation souvent conflictuelle avec Rome (qui exerce rapidement sa domination sur l'Italie et la Méditerranée), mais aussi des interactions avec les populations et les territoires du monde méditerranéen : les Grecs, les Phéniciens, les Celtes, la Sicile, la Sardaigne, la Corse? Il met ainsi en évidence les grandes évolutions structurelles qui se déploient sur plus de mille ans : le mode de vie et l'économie, la naissance et l'affirmation des cités-États, l'urbanisation, la hiérarchisation sociale, les croyances, les systèmes d'alliance qui s'achèvent avec la confédération italienne, sous domination romaine. Cette trajectoire plurielle se clôt avec l'intégration politique de la Péninsule dans la cité romaine. Elle est marquée par l'octroi de la citoyenneté à toutes les communautés (entre la guerre sociale, en 90-88 avant J.-C., et le recensement de 70 avant J.-C.) puis de la Cisalpine (en 49 avant J.-C.), et par l'assimilation culturelle de l'Italie à l'époque d'Auguste, alors que disparaissent les langues et une part des cultures indigènes. Une trentaine de cartes, plus de cent cinquante documents iconographiques, de nombreux extraits des auteurs anciens éclairent cette histoire effervescente et méconnue, nourrie des découvertes archéologiques et épigraphiques les plus récentes.
Bourdin Stéphane ; Paoli Michel ; Reltgen-Tallon A
La forme de la ville peut être appréhendée à travers sa dimension concrète, urbanistique, mais également à travers les discours, les représentations et les récits d?expériences vécues. Cet ouvrage vise à interroger cette notion par une approche volontairement transdisciplinaire, qui met en perspective les acquis de l?histoire, de l?histoire de l?art, de l?archéologie, de la littérature comparée, sur un laps de temps qui s?étend de la protohistoire à la Renaissance. De l?individuel à l?analyse urbaine ou régionale, ce jeu d?échelle, appliqué à des situations variées, de l?Inde et du Nord-Est iranien à la Libye en passant par les villes de la Méditerranée antique, et de l?Occident médiéval au Paris de la Renaissance, permet de comprendre les multiples façons dont la forme de la ville a été pensée. La forme de la ville a en effet constitué un enjeu identitaire, ainsi dans l?Espagne de la Reconquête, en même temps que la traduction concrète d?une idéologie ou d?un pouvoir politique, par exemple dans les villes étrusques ou dans les villes médiévales italiennes transformées par les pouvoirs princiers. La ville, et sa représentation, possèdent également une dimension morale, archétypale, qui transparaît notamment dans les réminiscences livresques attachées à la description de telle ou telle, comme la Rome de Montaigne, la Troie de Virgile ou la Jérusalem de Hraban Maur. La forme de la ville se fait enfin parfois évanescente, problématique, tant le concept de "ville" varie en fonction des époques et des espaces.
Quand a commencé l'histoire de Rome ? Les auteurs antiques, comme Tite-Live ou Denys d'Halicarnasse, affirmaient que Rome avait été fondée le 21 avril 753 av. J.-C. par Romulus, qui aurait tracé ce jour-là sur la colline du Palatin le sillon fondateur. Cet ouvrage raconte ainsi comment une modeste cité du Latium s'est imposée aux cités voisines puis à l'Italie et enfin au monde méditerranéen. Des guerres contre les Etrusques aux affrontements avec Carthage, des premières heures de la royauté à l'institution de la République, Catherine Virlouvet et Stéphane Bourdin détaillent les principales étapes de la mise en place de l'entitée politique la plus vaste et la plus durable de l'histoire, qui reste, encore aujourd'hui, une référence incontournable dans la pensée politique moderne.
Les derniers acquis de la recherche sur les Étrusques Le numéro est consacré aux rencontres conclusives du programme de recherche : « Contacts et acculturation dans l'Étrurie classique : images, notions, artefacts (CAECINA) ». L'objectif consistait à étudier les mutations de la société étrusque entre son émergence et sa disparition (VIIe-Ier siècle av. J.-C.), au contact des peuples italiens (Celtes, Ligures, Romains...) et méditerranéens (Grecs, Carthaginois...), tant du point de vue matériel que du point de vue culturel, en portant une attention particulière aux phénomènes d'hellénisation, de celtisation et de romanisation. "
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.