Jean Hennessy (1874-1944). Argent et réseaux au service d'une nouvelle république
Dubasque François ; Lachaise Bernard
PU RENNES
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EAN :9782753505476
Le parcours politique de Jean Hennessy est original à plus d'un titre. Riche propriétaire d'une célèbre maison de négoce en cognac, héritier d'une dynastie politique conservatrice, il est l'un des principaux bailleurs de fonds du Cartel des gauches en 1924. Élu député de la Charente en 1910, il conserve son mandat sous cinq législatures avant d'achever sa carrière parlementaire dans les Alpes-Maritimes. Tour à tour patron de presse, ambassadeur, ministre, candidat à l'élection présidentielle de 1931, il navigue de la droite à la gauche puis de la gauche au centre, non sans avoir, à la tête du Parti social-national, flirté un temps avec l'extrême droite. En dépit de plusieurs opérations de reclassement sur l'échiquier politique, Jean Hennessy milite durant toute sa carrière en faveur de la réforme et de la modernisation de l'État. Il se fait par ailleurs, avant Jean Monnet et François Mitterrand, deux autres Charentais illustres, l'ardent propagandiste d'une Europe unie dans l'entre-deux-guerres. Ce cheminement atypique place sa biographie à la croisée de l'itinéraire individuel et du portrait de groupe, celui des milieux réformateurs et de leurs réseaux. L'auteur a ainsi tenté d'apporter, par un éclairage singulier, quelques réponses aux questions cruciales sur les rapports entre l'argent et le pouvoir, la presse et le politique, le poids des réseaux d'influence et des groupes de pression sous la Troisième République. Biographie de l'auteur Docteur de l'université Bordeaux 3, François Dubasque est attaché temporaire d'enseignement et de recherche en histoire contemporaine à l'université de Poitiers. Sa thèse, dont ce livre est issu, a reçu le 2e Prix d'histoire des sociétés européennes de la Ville de Bordeaux.
Nombre de pages
374
Date de parution
03/04/2008
Poids
707g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753505476
Titre
Jean Hennessy (1874-1944). Argent et réseaux au service d'une nouvelle république
Auteur
Dubasque François ; Lachaise Bernard
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
707
Date de parution
20080403
Nombre de pages
374,00 €
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L'auteur analyse à travers plusieurs exemples le phénomène de territorialisation de la vie politique, avec une actualisation des méthodes et une prise en compte de l'apport d'autres disciplines, en particulier la science politique mais aussi la géographie électorale telle qu'elle s'est renouvelée depuis plusieurs années. Les historiens du politique ont donc progressivement élargi leurs centres d'intérêt. Ramenées à l'échelle locale, plusieurs questions s'imposent dès lors. A qui les électeurs charentais confient-ils les mandats représentatifs durant les XIXe et XXe siècles ? Quelles sont les modalités d'accès et de maintien au pouvoir local ? Quelles sont les conditions d'exercice de ce même pouvoir ? Autrement dit, est-il possible de dégager, à travers l'analyse des structures profondes de la société politique charentaise, de ses permanences et de ses altérations successives, une identité politique particulière ? A cet égard, la vie politique charentaise durant un siècle et demi est un bon champ d'observation des mutations politiques contemporaines et de l'articulation du pouvoir central et des pouvoirs locaux.
Dubasque François ; Kocher-Marboeuf Eric ; Jean Yv
Employées par la plupart des commentateurs à l'occasion des soirées électorales, les expressions de "fief", "bastion", "terre de mission" et "désert" électoraux semblent communément renvoyer à une identité politique locale où s'entremêlent tradition, folklore et jeu d'influence d'une famille ou d'une personnalité politique. Ces expressions soulèvent de véritables enjeux méthodologiques pour les historiens travaillant sur les identités et cultures politiques, l'approche biographique ou la monographie.Avec le soutien de l'université de Poitiers.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.