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Une démocratie asphyxiée. L'état des droits de l'Homme en France, Edition 2008
Dubois Jean-Pierre ; Dumont Françoise ; Tricoire A
LA DECOUVERTE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707154767
C'est un bilan accablant des premiers mois de la présidence de Nicolas Sarkozy que dresse la Ligue des droits de l'Homme dans ce livre. Une présidence marquée par la rupture revendiquée: nouvelles orientations politiques, bouleversement de la manière d'exercer le pouvoir, mais surtout rupture avec les droits de l'Homme, malgré l'utilisation purement marketing qui en est faite par le nouveau pouvoir. La LDH alerte en premier lieu sur l'"asphyxie de la démocratie" que provoque le présidentialisme de N. Sarkozy, auquel ne résiste aucune institution: ni le Gouvernement ni le Parlement ni la justice. Elle met ensuite en garde contre le "tout sécuritaire", servi par une escalade législative, et contre la société du contrôle et de la surveillance qui tend à s'imposer, notamment à travers la multiplication et le croisement des fichiers sur les personnes. De même ne peut-on que s'alarmer d'un pouvoir prétendant définir l'identité nationale, sélectionner les immigrés (quitte à les soumettre à des tests ADN) et traquer les sans-papiers jusqu'à déclencher les pires drames humains. La ségrégation s'exerce aussi sur le plan social, puisque la réforme des contrats de travail, l'émiettement des 35 heures dessinent le clivage entre une "France du mérite" et une autre "de la glandouille". Enfin, l'exercice d'une diplomatie désinhibée (Libye, Chine, Russie...) accorde la prééminence à la valeur "contrat" au détriment des droits de l'Homme, alors que la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme est condamnée à jouer les utilités. La fragmentation sociale que porte en germe la politique du nouveau pouvoir lance le défi de la construction de nouvelles solidarités. Biographie: Fondée à l'occasion de l'affaire Dreyfus, en 1898, la Ligue des droits de l'Homme est une association laïque, généraliste et indépendante, qui défend les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, et promeut l'exercice actif de la citoyenneté.
Nombre de pages
118
Date de parution
07/05/2008
Poids
156g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782707154767
Titre
Une démocratie asphyxiée. L'état des droits de l'Homme en France, Edition 2008
Auteur
Dubois Jean-Pierre ; Dumont Françoise ; Tricoire A
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
133
Poids
156
Date de parution
20080507
Nombre de pages
118,00 €
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La démocratie est un principe, une exigence, une revendication. Est-elle une réalité ? Jamais assez certes, toujours à étendre et à concrétiser. Comment ? À quelles conditions la démocratie peut-elle vivre (mieux) ? Ces questions sont d'autant plus difficiles que l'exigence démocratique est d'une ambition démesurée : son fondement - l'égalité politique - se heurte à toute l'histoire humaine et à la réalité sociale. La dynamique de l'évolution a constamment reposé sur la compétition, la hiérarchie, les oligarchies de droit ou de fait ; les inégalités de pouvoir et de fortune modèlent toutes les sociétés. Le "renversement du monde" proposé par les Lumières, et proclamé par les Révolutions n'est-il donc que déclaration de principe(s) ? " Jean-Pierre DUBOIS
L'été 2010 a marqué un tournant dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Lien martelé entre immigration et insécurité, remise en cause des naturalisations de « Français d'origine étrangère », présomption de délinquance pour les jeunes nés en France de parents étrangers et circulaire d'un ministre déjà condamné pour injure raciste ordonnant que la destruction des « campements illicites » sans relogement ni hébergement vise « en priorité » les Roms. Cette avalanche, qui a sali l'image de la France et défiguré la République, n'est pas qu'une récupération de l'électorat d'extrême droite après l'échec des régionales de mars 2010. Elle tente une diversion face au rejet d'une politique ouvertement favorable aux plus hauts revenus en pleine crise sociale. La LDH s'interroge dans ce livre sur ce qui est précisément défiguré, et qui fait de la République bien plus qu'une simple étiquette constitutionnelle. Elle dénonce la dérive vers une véritable xénophobie d'Etat, de lois anti-étrangers en chasse aux sans-papiers. Elle pointe l'ethnicisation croissante du politique, le président de la République lui-même rendant des groupes ethniques responsables de l'insécurité qu'il met en scène. Elle situe ces provocations dangereuses dans un contexte de fragmentation sociale et d'accroissement des inégalités qu'encouragent les politiques actuelles. Elle caractérise enfin l'exacerbation d'un système monarchique dans lequel il n'y a pas plus de place pour des débats politiques réellement contradictoires que pour la séparation des pouvoirs. Pour la LDH, il y a donc urgence à reconstruire la République « laïque, démocratique et sociale » que proclame toujours l'article 1er de la Constitution.
Résumé : Le burkini embrase le débat public. Intellectuels, journalistes, polémistes se disputent la juste définition de la laïcité, et donc le juste traitement de cette affaire. L'outrance et la confusion des propos tenus révèle un certain embarras et une ignorance certaine. Voici un livre pour mettre un terme à la confusion et à l'hystérie. Valeur ? Combat ? Débat ? Héritage ? Le terme de laïcité finit par perdre toute signification. C'est pourquoi un juriste et un philosophe se livrent, ici, à un entretien sans concession où ils en abordent tous les aspects : des Guerres de religion aux Lumières, en passant par la Révolution de 1789, la IIIe République et, bien sûr, la loi de 1905. Ce livre est aussi l'occasion, pour eux, d'analyser et de commenter la question de l'islam en France, d'un éventuel islam de France, du défi de sa sécularisation, de revenir sur la difficile application de la loi contre le voile intégral, sur les menus de substitution dans les cantines scolaires ou encore sur la brûlante controverse des crèches dans les mairies. Avec ce livre, Charles Coutel et Jean-Pierre Dubois répondent aux questions les plus complexes avec simplicité et érudition et, au-delà, transmettent un message salutaire : comprendre le sens profond de la laïcité, c'est se protéger du fanatisme et faire triompher la cause républicaine.
Les " prières en liberté " sont des prières personnelles. Les vôtres, les miennes. Des prières de prêtres et des prières de laïcs. Des prières privées, comme on dit. Des prières d'hier et d'aujourd'hui. Souvent anonymes. Toujours sans étiquette. Ces prières ne remplacent pas les prières de l'Eglise, de la Liturgie ou des Offices, qui sont des prières indispensables, universelles et, en quelque sorte, garanties. Ce sont celles que nous partageons avec le peuple de Dieu dans le monde entier. Elles construisent l'Eglise. Les prières " en liberté " sont, elles, des prières instinctives. Risquées. Liées aux circonstances, aux événements, aux sentiments de chacun, aux élans du coeur. Prières qu'on invente dans la détresse ou dans la joie. Avec des mots d'aujourd'hui. Prières pour un deuil, pour une naissance, pour un anniversaire. Et qu'on envoie par la poste. Comme des bouteilles à la mer. J'en ai reçu des milliers. J'en ai écrit quelques-unes. Beaucoup vous aideront à vivre, comme elles m'ont aidé à vivre. C'est une " aventure spirituelle ", à la recherche d'un Dieu qui est au fond de nous, qui nous écoute - et nous attend.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?
Ce livre part d'un canular et choisit de le prendre au sérieux. En mars 1929, une lettre parvient à la Chambre des députés. Elle décrit le sort d'un peuple lointain, les Poldèves, victimes d'esclavage, de supplices et de famine, et appelle les élus français à intervenir. Plusieurs députés de gauche, au nom de la justice et de l'humanité, relayent l'alerte. Un mois plus tard, la supercherie est révélée : les Poldèves n'existent pas. Ils ont été inventés par l'Action française pour tourner en dérision les engagements humanitaires de leurs adversaires politiques. En revenant sur cet épisode oublié, le livre interroge moins la naïveté de ceux qui se sont laissé prendre que les ressorts politiques d'un scandale fabriqué par l'extrême droite — et ce qu'il dit, hier comme aujourd'hui, du faux et de ses usages en politique.