J. Vieillard & Cie. Histoire de la faïence fine à Bordeaux - De l'anglomanie au rêve orientaliste
Du Pasquier Jacqueline
BORD DE L EAU
24,99 €
Epuisé
EAN :9782360621279
La faïence bordelaise, tant appréciée pour sa blancheur, son brillant et ses tonalités, doit son charme particulier au décor végétal et floral dessiné directement au pinceau. Si la prospérité de la production locale s'avère relativement brève (1829-1895), elle n'en demeure pas moins brillante, unanimement célébrée et aujourd'hui très recherchée. Jules Vieillard, succédant à David Johnston, tint un rôle déterminant dans la réussite industrielle de l'entreprise portant son nom et installée au Moulin des Chartrons. Les sujets, tout d'abord d'inspiration anglaise, aux beaux décors imprimés, en camaïeu brun, vert, rose et surtout bleu, s'adaptent bientôt au goût romantique, avec des scènes de lacs aux eaux calmes, animées de charmants personnages au premier plan. Puis la manufacture développa, dans sa dernière période, un orientalisme d'une étonnante richesse et d'une grande originalité, dont la conception fut confiée à Amédée de Caranza, céramiste et verrier qui avait auparavant lancé les fameux « émaux de Longwy ». Des motifs, tels que le «Panier fleuri», les «Tapisseries » ou des « Cachemires » vinrent recouvrir entièrement les pièces, certaines lignes maritimes adoptèrent même ce genre « Perse » pour la vaisselle du bord, gagnant son surnom de « Décor des Paquebots ». De fait, l'esprit d'entreprise des Vieillard leur valut récompenses et succès, non seulement à Paris où la maison tenait dépôt, mais encore au-delà des mers, notamment en direction des colonies.
Nombre de pages
215
Date de parution
03/12/2015
Poids
986g
Largeur
214mm
Plus d'informations
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EAN
9782360621279
Titre
J. Vieillard & Cie. Histoire de la faïence fine à Bordeaux - De l'anglomanie au rêve orientaliste
Auteur
Du Pasquier Jacqueline
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
214
Poids
986
Date de parution
20151203
Nombre de pages
215,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Loin d'être uniquement "une peinture en petit", bonne à ranger parmi les bibelots, la miniature est une oeuvre d'art à part entière. Elle apparaît en Angleterre, à la cour des Tudors où, sous le règne d'Élisabeth Ier, son rôle est indispensable à la politique et à la célébration de la personne royale. Liée à la littérature et à la poésie, elle acquiert un sens savant et emblématique. En raison précisément de ses dimensions réduites, elle a tenu un rôle majeur dans l'histoire de la société et des sentiments. Facilement cachée, offerte ou dérobée, tenue sur soi, échangée entre amants, parents ou amis, elle fut le précieux témoignage des sentiments. Image-souvenir indispensable lors d'une séparation, elle est alors souvent multipliée après la mort. Montée en bijou, présente sur ou à l'intérieur d'une boîte ou dans un écrin pour échapper aux regards indiscrets, accompagnée des cheveux de l'être cher, elle fut ardemment aimée, comme en témoignent la littérature et la peinture. Elle fut aussi un cadeau diplomatique entre souverains, même si sa connotation demeure sentimentale. Peinte sur ivoire à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, elle connaît un engouement qui touche toutes les classes de la société et que la Révolution puis les guerres napoléoniennes ne feront qu'amplifier. Ses rôles divers sont décrits, accompagnés d'une évocation des artistes les plus talentueux et originaux qui ont pratiqué cet art, en Angleterre, en France et dans toute l'Europe où la miniature règne jusqu'au milieu du XIXe siècle. Entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle, son âge d'or, elle est relayée par le physionotrace, gravure de portrait en petit, puis par la miniature sur porcelaine dure qui se développe et se perfectionne durant la première moitié du XIXe siècle. A partir de 1850, la photographie remplace peu à peu la miniature qui, avant de céder sa place, tâchera d'adopter le style de ces nouveaux portraits. Très abondamment illustré, l'ouvrage fait découvrir des ?uvres inconnues exceptionnelles provenant de collections privées et dévoile quelques chefs-d'oeuvre, non encore publiés, des musées des Arts décoratifs de Paris et de Bordeaux, du musée Cognacq-Jay, de la collection de Frits Lugt (Fondation Custodia), ainsi que de musées étrangers, notamment le Victoria & Albert Museum à Londres. Préfacé par Emmanuel de Waresquiel, ce panorama du petit portrait dans tous ses états est accompagné des textes de trois spécialistes: Fabienne Xavière Sturm, qui publie, avec le carnet d'atelier de Louis-Ami Arlaud-Jurine, les secrets d'un des meilleurs miniaturistes genevois. Claude Tanner, restauratrice de petits portraits sur ivoire, qui donne des conseils pour leur conservation et leur restauration. Chantal Bouchon, qui évoque la personnalité du grand collectionneur et donateur Lefebvre de Viefville.
Ce recueil de poésies et de textes et d'illustrations est né d'une impossibilité, celle de l'auteur, aquarelliste amateur, de faire partager par la peinture toutes les impressions accumulées au cours de ses nombreux séjours au Maroc. « Invité par le sud et ses grands espaces, étalé comme un fluide sur l'immense surface pressé sur les cailloux, devenu peinture, j'ai rejoint de l'Homme les gravures. Je me suis moulé dans l'antilope de Tata. » Les mots, la langue, lui ont finalement permis, paradoxalement, de transmettre sinon davantage de couleurs, du moins un complément d'illustration grâce à la poésie, entraînant le lecteur sur un itinéraire propice à la méditation. Les paysages, les personnes rencontrées, et les évènements vécus au cours de ce voyage le méritaient.
Un homme apprend à la veille de ses 50 ans, en pleine force de l'âge, qu'il est atteint d'un mal qualifié d'incurable : la maladie de Parkinson. L'auteur expose de façon émouvante la difficulté à garder sa maîtrise dans cette situation, et à ne pas sombrer dans le désespoir. Sa recherche de sens le conduira plusieurs fois en Inde où il découvrira une médecine traditionnelle pluriséculaire. Il redécouvre aussi les valeurs spirituelles fortes de la chrétienté, sur le chemin de Compostelle, à Rome et à Lourdes. Après dix années, seul et pratiquement devenu grabataire, il doit en passer par la stimulation électrique profonde, opération délicate de la "dernière chance" qui le changera en profondeur. Sonné par la brutalité de la remise en cause, Laurent du Pasquier, 64 ans, parkinsonien depuis 15 ans, ancien cadre supérieur, a réussi à calmer le jeu pour se fixer aujourd'hui dans un EHPAD en région parisienne. Son récit est rigoureusement exact. Les identités sont masquées, sauf celles des grands médecins cités, pour lesquels l'auteur a un immense respect, même s'il les a un peu "bousculés" dans l'affaire.
Ce livre fait suite à un premier écrit ayant pour titre Passeur d'espérance, paru fin 2012 chez L'Harmattan, dont l'écho par le bouche à oreille a été encourageant. Le récit, très direct, raconte la déconfiture d'un homme, cadre supérieur, auquel tout réussit en apparence et qui se heurte un beau jour au handicap lourd et sournois : la maladie de Parkinson. Son parcours représente en particulier l'enchaînement apparent des fatalités qui, quoi qu'il fasse, le conduisent dans une situation de perdant avec le côté "inguérissable" de l'atteinte par cette maladie-là. La difficulté de "faire face" le mène par deux fois à proximité du suicide, empêtré dans une situation de blocage financier dont il n'arrive pas à se défaire. Au-delà de la survie au jour le jour, son histoire est celle d'une lutte sans concession pour dépasser les combats inutiles afin de se consacrer à l'essentiel : donner un sens à sa vie. Le sage indien Vivekananda disait (au début du XXe siècle) : "Si tu veux être fort, tu seras fort, si tu veux être faible, tu seras faible. Pourquoi ne choisis-tu pas d'être toujours fort ? Parce que tu n'y crois pas !"
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...